La Fondation Louis Vuitton met l’Afrique à l’honneur

L’Afrique de par son Art et son histoire, est à l’honneur à la fondation louis Vuitton jusqu’au 4 septembre prochain. Scenographié sous forme de trois expositions, mêlant peintures, photos, dessins et sculptures, l’exposition « Art/Afrique, le Nouvel Atelier » est la plus grande actuellement consacrée à l’art Africain.

« Les Initiés »

La fondation a fait appel à la collection d’Art Africain de l’homme d’affaires et philanthrope Jean Pigozzi. Premier à s’être concentré sur la création artistique africaine sans n’avoir jamais mis les pieds en Afrique grâce notamment à son homme de main André Magnin,  il expose des œuvres d’artistes contemporains Africains vivant et travaillant en Afrique, car comme il aime souvent le faire remarquer, il ne s’intéresse qu’aux artistes dont la créativité n’est pas « polluée » par un enseignement transmis par une école d’art. Des œuvres d’une quinzaine d’artistes de huit pays différents sont ainsi exposées.

L’on peut admirer les œuvres du peintre Congolais Chéri Samba, l’un des artistes les plus côtés sur le marché international de l’art, inventeur d’une « peinture populaire » et narrative. Neuf de ses peintures trônent sur le mur de la première salle.


Cheri Samba utilise des couleurs vives, là où certains opteraient pour du noir, afin de de nous alerter sur la situation des enfants soldats en Afrique ou encore du manque d’eau potable.

Dans un autre registre, le sculpteur Béninois Romuald Hazoumé, se sert des matières recyclées pour créer des œuvres. Vingt-huit de ses masques en bidons plastiques ornent trois murs peints en bleu clair. Ils sont simplement géniaux

Ou encore du regretté Seydou Keita, dont la rétrospective en 2016 au Grand Palais, reste l’une des meilleures à ce jour.


«être là »

 

 

Consacrée à l’Afrique du Sud, qui est l’une des places artistiques les plus dynamique du continent, l’exposition collective « être là » réunit les œuvres de quinze artistes de trois générations différentes et revient sur l’histoire de ce pays qui a connu l’apartheid et dont les artistes, dans une prise de conscience collective, essayent de jouer un rôle dans ce qui constitue l’avenir de ce pays.

 L’on peut admirer des œuvres des artistes tels que Jane Alexander, qui exprime à travers son travail, la violence de la ségrégation sociale ou Du rapport d’autorité.


David Koloane avec ses « chiens aux yeux fous »

« Afrique » collection de la Fondation Louis Vuitton.

s’affranchissant des contraintes qui lient les deux premières parties de l’exposition, la collection personnelle de la fondation donne à voir et découvrir des artistes Africains y compris ceux qui travaillent et vivent en dehors de leurs frontières ou encore des artistes Afro-américains.

« Art/Afrique, le Nouvel Atelier »

fondation Louis Vuitton

8, avenue du Mahatma Gandhi

Bois de Boulogne 75116 Paris

tous les jours de 11h à 20h

 

23 réflexions sur “La Fondation Louis Vuitton met l’Afrique à l’honneur

  1. foustogola dit :

    A reblogué ceci sur LE CONATUSet a ajouté:
    L’art Africain est un art par et pour la société. C’est un symbole social, religieux voire politique.

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  2. Polyglotcoach dit :

    Splendide, nous aussi on est mordus d’art africain, dommage que l’expo soit déjà finie.

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  3. dalienor dit :

    cette exposition semble captivante; dans Courrier international je crois il y a cette quinzaine un article sur les artistes sud-africains. cette exposition dure jusqu’à quelle date?

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  4. Firenz' dit :

    Deux expositions sur l’Art et l’Afrique, dans ma ville dernièrement. Deux expos pour sortir des clichés et élargir le regard sur les artistes de ce continent. Deux belles expositions et du plaisir à découvrir…

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  5. voyagersansguidenitablette dit :

    La fondation Louis Vuitton, c’est bien la niche fiscale que s’est offert Pinault, parti à Londres en 2014. Pour le fog, pas pour le fisc, of course. Ces grandes âmes qui font suer le burnous de leurs salariés, pillent l’environnement, réalisent des profits insensés et s’octroient des rétributions au montant ridiculement élevé s’en exonerent ensuite au prétexte que ce sont des mécènes ou des ouevres de charite (not’ bon maitr’) a quelque chose d’indécent. Trop pour m’inciter à me rendre à cette exposition.

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