Caesaria n’est pas prêt de raccrocher comme le laisse entendre le titre de son nouveau single « It’s not the end » inspiré par la perte d’un parent et extrait de leur nouvel album attendu ce printemps. En marge des Transmusicales en décembre dernier, le groupe a accepté de répondre à nos questions.

Nous sommes tous plus ou moins amenés à être confronté au deuil un jour ou l’autre dans notre vie. Mais ce deuil est différent d’une personne à une autre. Certaines disparitions comme la perte d’un parent ont souvent inspiré de nombreuses chansons à des artistes, devenues intemporelles. On peut citer entre autre « Parler à mon père » écrit en hommage au père de Céline Dion ou encore John Lennon qui évoque dans « Mother », le décès prématuré de sa mère victime d’un accident de la route.

Même si à la lecture du titre de leur nouveau single « It’s not the end », on comprend très vite que notre quatuor rock strasbourgeois Caesaria n’est pas prêt de raccrocher, on ne peut tout de même s’empêcher d’imaginer le contraire. Si leur réussite ne se mesure pas à l’aune de l’explosion de leur précédent single « Empty Club », on reste tout de même convaincu que ce morceau assez personnel cache une fêlure, une douleur qui avec le temps finira par se calmer si on sait faire preuve de résilience.

Cover « It’s not the end »

« It’s not the end » évoque avec délicatesse le départ d’un parent, en l’occurrence, celui de la mère du chanteur Théo, à qui il rend hommage aujourd’hui à travers cette chanson. Il nous émeut en faisant le deuil des moments partagés avec elle, et en profite pour lui adresser quelques mots empruntes de mélancolie qui témoignent de l’absence d’un proche. Mais au lieu de verser dans une complainte morbide, le groupe nous plonge dans une célébration mélancolique où l’ambiance se veut intime et réconfortante. Sur une mélodie poignante, il célèbre avant tout la résilience humaine et la beauté persistante des sentiments.

Encore plus que les paroles, le clip de ce 2e extrait de leur album à venir réalisé par Henri Gander, met en scène Théo, entouré de ses deux acolytes et du batteur en fond, dans un décor floral magnifique. Vestes noires à paillettes, micro filaire à la main, le crooner déclame sa litanie, aidé par les riffs de guitares bien nerveuses de ses compagnons de fortune. Une illustration de qualité pour une masterclass qui célèbre la vie à travers la mort, et à découvrir ci-dessous, tout comme le petit aparté qu’on a eu avec le groupe en décembre dernier aux Transmusicales de Rennes.

Vous avez été longtemps absent, qu’est-ce qui s’est passé depuis ?

On a enregistré l’album au mois de mars 2023 à Londres, après l’objectif c’était de faire un album concept, travailler vraiment en amont et en réflexion. C’était ça la problématique.

Vous vous êtes retrouvés dans le même état d’esprit que lors de la composition de votre précédent EP ?

On a voulu vraiment faire ce qu’on appelle un album concept, c’est à dire avec une vraie prise de position, parler de choses concrètes en passant par les clips, les messages, les photos, les musiques … il y a un fil conducteur de A à Z, et qui est un peu moins introspectif comme ce fut le cas lors du Covid. On est plus ouvert, plus dans un truc assez solaire. C’était vraiment la volonté, pas du tout la même réflexion que le précédent.

Vous avez enregistré le premier extrait comme le reste de l’album à Londres ?

Tout l’album c’est un trait d’union entre la musique des années 90, du courant qui s’appelle le Madchester. Du coup on s’est vraiment inspiré de ça, on voulait vraiment partir en Angleterre. En l’occurrence on a un producteur avec qui on a bossé sur le premier EP qui s’appelle Brett Show, il a un studio dans le sud de Londres et on voulait retravailler avec lui parce que c’est vraiment son univers, il a grandi avec ça.

(C): Caroline Gife

Comment s’est imposé le choix du premier extrait ?

Déjà parce qu’on l’aime bien… (rires), après c’était une décision assez collégiale (label, management,..) et c’est celui qui représentait plus le concept de l’album. J’aime bien dire que l’album est une constellation d’inspirations, il y a pleins de clin d’œil partout. Il parle des étapes de la rencontre amoureuse. C’est une situation que nous avons tous vécus, mais c’est aussi un peu générique, des rencontres amoureuses qu’on peut faire dans un club.

Le concept club rock, vous le transposez dans tous vos albums ?

Le club rock c’est vraiment l’Adn du groupe, depuis la création on a voulu faire ça, c’était vraiment cette vision entre l’electro et le rock, ce que ça véhicule en terme de valeurs et on aime bien dire que c’est un chemin initiatique. On place le curseur plutôt côté pop, plutôt côté electro, plutôt côté rock, et là l’idée c’est que ça nous a fait tout naturellement bien arrêter à Madchester, de part toute cette histoire. Toute notre discographie est vraiment basée là-dessus.

Quelle est l’idée générale de votre prochain album ?

Il y a plein de thèmes, mais l’idée générale c’est l’amour sous toutes ses formes, c’est vraiment la trame de l’album. Après comme tous les albums, c’est très introspectif, c’est jamais gratuit, on vit ce qu’on a vécu, les épreuves, les obstacles, les coups de gueule, les espoirs, les rêves … ça parle vraiment de tout ça avec l’amour en fond.

Quelle relation entretenez-vous avec votre public ?

Je trouve qu’on est assez proche du public, on essaie de les fidéliser, on se rend compte aussi qu’on a pas mal de gens qui sont là depuis le début. On a hâte d’annoncer la tournée parce que le point de rencontre le plus fort c’est les concerts. On a hâte de pouvoir retrouver ces gens là.On a préparé un nouveau show et on hâte de pouvoir le montrer aussi, ça a bien changé. C’est toujours pareil, si cette scène là aussi qui nous plaît, l’intérêt c’est de partager. Nous on fait ça pour le partage.

Et pour l’album vous avez déjà une date ?

Oui, il y en aura une soirée « Club Rock Night » au Sub Pigalle le 29 mars où on jouera en format réduit. Grosse teuf avec des potes qui font du club rock, avec le mec qui a fait le remix de notre titre qui va mixer toute la soirée. Pour la suite, on a plein d’autres options pour l’année dont on ne peut pas encore parler.

Plus d’infos

La précommande du nouvel album est disponible ici

Soirée « Club Rock Night » au Sub Pigalle le 29.03.2024, préventes disponibles ici