Hier soir à La Cigale, Orange Blossom nous a offert un voyage musical inoubliable entre rythmes orientaux, percussions effrénées et envolées électroniques, le quatuor a démontré une fois encore qu’il est un maître dans l’art de faire vibrer les cœurs et les âmes.

Le 21 janvier, La Cigale s’est transformée en temple de la transe musicale, accueillant Orange Blossom pour un concert mémorable. La mythique salle parisienne, avec sa scène chaleureuse et majestueuse, s’est avérée être le cadre parfait pour le retour sur scène de ce quatuor incontournable, accompagné en première partie par LAY LAY, dont les sonorités hypnotiques ont immédiatement plongé la salle dans une expectative empreinte de magie.

Orange Blossom, alchimistes des cultures musicales

Depuis plus de 30 ans, Orange Blossom s’attache à fusionner les sons du monde dans une musique unique et indéfinissable. Entre rythmes orientaux, mélodies africaines et textures électroniques modernes, leur style transcende les genres et les frontières. Leur dernier album, Spells From The Drunken Sirens, enregistré dans des lieux aussi divers que la Turquie, le Sénégal, le Mali et Cuba, témoigne de leur volonté de créer des ponts entre les cultures.

Ce premier concert de l’année était aussi l’occasion pour le public de découvrir la nouvelle voix du groupe, Maria Hassan. Succédant à Hend Ahmed, la chanteuse syrienne a conquis La Cigale avec son timbre voluptueux et sa présence magnétique. Pieds nus sur scène, elle semblait incarner chaque note, chaque vibration, dans une communion totale avec les musiciens et le public.

Une transe musicale de deux heures

Le set a débuté sur les chapeaux de roues avec « Ya Sidi », tube du groupe (plus de 20 millions de vues sur YouTube) qui a immédiatement transporté l’assistance dans un tourbillon sonore. Maria, entourée des quatre musiciens, le batteur et leader Carlos Robles Arenas, le violoniste PJ Chabot, le percussionniste Fatoma Dembélé, et le guitariste Léo Guérin, a captivé l’audience par sa voix puissante et son interprétation habitée.

Les morceaux du dernier album, comme « Nouh Al Hamam » ont alterné avec des titres plus anciens tirés de Under The Shade of Violets (2014). Chaque morceau était un voyage, mêlant mélodies poignantes, rythmiques effrénées et envolées instrumentales virtuoses. Le violon de PJ Chabot, tantôt lyrique, tantôt sauvage, a particulièrement marqué les esprits, tout comme les percussions frénétiques de Carlos Robles Arenas, compositeur et leader charismatique de la formation. Les spectateurs, captivés, ont dansé et vibré au rythme du tambour de Fatoma Dembélé, dont la parenthèse très enchantée de cinq minutes en solo, a été très appréciée.

Un final chargé d’émotion

Après deux heures de communion intense, la salle a été plongé dans un état de grâce avec l’adieu sur « Maria », un choix empreint d’une douce mélancolie, qui a sublimé la fin de soirée. C’est alors que Carlos Robles Arenas, dans un geste chargé de sens, a brandi un drapeau palestinien, déclenchant une ovation générale.

Dans un ultime élan de complicité, le public a entonné un « Joyeux Anniversaire » pour Maria, qui célébrait son anniversaire ce soir-là. Souriante et visiblement touchée, elle a remercié la salle pour ce moment unique, avant que le groupe ne prenne la pose pour une photo souvenir avec son public. Orange Blossom sur scène est une véritable expérience immersive, un voyage sonore et émotionnel qui a marqué les esprits.