Après plusieurs années d’exploration et de doutes, Frànçois & The Atlas Mountains revient avec Âge Fleuve, un album lumineux et introspectif. Entre transmission, mémoire et renouveau, ces dix titres nous embarquent dans un voyage musical sensible, porté par des collaborations précieuses et une pop élégante. Disponible dès maintenant !
Dix ans après Piano Ombre, un disque qui avait imposé le groupe comme une référence de la scène pop et quatre ans après Banane bleue, Frànçois & The Atlas Mountains revient avec Âge Fleuve, un sixième album qui incarne à la fois un tournant artistique et un retour aux sources. Entre souvenirs et instants présents, transmission et renouveau, Frànçois Marry explore une pop lumineuse et organique, où chaque morceau semble couler avec naturel, comme un fleuve traversant les époques.
Depuis ses débuts en 2005, le groupe a toujours oscillé entre introspection et ouverture au monde, façonnant un univers singulier, porté par la plume lettrée et la voix douce-amère de Frànçois. Après une séparation en harmonie et des projets parallèles, le musicien reprend seul la destinée de ce projet, comme une nécessité. Âge Fleuve est le fruit de quatre années de maturation, marquées par la pandémie et un cheminement personnel profond.
Une œuvre intime et universelle
Si cet album marque une évolution, il ne se départit pas de la sensibilité mélodique qui a toujours caractérisé Frànçois & The Atlas Mountains. La production raffinée de Siau vient sublimer des compositions où l’émotion affleure à chaque instant. Dès l’ouverture avec « Où mène la nuit », on est embarqué dans un voyage contemplatif et solaire, porté par des arrangements subtils.
Les collaborations enrichissent encore la palette musicale de l’album, « Adorer », le premier extrait en duo avec Thomas de Pourquery, célèbre l’instant présent avec une chaleur communicative, sublimée par le souffle vibrant du saxophone. « Jeunes versants », avec Malik Djoudi, tisse une mélodie douce et enveloppante, tandis que « Rappelle-toi », en compagnie de Rozi Plain, évoque la mémoire et les liens invisibles qui nous unissent.
L’album jongle entre douceur introspective et envolées plus rythmiques. De la délicatesse d’ « Aïeul inconnu » aux harmonies rêveuses de « Party », chaque titre semble s’inscrire dans un mouvement fluide, où la nostalgie n’entrave jamais l’élan du présent. Frànçois Marry y chante l’héritage, les traces laissées par le temps, tout en insufflant une lumière réconfortante à travers sa pop ciselée.
La pochette elle-même est une métaphore de cet équilibre : un visage éclaboussé d’eau, les yeux clos, comme suspendu entre le passé et l’instant, entre l’apaisement et la renaissance.
Frànçois & The Atlas Mountains livre ici un disque délicat et puissant, intime et universel, qui s’écoute comme un courant traversant nos souvenirs pour mieux nous ancrer dans le présent. Un retour subtil et lumineux, à la hauteur de l’héritage qu’il prolonge.
