Savanah nous entraîne dans un voyage entre ombre et lumière avec Céleste, un premier EP où les émotions se mêlent à des nappes planantes et une voix envoûtante. Un EP court mais intense, à découvrir dès maintenant.

Nous avons assisté au concert de Savanah lors de l’Hyper Weekend Festival le 24 janvier, où elle a offert un avant-goût de son nouvel EP Céleste. Sur scène, elle a interprété plusieurs titres, dont « Dernier Endroit » et « Que des fleurs », dévoilant un univers à la fois envoûtant et mélancolique.

Sorti ce 7 février, Céleste est un EP court mais dense, où la musicienne navigue entre douceur onirique et tourments intérieurs. À travers lui, elle nous invite dans un univers où la musique et le cinéma s’entrelacent, portés par des atmosphères brumeuses et une sensibilité à fleur de peau.

Derrière ce projet se cache Agathe Watremez, une artiste aux multiples facettes qui, après un passage par le théâtre et le cinéma, a trouvé dans la musique un moyen d’exprimer sa sensibilité à fleur de peau. Elle puise dans son vécu pour façonner des morceaux à la fois intimes et envoûtants. Influencée par les ambiances cinématographiques de David Lynch et la dream pop de Beach House ou London Grammar, elle livre ici une œuvre courte mais intense, à la fois brumeuse et aérienne, où chaque titre raconte un pan de son histoire.

Une errance entre rêve et réalité

Écrit il y a trois ans, « Villes Noires » ouvre le bal et ressurgit comme un cri étouffé sur l’isolement et la perte de repères dans une grande ville. Une chanson qui résonne comme un témoignage personnel, longtemps laissée de côté par crainte de ce qu’elle dévoilait en filigrane. « Céleste », morceau éponyme, se veut une lueur dans l’obscurité, une élévation vers quelque chose de plus grand, plus apaisé. « Que des fleurs » se pose en interlude poétique, un instant de légèreté dans cet EP tout en clair-obscur. 

Tandis qu’avec « Nuits américaines », Savanah s’offre une collaboration transatlantique avec Jordan Whitlock, née d’un véritable coup de foudre musical sur le web. À distance, les deux artistes construisent un morceau d’une profonde intensité, qui prendra vie dans une vidéo tournée à Los Angeles.

« Dernier Endroit » de son côté, suit avec une sensibilité à fleur de peau, évoquant ces moments où tout bascule et où l’on tente, tant bien que mal, de se reconstruire malgré la douleur. Des épreuves qui forcent à la résilience. Enfin « Fantôme » lui explore les traces d’un amour passé qui hante encore, une ombre persistante dont on ne parvient jamais tout à fait à se défaire.

Une musique cinématographique et immersive

Avec ses arrangements planants et oniriques, Céleste s’écoute comme une bande originale intime, où chaque morceau est une scène, chaque note une émotion suspendue. On y perçoit l’empreinte du cinéma dans ses ambiances, la sensibilité d’une artiste qui transforme ses errances en paysages sonores vaporeux.

En moins de 20 minutes, Savanah façonne un univers onirique, où les nappes de synthés enveloppent des textes à la fois intimes et universels. Sa voix cristalline et sensuelle se pose sur des arrangements vaporeux, créant un clair-obscur fascinant entre douceur et tempête. Une musique à la fois fragile et puissante, qui donne envie de se perdre dans ses rêveries nocturnes.

Pour approfondir la genèse de ces morceaux et découvrir les inspirations de Savanah, retrouvez notre interview exclusive réalisée en marge de l’Hyper Weekend à la Maison de la Radio, qui sera publiée lundi prochain.