Disponible depuis ce 14 février, le premier EP éponyme de Foze se veut introspectif et nous embarque dans un voyage aussi intense qu’émotionnel, entre pop explosive, rock nostalgique et mélancolie moderne.

Il y a des débuts qui marquent les esprits, et l’EP éponyme de Foze, disponible ce 14 février, fait partie de ceux-là. Cinq titres qui explorent une pop protéiforme, naviguant entre énergie brute et délicatesse mélancolique, le tout enveloppé d’une signature sonore qui oscille entre nostalgie 90’s et modernité assumée. L’artiste nous démontre ici qu’il maîtrise l’art de marier des influences pop/rock intemporelles à une sensibilité contemporaine. On retrouve une écriture introspective et sincère, qui dissèque les angoisses de notre époque, qu’il s’agisse de la fuite du temps, du poids du digital ou des complexités du sentiment amoureux.

La pochette de l’EP, où l’on voit Foze sur un terrain de foot, penché comme s’il ramassait une balle invisible, en dit long sur l’essence du projet. Une quête, un instant suspendu entre un passé révolu et un futur incertain. Comme si l’artiste fixait un horizon flou, entre espoir et résignation.

Une montée en puissance maîtrisée

L’EP s’ouvre sur « Judy », dont on vous en parlait le 27 janvier dernier, un uppercut pop/rock à l’efficacité redoutable. Porté par une cadence effrénée et des guitares saturées, ce morceau est un appel à l’évasion, une transe euphorique où claviers et fuzz se répondent avec une énergie contagieuse. Dès les premières notes, Foze nous entraîne dans son univers où le passé et le présent se confondent.

On poursuit avec « Things Like U » et « Gotta Be Someone », qui résonnent comme des fragments de souvenirs adolescents. Lignes de guitares aériennes, refrains fédérateurs et voix portée par une douce mélancolie, ces titres semblent évoquer cette période charnière où l’on se cherche encore, entre rêves et doutes. « Téléphone » quant à lui, vient briser la dynamique avec une atmosphère plus sombre et hypnotique. Un synthé vibrant, une basse battante comme un cœur sous tension, des guitares distordues. Le morceau capte les angoisses contemporaines liées au numérique tout en explorant une facette plus introspective et fragile de Foze.

Mais l’instant le plus poignant de cet EP reste « Could You Hate Me (Please) », la focus track qui illustre parfaitement la richesse émotionnelle du projet. Une ballade qui démarre dans la douceur, presque chuchotée, avant d’exploser dans un refrain cathartique, entre colère contenue et détresse assumée. C’est le cri du cœur d’un artiste qui ose le lâcher-prise, qui se met à nu sans artifice. Enfin, « Where We Belong » vient refermer l’EP sur une note rêveuse et introspective. Un morceau suspendu, qui semble flotter quelque part entre hier et demain, nous laissant avec une sensation douce-amère.

Aussi généreux qu’intime, ce premier EP de Foze explore et transcende les genres. Sa vision artistique claire, entre énergie rock et sensibilité pop, prouve qu’il a toute sa place sur la scène émergente française. Un premier projet qui, à coup sûr, ne passera pas inaperçu.