Claire Days revient avec « Transparent », une ballade aussi fragile qu’intense, entre chagrin d’amour et renaissance. Un titre écrit au fil de ses voyages, porté par une folk envoûtante et dont le clip est une errance visuelle aussi poétique qu’introspective.

Il y a des chansons qui captent un instant suspendu, un entre-deux fragile où l’émotion vacille entre absence et intensité. « Transparent », le nouveau single de Claire Days, appartient à cette catégorie. Une ballade indie-folk faussement douce, dont la délicatesse cache une tension intérieure, celle du départ, de l’invisible qui cherche à être vu.

Derrière cette mélodie aérienne et ce refrain venu naturellement entre les doigts de l’artiste, se cache une construction en mosaïque, née au fil de voyages entre la Suisse, Berlin et Paris. La chanson semble elle-même errer, comme son autrice, avant de trouver son unité dans l’enregistrement live au Studio Madera, avec ses musiciens et le producteur Fin Greenall (Fink). Guitares feutrées, touches de glockenspiel, chœurs éthérés : chaque élément vient habiller l’absence sans jamais l’étouffer.

Le clip de ce 3e extrait de son nouvel album I remember something à paraître le 21 mars, prolonge cette errance. Claire Days, d’abord assise sur le siège passager d’une Mercedes à l’arrêt, finit par descendre et marcher seule en bord de route. Aucun climax, aucun revirement, juste une marche infinie, comme un écho à cette sensation d’être « prête à s’effondrer » tout en avançant malgré tout. Une folk introspective qui s’affranchit des codes et confirme le talent de Claire pour transformer l’intime en une expérience universelle.