Chaque fin de semaine, la rédaction de Phenixwebtv.com vous propose de découvrir les nouveaux clips qui font actuellement la Une.
Nina Attal – Keep on running
Nina Attal s’apprête à dévoiler son nouvel album Tales of a Guitar Woman, prévue le 28 mars sa maîtrise de la guitare et ses influences rock, folk et blues se mêlent à des réflexions sur notre époque. Après avoir révélé « Backdoor », « I Dance Through the Night » et « Pas la peine », elle dévoile l’ultime extrait vidéo « Keep On Running ». À travers ce nouvel extrait, la musicienne se livre à une confession poignante en évoquant la souffrance de son petit frère, confronté à la dépression et aux addictions. Cette chanson est une ode à la résilience, un cri d’encouragement face aux épreuves de la vie. Le clip, à la fois contemplatif et intime, alterne entre des paysages naturels majestueux et des images d’archives, créant une atmosphère à la fois mélancolique et porteuse d’espoir. On y retrouve Nina Attal chantant seule, parfois immergée dans sa baignoire, parfois au cœur d’une forêt luxuriante, comme pour symboliser une quête de paix intérieure et de renouveau.
The Last Legacy – Shine
The Last Legacy, le groupe toulousain formé en 2023, et qui s’inscrit dans la tradition du heavy metal en y insufflant une sensibilité moderne, nous offre une dose d’émotion avec « Shine ». Véritable hymne à la résilience et au dépassement de soi, la chanson explore les étapes de l’acceptation après une perte, oscillant entre envolées percutantes et passages plus introspectifs, à l’image des montagnes russes émotionnelles du deuil et de la reconstruction. Le texte poignant de Tanguy, porté par les compositions intenses de Stéphane et sublimé par la puissance instrumentale du reste du groupe, résonne comme un appel à surmonter l’adversité. Le clip quant à lui illustre une descente aux enfers suivie d’une possible rédemption. Il met en scène un homme hanté par un passé qu’il tente d’oublier, errant dans un sous-sol où la fête bat son plein. Entre alcool, solitude et pertes successives, il atteint un point de rupture avant d’être relevé par les membres du groupe. Son geste final, mimant un suicide avant de se retrouver à son point de départ, suggère un cycle de souffrance et de reconstruction. La photo qui se consume à la fin symbolise peut-être l’acceptation et le lâcher-prise, renforçant le message de résilience porté par la chanson.
Yorina – Where you came from
D’abord couturière, puis chanteuse par un heureux hasard, Yorina a vu son destin basculer en 2015 lors d’une soirée chez Dan Levy (The Do). Ce soir-là, un tour de chant improvisé sur un morceau des Beatles captive l’assemblée, marquant le début d’une collaboration artistique toujours vivante aujourd’hui. Le 28 février dernier, elle dévoilait « Where You Came From », dernier clip avant la sortie de son nouvel album en avril. Ce titre aux accents électro et synth-pop explore ces périodes de doute et d’errance, où l’on se questionne sur son identité et ses racines. À travers une mélodie empreinte de douceur et de mélancolie, l’artiste évoque la tentation de s’éloigner de son passé, mais aussi la nécessité de s’y reconnecter pour mieux avancer. Le clip prend la forme d’une lyric video réalisée par Yorina elle-même, où les paroles défilent en sous-titres, renforçant l’introspection portée par la chanson. Une mise en images sobre et épurée qui laisse toute la place à l’émotion du morceau, à sa mélodie envoûtante et à son message universel sur l’identité et la quête de sens.
Aline Chevalier – Ta capitale
Dix titres comme autant de facettes d’une introspection vibrante, oscillant entre douceur contemplative et rythmes envoûtants, voilà ce que nous propose Aline Chevalier avec son deuxième album Satori. L’artiste nous entraîne dans un voyage sensoriel où la chanson devient une quête lumineuse à travers les méandres du quotidien. Avec son dernier clip « Ta capitale », elle célèbre la fierté et l’affirmation de soi. Sur fond d’images d’archives d’une gay pride, la vidéo mêle énergie collective et ferveur intime. L’artiste apparaît face à un écran géant, sa voix résonnant au cœur d’une marche où les drapeaux arc-en-ciel flottent et les corps dansent en liberté. Porté par des paroles galvanisantes ( Pétille, pétille ! Esprit mal assuré, pétille, pétille, inconfiant mais vivant ), le morceau invite à embrasser ses doutes et à transformer la vulnérabilité en force. Un hymne lumineux et contagieux qui prolonge l’audace magnétique de l’album.
The Flying Bones – Muscles
The Flying Bones est de retour avec « Muscle », un single percutant accompagné d’un clip aussi déjanté qu’intrigant. Le duo rock/garage, qui puise ses influences aussi bien dans le psyché fuzz de Thee Oh Sees que dans l’énergie brute du math rock, livre ici un morceau frénétique porté par une rythmique hypnotique et une tension croissante. Le clip, à l’esthétique absurde et inquiétante, suit la descente progressive d’un personnage dans l’obsession de la musculation, jusqu’à la folie. Inspiré par l’univers décalé de Quentin Dupieux, il mêle humour grinçant et malaise, illustrant à merveille la boucle répétitive et fiévreuse du morceau. La mise en scène minimaliste et le son abrasif, inscrit le morceau dans l’ADN brut et sans concession du groupe, confirmant leur capacité à transformer une idée simple en une expérience sonore et visuelle marquante.
Jey Khemeya – Differently
Jey Khemeya trace sa route avec « Differently », premier éclat d’un projet à venir. Après avoir partagé la scène avec Simply Red aux Nuits de Fourvière et conquis Woodstower ou les 24h de l’INSA, l’artiste lyonnaise explore ici l’intime avec une élégance rare. Dans un clip cinématographique capté au cœur de New York, elle nous plonge dans le quotidien d’une danseuse à Broadway, absorbée par sa passion mais rattrapée par une nostalgie qui colle à la peau. Loin de sa famille, elle oscille entre grâce et mélancolie, entre le feu des projecteurs et l’ombre des souvenirs. Ce titre questionne notre rapport aux non-dits : comment exprimer ce que l’on tait trop souvent ? Peut-on dire aux nôtres ce qu’on ressent, avant que la distance n’en fasse un murmure ? Sur un R’n’B soyeux et envoûtant, Jey Khemeya nous livre un morceau comme une confidence, à la fois délicat et vibrant.
Mune – Après l’orage
À la croisée de la folk indé et de la nouvelle chanson française, Mune est un artiste qui façonne une musique à la fois intime et immersive, sublimée par le mastering d’Alex Gopher. Comme en atteste l’univers sensible et contemplatif de son premier EP Assis au bord de l’eau, disponible depuis le 13 janvier dernier, Après « Le Réveil Animal », l’artiste vient de dévoiler les images de l’extrait « Après l’Orage », une ballade nocturne où sa voix aérienne se mêle à un vocoder caverneux, créant un écho mélodique troublant. Dans le clip, Mune évolue dans des paysages inondés, son corps immergé comme pour souligner la précarité de notre monde en transformation. Tournée au Rozel, cette vidéo traduit en images l’émotion du morceau, mêlant contemplation et inquiétude. Entre poésie et engagement, Après l’Orage résonne comme une réflexion sur notre lien à la nature et l’impermanence des choses.
Delilah’s Dance – Boyish lying skills
Les Rouennais·es de Delilah’s Dance reviennent en force avec « Boyish Lying Skills », dernier single issu de leur prochain EP Pain-O-Meter, attendu en mai 2025. Ce titre incisif, mêlant tension et énergie brute, se dévoile à travers un clip cinématographique au suspense haletant. L’intrigue se déroule autour d’une table de poker, où une mystérieuse femme fait son entrée avec une mallette contenant cinq millions. Tandis que les cartes sont distribuées et que l’alcool coule à flot, la tension monte : un à un, les joueurs se font plumer, misant jusqu’à leurs montres et bijoux. Mais lorsque l’un d’eux, à bout, dégaine une arme et tire sur la femme, la balle vient se loger dans la Reine qu’elle tenait entre les doigts. Un coup de bluff magistral, qui scelle son triomphe et laisse la table figée dans la stupeur.
Echt ! – Boilerbeek
Le groupe belge Echt ! fait vibrer les clubs avec « Boilerbeek », extrait de leur album Boilerism, attendu le 7 mars. Cet opus s’annonce comme une célébration de la culture club, fusionnant l’énergie du live et l’audace de l’expérimentation. Le clip, réalisé en animation 3D par Rocco Manta, nous plonge dans un univers surréaliste où des personnages dansent autour d’un DJ aux bras démesurés, casque vissé sur la tête, manipulant ses platines comme une divinité électronique. Au fil de la vidéo, les danseurs disparaissent peu à peu, laissant place au titre Boilerbeek, qui s’affiche en grand, clôturant cette immersion hypnotique.
Sun Gazol – Thalassophobia
Originaire de Tours, la formation Sun Gazol nous présente « Thalassophobia », extrait de leur album Aisling. Une chanson qui nous entraîne dans une dérive sensorielle où l’eau oscille entre refuge et menace. Sorti le 28 février, ce morceau hypnotique explore la fascination autant que l’effroi face à l’immensité insondable des océans. Le clip, réalisé en animation par Jérémie Walch et Margotto, prolonge cette immersion psychédélique en donnant vie à Aisling, une méduse éthérée flottant entre l’eau et le cosmos. À travers cette odyssée visuelle, Sun Gazol esquisse les contours d’un univers onirique et troublant, annonçant un album où le réel se dissout dans l’inconnu.
Léonie Pernet – Paris-Brazzaville
Léonie Pernet revient avec « Paris – Brazzaville », deuxième extrait de son prochain album Poèmes Pulvérisés, attendu pour juin. Après Réparer le monde, dévoilé en octobre, ce nouveau single poursuit une traversée musicale entre rythmes organiques et dimensions cosmiques. Le clip, réalisé par Delphine Diallo, met en scène une boucle hypnotique où Léonie Pernet apparaît, torse nu, le visage recouvert de blanc jusqu’aux épaules. Un faisceau lumineux traverse son visage, formant des craquelures avant qu’il n’explose, laissant place à un alignement de planètes en mouvement. Ce cycle de destruction et de renaissance se répète inlassablement, illustrant un voyage introspectif et infini, entre enracinement et élévation.
Violence – Burn it
Violence est né en 2021, sous l’impulsion de Niveau Zéro, décidé à mêler ses talents de producteur de musique électronique extrême, à son amour de longue date pour le Métal. Il en résulte un groupe de scène capable d’allier la transe à l’uppercut. Le clip de leur nouveau morceau Burn It fait honneur à l’énergie que les musiciens dégagent en concert : ombres contrastées, contours vaporeux et flammes balayant tout sur leurs passage, voilà qui fait l’efficacité de ce jeune projet particulièrement prometteur. Après leur premier album Opus I, nous espérons que ce single soit annonciateur d’un tout prochain volume II.
Stuck In The Sound – Sensational
Depuis le succès planétaire du clip animé de Let’s Go, 12 ans plus tôt, Stuck in the Sound a pris l’habitude de nous offrir régulièrement des versions dessinées de ses morceaux. François Marc Baillet apporte à « Sensational », extrait du dernier album 16 Dreams a Minute, son regard onirique, donnant forme aux émotions qui nous assaillent lorsque notre chemin de vie semble se muer en une impasse. Nous devenons un fantôme en errance, puis trouvons le courage d’un grand saut dans le vide, nécessaire pour trouver la force de tout recommencer, nous sentir vivant à nouveau. Nous trouvons dans cette vidéo, une invitation poétique à la résilience, quelle que soit la difficulté des épreuves que nous serons amenés à traverser.
Ali Veejay – Sucre
« Sucre » est le troisième single extrait du prochain album nommé « 2 » , d’Ali Veejay. Il y a de quoi s’y perdre alors que son autre projet, plus Rock, se nomme 1=0 et a choisi de tirer un de ses albums Non-deux. Mais nous ne sommes pas ici pour faire des mathématiques. Ali Veejay est Olivier à la vie civile, voyez le lien phonétique entre les deux noms. Il aime l’illogisme, la spiritualité, et laisser place à la libre interprétation de ses morceaux. Plongez dans l’absurdité de l’addiction au sucre avec ce morceau court, où l’instru beatboxée, chantée, sifflotée fait la singularité de l’univers de l’artiste. L’album 2 paraîtra le 14 mars prochain.
George Ka – Le même corps
Notre Garçon manqué, fille manquante préféré-e, comme le titrait une très poignante chanson de son premier album Par avance, sort de sa zone de confort, sous l’impulsion de Jonathan Steuer à la réalisation. Elle offre une chorégraphie douce et fluide, pour illustrer cette vie entière passée dans « Le même corps », au cœur de laquelle résonne la tristesse sourde que l’artiste perçoit chez sa mère depuis des années. Retrouvez ce morceau sur le disque Les Rebords du Monde à paraître le 3 avril prochain.
Bank Myna – Burn all the edges
Bank Myna marque son retour avec « Burn All The Edges », premier extrait abrasif et viscéral de son nouvel album EIMURIA, attendu le 25 avril. Ce titre nous plonge en apnée dans l’univers du quatuor parisien, naviguant entre post-rock sombre, doom cathartique et slowcore. Mais c’est surtout son twist tribal et transcendantal qui le distingue, offrant une montée en tension hypnotique et immersive. Le morceau s’accompagne d’un clip aussi intense qu’envoûtant, réalisé par Paul Nizan, et qui s’impose comme une œuvre cinématographique à part entière. D’une durée de plus de neuf minutes, il déploie une atmosphère envoûtante et incandescente, où le rouge domine, accentuant la tension hypnotique du morceau. Entre mysticisme et intensité, cette vidéo immersive transcende les frontières du simple clip musical pour plonger le spectateur dans un rituel visuel et sonore captivant.
JB Dunckel & Jonathan Fitoussi – Ghost town
Cinq ans après Mirages, JB Dunckel (AIR) et Jonathan Fitoussi reviennent hanter nos esprits avec Mirages II, prévu pour le 7 mars 2025. Comme un écho venu d’un autre temps, ce nouvel album prolonge leur exploration sonore entre krautrock cosmique et ambient en suspension,. Enregistré au Studio Atlas à Paris avec le batteur Louis Delorme, ce nouveau projet promet un voyage intérieur, à travers les huit titres qui le compose. Comme en témoigne l’extrait vidéo à l’atmosphère envoûtante, « Ghost Town », signé Deyan Parouchev, qui nous entraîne dans un labyrinthe visuel où ombres et lumières se croisent. JB Dunckel et Jonathan Fitoussi y apparaissent comme des artisans du son, passant de la guitare aux machines, du vinyle à la batterie, dans une chorégraphie sonore hypnotique. Entre rêve éveillé et illusion persistante, cette illustration brouille les pistes, laissant le spectateur en suspension, à la lisière du tangible et de l’éthéré.
Beach Bugs – Goody gumdrop
Beach Bugs, revient avec « Goody Gumdrop », un single effervescent à la croisée de la power pop californienne des 70’s et du garage contemporain. Dévoilé le 28 février, le morceau distille une énergie ensoleillée et insouciante, portée par une production léchée et des mélodies accrocheuses. Le clip, dévoilé la veille, joue avec l’absurde et l’artifice sur fond rose éclatant. On y suit un personnage à la tête à moitié rasée, mastiquant son chewing-gum avec une nonchalance assumée. Tour à tour joueur de tennis, marathonien, skieur ou rockeur, il enchaîne les situations factices devant des fonds en carton-pâte, incarnant l’illusion et le jeu des apparences. La vidéo culmine dans un moment de pure légèreté, lorsque deux amis le rejoignent pour chanter à l’unisson, tous trois mâchant leur chewing-gum en rythme. Une mise en scène décalée et rafraîchissante, à l’image du titre.
