Frieda dévoile enfin son premier EP « Derrière le soleil », un projet intime où elle lève le voile sur ce qui se cache derrière les apparences. Entre confessions brûlantes, quête de liberté et refrains entêtants, chaque titre est une étape vers l’émancipation.

Derrière le sourire éclatant, derrière la lumière éclaboussante d’une apparente assurance, il y a parfois des tempêtes silencieuses. Frieda lève le voile sur ce qui se cache derrière les apparences avec son premier EP Derrière le soleil, dévoilé ce 7 mars. En sept titres ciselés, elle compose un journal intime vibrant, une quête d’authenticité où chaque chanson marque une étape vers la liberté.

Le visuel se veut fort et donne encore plus de profondeur à son récit. Frieda y apparaît comme une Madone moderne : les bras levés, le regard tourné vers le ciel, drapée d’un voile qui accentue son aura mystique. Mais derrière cette imagerie sacrée se cache un récit bien plus intime : celui d’une femme qui, après avoir longtemps dissimulé ses fêlures sous une lumière trop éclatante, décide enfin de se révéler.

La lumière après la tempête

Et cela se ressent dès « Freedom », l’ouverture magistrale de l’EP, Frieda impose son urgence. « La liberté commence d’abord par un non », clame-t-elle sur un titre où le gospel grandiloquent se fracasse contre une rythmique drum’n’bass. Ce refus inaugural donne le ton d’un disque de vérité, un exorcisme musical où Frieda déconstruit les injonctions qui l’ont longtemps bridée.

Mais très vite, l’EP plonge dans des questionnements plus profonds : « Jamais parfaite » déconstruit la pression sociale et familiale qui pèse sur les épaules ede celles et ceux à qui l’on a appris à toujours exceller. Frieda y fusionne un groove dancehall à une réflexion ciselée sur l’acceptation de soi. « Potentialité », quant à lui, explore cette quête incessante d’une meilleure version de soi, entre moteur et piège oppressant. Une balade aux accents dancehall qui groove autant qu’elle questionne.

L’EP ne serait pas complet sans une descente au cœur des blessures. « Maladie » s’attaque frontalement aux addictions, celles qui rongent sans bruit, des écrans aux excès festifs. « Je m’attache au pire et je fuis ce qui me fait grandir », chante-t-elle avec une lucidité désarmante. Mais plutôt que de s’enfermer dans le drame, Frieda en fait un hymne cathartique, un morceau à hurler plus qu’à murmurer.

Un manifeste de vérité

L’amour, lui aussi, se vit en clair-obscur. « Roses » raconte la lente reprise de pouvoir après une relation déséquilibrée, tandis que « L’amour », en moins d’une minute, résume une révélation essentielle : « Je suis l’amour que j’ai passé tout ce temps à quémander. » Un mantra qui résonne comme un point d’équilibre, un moment de grâce suspendu.

Et puis il y a « Derrière le soleil », titre éponyme et ultime pièce du puzzle. Une chanson épurée, presque a capella, où Frieda dépose son masque une dernière fois. Dans ce titre, tout s’imbrique : la douleur, le doute, la renaissance. C’est le morceau le plus nu, et paradoxalement, le plus puissant.

Frieda dont on suit l’évolution depuis l’année dernière ne cherche pas à plaire, elle cherche à dire vrai. Son écriture, fine et directe, entrelace l’intime et l’universel. Son premier EP est un disque miroir, où chacun peut se reconnaître, entre doutes et révoltes, luttes et libérations. Frieda n’est plus en dissonance avec ce qu’elle renvoie, elle est désormais pleinement elle-même. Et cette vérité-là, implacable et lumineuse, résonne longtemps après la dernière note.

Et on n’a qu’une seule hâte, celle de la retrouver le 19 mars à La Boule Noire, pour une soirée live qui s’annonce pleine d’émotions.

Plus d’infos

Rendez-vous à La Boule Noire le 19 mars pour la release party.