Chaque fin de semaine, la rédaction de Phenixwebtv.com vous propose de découvrir les nouveaux clips qui font actuellement la Une.
Gisèle Pape – Obsolescence
Gisèle Pape revient avec « Obsolescence », un titre électrisant qui interroge notre capacité à évoluer face aux bouleversements de notre époque. Entre synthés électropop, basse dub groovy et harmonies aux accents moyenâgeux, elle signe un morceau à la fois dansant et troublant, où la fête masque une chute annoncée. Réalisé par Sacha Woff, le clip met en scène une employée de bureau découvrant une mystérieuse disquette intitulée Obsolescence. En quête de réponses, elle plonge littéralement dans l’écran de son ordinateur pour se transformer en une diva robotique aux allures de star eighties. Entre satire et éclat, cette fiction met en images l’ironie d’un monde qui danse sur les ruines de son propre système.
Lola Sauvageot – La mer imaginaire
Lola Sauvageot dévoile une dernière pépite avant la sortie de son premier EP L’Animale, prévu pour le 3 avril. Elle nous entraîne dans « La mer imaginaire », un titre poignant où le désir de maternité prend la forme d’un dialogue avec un enfant fantasmé, à la fois absent et étrangement présent. Sur une mélodie en clair-obscur, sa voix flotte entre espoir et inaccessibilité, portée par des paroles à la poésie vibrante : « La lune est un enfant de la terre, moi je suis la mer imaginaire. » Pour traduire cette quête intérieure, elle signe un clip DIY, tourné au caméscope et à l’iPhone, qui mêle réel et imaginaire. Entre draps blancs ondulant comme une mer vivante, projections de vagues et visions kaléidoscopiques, elle met en scène une introspection sensorielle où le corps et l’image se répondent. Une plongée hypnotique dans un univers poétique, où le désir de transmission devient une forme d’art en soi.
Favé – Sathurday
Favé signe son grand retour en solo avec « Saturday », un nouveau banger trap aux influences américaines. Après un passage remarqué sur le morceau No Stress avec La Mano 1.9 pour DVM, le rappeur du 95 revient avec un titre percutant où il alterne entre flow kické et mélodies entêtantes. Le clip, immersif et stylisé, nous plonge dans une ambiance urbaine. On y voit Favé à l’arrière d’une grosse cylindrée sillonnant les rues de Paris, ainsi que dans un parking entouré de véhicules haut de gamme. On l’y voit également superviser une équipe s’affairant à l’emballage de colis, reflétant une imagerie urbaine et moderne. Un contraste frappant entre réussite et grind, illustrant bien l’univers du rappeur. Ce retour marque aussi la montée en puissance de Favé sur scène : il se prépare à enflammer le Zénith de Paris le 12 avril 2025 pour un concert événement. Une nouvelle étape après avoir conquis des salles comme La Maroquinerie ou l’Olympia.
Tshegue – Plus de place nulle part
Cinq mois après la sortie de leur dernier EP Argent, le groupe Tshegue revient avec un nouveau single « Plus de place nulle part ». Ce morceau met en lumière les excès d’une société avide de profit, prônant une vision plus humaine et plus équilibrée du monde. Dans le clip, la chanteuse Faty Sy Savanet prend les devants, chantant et dansant au volant d’une voiture, tandis que trois jeunes à l’arrière se laissent emporter par la musique, mimant des gestes de danse. Au fil de la vidéo, l’artiste se retrouve à l’arrière avec eux, et tous se lancent dans une danse effervescente, qui se transforme en une sorte de bagarre avant de se calmer. La scène se termine par un moment de tendresse, où l’artiste serre les enfants dans ses bras, une image de douceur et de protection. Un message d’espoir et de rassemblement dans un monde qui semble perdre son sens.
Marie Amali – Les oiseaux qui passent
Lauréate des iNOUïS du Printemps de Bourges en 2023, l’autrice-compositrice-interprète toulousaine, Marie Amali, allie poésie et énergie dans une pop française contemporaine. Entre mélancolie et légèreté, elle dévoile « Les oiseaux qui passent », un titre lumineux qui parle des regrets et de l’envie d’aller de l’avant. « Les regrets, c’est comme les oiseaux qui passent, on peut que les regarder s’envoler. » Avec une mélodie enveloppante et une énergie douce-amère, Marie Amali chante pour ceux qui doutent mais avancent quand même. Le clip, à la fois fantasque et introspectif, la met en scène lors d’un repas d’anniversaire où elle semble ailleurs. Entre rêve et réalité, elle souffle les bougies debout sur la table, entarte un invité, vole une voiture… jusqu’à ce qu’on la retrouve à sa place initiale, comme si tout cela n’avait été qu’une échappée imaginaire. Un joli chaos, à son image.
Eva Marchal – Who I am
Eva Marchal nous entraîne une fois de plus dans son univers suspendu entre onirisme et pop électronique vaporeuse. Après Crush, L’amer et Sans Emoji, elle lève le voile sur « Who I Am », nouvel extrait de son album 88, où la musique devient un fil invisible entre identité et mémoire. Inspirée par Goldfrapp, Françoise Hardy et Kate Bush, la chanteuse tisse des mélodies délicates où l’émotion affleure à chaque note. Le clip, véritable voyage sensoriel, la met en scène dans une clairière baignée de lumière, vêtue d’une robe rouge comme un éclat dans le paysage. Entre ses mains, un grand miroir ovale devient le portail d’une quête intérieure : elle s’y contemple, l’abandonne dans l’herbe, le reprend comme pour s’y chercher autrement. Autour d’elle, des roses rouges semblent flotter, défiant la gravité. Les reflets s’inversent, les perspectives se troublent… Entre rêve et réalité, cette nouvelle illustration joue avec l’illusion, questionne l’image de soi et nous invite à traverser le miroir.
Adrï- Brûle en hiver
Adrï dévoile « Brûle en hiver », un morceau à la croisée de la poésie et de la mélancolie, où il dresse le bilan de ses amours passées et de ses tourments intérieurs, tout en laissant entrevoir une lueur d’espoir. Lauréat du tremplin NRJ Music Awards de Marseille 2023 et présent sur les scènes du Festival Nuits du Sud et du Crossover Festival, l’artiste niçois continue de tracer son chemin avec authenticité. Premier extrait de son nouvel EP prévu pour juin 2025, « Brûle en hiver » est accompagné d’un clip immersif et symbolique. On y suit un couple enlacé au lever du soleil, une image de passion suspendue dans le temps. Pendant ce temps, Adrï pénètre dans un studio où les deux amants s’embrassent, bouleversant l’espace autour d’eux, comme pour exorciser un passé qui refuse de s’effacer. Alternant entre plans intimes et paysages grandioses, la vidéo capte cette tension entre l’apaisement et le chaos, à l’image d’un hiver où brûlent encore les souvenirs.
Audran Cattin – Vers mon soleil blanc
Du cinéma à la musique, il n’y a qu’un pas, et Audran Cattin l’a franchi avec une intensité désarmante. Son premier album Soleil Blanc est un voyage profondément intime, explorant la quête d’un idéal lumineux au cœur d’un paysage intérieur parfois aride. Comme en témoigne « Vers mon soleil », le morceau d’ouverture qui pose les bases de cette traversée : une route longue et éprouvante vers cette lumière qui nous manque tant. Pour avancer, il faut se dépouiller, affronter ses vérités brûlantes et faire la paix avec soi-même. Cet extrait s’accompagne d’un clip co réalisé avec Benjamin Choiselat-Meyohas, où l’on suit Audran Cattin dans une maison ancienne, hantée par ses souvenirs. L’atmosphère sombre qui y règne contraste avec sa volonté d’en sortir, de s’affranchir de ce passé qui l’enveloppe. Une errance visuelle et sensorielle, reflet d’une quête d’émancipation intérieure.
The Doug – Leader price
Le mois dernier, nous découvrions « Leader Price », le nouveau single de The Doug, qui dresse un portrait sans filtre d’une jeunesse perdue entre excès, ennui et recherche d’évasion. Cette semaine, le clip réalisé par Thomas Gutierrez est enfin arrivé, plongeant dans l’univers de jeunes assoiffés de sensations fortes. L’histoire commence dans un supermarché où un ado et ses amis volent des bières, avant de s’enfuir vers un entrepôt où l’alcool et la fumée règnent. Après une course-poursuite avec la police, ils se retrouvent sur un pont sous la nuit tombante, en quête de liberté. L’ivresse atteint son paroxysme lors d’une soirée débridée, où l’alcool et la musique déchaînent les corps. Mais quand la jalousie émerge, une bagarre éclate, suivie d’une expulsion. Le matin, seul dans la rue, le principal protagoniste erre, envahi par les regrets. Cette vidéo est une immersion crue et percutante dans un quotidien où les fêtes ne suffisent plus à combler le vide intérieur.
Terrain vague – L’aventure
C’était jour de fête ce vendredi 7 mars pour le duo franco-australien Terrain Vague, qui a dévoilé son 2e EP Carré magique. Conçu entre Toulouse, Paris et La Franqui, cet EP de sept titres convoque des influences aussi riches que Haruomi Hosono, François de Roubaix, Bernard Ilous, DJ Shadow ou Gal Costa. Parmi eux, « L’Aventure » s’impose en ouverture, porté par la voix aérienne de Marion Josserand (Jokari) et les guitares entêtantes de Valentin Gout Kinzbrunner. Le morceau prend vie dans un clip en stop motion réalisé par Léo Bivas, où les deux musiciens, transformés en personnages animés, traversent des paysages lunaires, des routes infinies et des horizons mouvants, entre rêve et réalité.
Gloria – Écho
« Écho », le nouveau clip de Gloria, est enfin disponible ! Plongée dans une journée rythmée par la répétition, la transe et le rituel, cette vidéo dévoile le véritable visage du groupe, dévoué à la déesse du bruit. Second extrait de l’album Ill, à paraître le 4 avril, il s’inspire de la mythologie grecque et de la nymphe éponyme, condamnée par Héra à ne répéter que les derniers mots entendus. Un clin d’œil habile, puisque le clip capture la routine inlassable d’un groupe en pleine création entre répétitions, rituels sonores et dévouement total à la musique. Visuellement solaire, cette réalisation oscille entre fiction et mini-documentaire, façonnant une légende musicale où l’écho devient moteur de l’inspiration.
Tom Bird – Danielle
Se souvenir avec tendresse, sans lourdeur ni tristesse, c’est tout l’art de Tom Bird, qui rend hommage à Danielle à travers une chanson délicate et un clip en animation. Ce titre dresse le portrait d’une marraine précieuse, une figure familière et réconfortante dont la simplicité rayonne d’humanité. À travers un zoom arrière dessiné, Danielle devient un instant suspendu, un souvenir qui refait surface avec douceur et respect. Comme en témoigne le clip, réalisé entièrement en animation par Quentin Brière, qui nous plonge dans un univers onirique où un petit garçon évolue dans un paysage façonné par ses rêves. Les paroles de la chanson s’inscrivent en sous-titre, comme pour mieux ancrer ces images dans la mémoire. Une bulle de nostalgie lumineuse, portée par la voix soyeuse de Tom Bird.
