Chaque fin de semaine, la rédaction de Phenixwebtv.com vous propose de découvrir les nouveaux clips qui font actuellement la Une.
Deluxe – Oléga
« Oléga » marque le retour de Deluxe avec une ballade shuffle lumineuse et mélancolique. Portée par une orchestration riche mêlant cordes délicates et cuivres élégants, la chanson oscille entre douceur et intensité. La rythmique entraînante soutient un texte poignant sur l’éloignement et la prise de conscience de l’importance des êtres chers. La voix de Lili, soutenue par des chœurs émouvants, sublime ce morceau à la fois intime et aérien. Le clip met en scène le groupe sur une barque dérivant sur la mer. Tandis que les musiciens jouent assis, la chanteuse se tient debout à l’avant, chantant et dansant, comme portée par le mouvement de l’eau. La barque, nommée Deluxe, devient un symbole du voyage intérieur et de la quête d’un ailleurs, en écho à la nostalgie qui imprègne la chanson.
Jeanne Bonjour – Les lumières de la ville
Après un EP remarqué en janvier 2024, Jeanne Bonjour dévoile « Les Lumières de la Ville », un nouvel extrait de son premier album. Entre rock incandescent et chanson française ciselée, ce titre explore l’insécurité dans l’espace public à travers le regard d’une femme en 2025. À la fois intime et universel, il témoigne d’une réalité persistante avec une écriture affûtée et une intensité musicale saisissante. Réalisé par Sacha Arethura, le clip met en scène la chanteuse entourée de danseurs masqués, évoluant autour d’elle dans des chorégraphies millimétrées. D’autres plans révèlent une Jeanne métamorphosée en figure de cirque, le visage poudré de blanc et les lèvres intensément marquées de rouge. Une mise en image à la fois poétique et troublante, qui amplifie le message puissant de la chanson.
Étienne de Crécy – Rising soul
Le 14 mars a eu lieu la sortie tant attendue de Warm Up, le nouvel album d’Étienne de Crécy, qui réunit une pléiade d’invités prestigieux, dont Damon Albarn sur le morceau de clôture « Rising Soul ». Ce morceau réunit le producteur français et Damon Albarn, l’iconique chanteur de Blur, pour une collaboration marquée par une atmosphère apaisée et une mélodie envoûtante. Le clip, co-réalisé par Marie et Étienne de Crécy, met en scène la danseuse Marie Louise Hertog. Sa performance, difficile à décrire, apporte une dimension visuelle unique au morceau, amplifiant son côté mystique et captivant.
Charlie Pâle – L’usine
L’artiste Charlie Pâle incarne une nouvelle voix de la chanson française, entre engagement social et quête d’authenticité. Le 5 mars dernier, il a dévoilé son nouveau single « L’Usine », à travers lequel il transforme son expérience ouvrière en un hymne à la résilience et au rêve, porté par une écriture sincère et une mélodie habitée. Huit années passées sur les chaînes de production nourrissent ce récit, où la routine du travail se mêle à l’aspiration d’une vie sur scène. Le clip, réalisé par oBo & MoJo, illustre cette dualité avec force. D’abord plongé dans son quotidien à l’usine, Charlie Pâle chante au milieu des machines, les mains encore imprégnées de son labeur. Puis, la fuite s’amorce : il court à travers une forêt, libérant peu à peu son souffle, jusqu’à atteindre la plage, symbole d’un horizon nouveau. La vidéo s’achève sur une salle de concert vide, où il monte sur scène, comme un dernier pas vers son rêve. Un récit puissant, entre détermination et espoir.
Max Baby – New Material
Max Baby nous plonge dans l’essence même de l’urgence et du lâcher-prise avec son nouveau single « New material ». Ce titre, extrait de son EP Out Of Control, Into The Wall, vibre d’une énergie brute, entre post-punk nerveux et électro abrasive. Son rythme effréné et ses textures rugueuses traduisent un sentiment d’errance et de frénésie, comme une course contre soi-même. Le clip, signé Spike Gonzo, épouse cette esthétique radicale. Tourné en caméra embarquée, il plonge le spectateur dans une nuit d’Halloween où Max Baby, affublé d’un casque de chevalier et armé d’une épée, sillonne la ville tel un anti-héros en quête d’une bataille invisible. Pas de scénario, juste le chaos filmé à l’état brut, entre ruelles sombres et éclats de lumière urbaine. Un instantané électrique, où l’adrénaline et l’absurde se mêlent sans filtre.
Sunday Charmers – Talisman
« Talisman », le nouveau single de Sunday Charmers, prolonge l’univers éthéré du groupe belge avec une production soignée, où les claviers brumeux et les percussions réverbérées dessinent un paysage sonore nocturne et hypnotique. Entre influences eighties et modernité vaporeuse, le morceau évoque une quête d’absolu, un amour qui vacille sans jamais s’éteindre. L’équilibre entre tension et abandon lui confère une profondeur émotionnelle, portée par des mélodies envoûtantes et une atmosphère immersive. Pour accompagner cette sortie, le groupe a opté pour un visualizer signé Louis Potin Paraisot. L’animation minimaliste met en scène des éléments symboliques un talisman, une planète, une croix, qui gravitent lentement dans l’espace, créant une sensation de mouvement cyclique, presque hypnotique. Une approche épurée qui laisse toute sa place à la musique, renforçant le sentiment d’errance cosmique et d’introspection qui traverse le morceau.
Mensis – Shooting stars
« Shooting Stars », nouvel extrait de Mensis II, confirme l’identité cosmique et immersive du duo Mensis. Fidèle à leur esthétique onirique, le morceau oscille entre mélancolie et espoir, porté par des nappes synthétiques et une production aérienne qui évoque un voyage à travers l’infini. Dans la lignée de leur précédent album, Second Step on the Moon, Shooting Stars s’inscrit dans une continuité exploratoire, où la musique devient un passage vers l’inconnu. Le clip, réalisé en intelligence artificielle par Lionel Payet Pigeon, est une véritable prouesse visuelle. Entièrement généré numériquement, il transporte Ange et Marta sur une planète lointaine, dans un univers de science-fiction qui évoque Dune ou Interstellar. L’imagerie hyperréaliste et la fluidité des animations renforcent l’immersion, transformant la vidéo en une odyssée spatiale hypnotique. Une approche ambitieuse et novatrice qui confirme la volonté du duo d’explorer de nouveaux territoires, aussi bien musicaux que visuels.
Greg Novan – Random Ride
Greg Novan nous embarque dans une échappée folk empreinte de liberté et de contemplation, avec son nouveau single « Random ride ». Entre douceur acoustique et envolées rock, le morceau oscille entre introspection et évasion, porté par une mélodie fluide et des arrangements soignés. Il y a dans cette chanson un besoin d’ailleurs, une quête de sérénité qui résonne avec une intensité sincère. Le clip, réalisé par Alban Gatti, sublime cette envie d’évasion en nous plongeant au cœur des paysages bruts de la Dordogne. Loin de toute agitation, la nature y devient un personnage à part entière, miroir d’un voyage intérieur où l’on prend le temps de se reconnecter à l’essentiel. Entre vastes étendues et moments suspendus, ce nouveau single nous offre une parenthèse hors du temps, comme une invitation à lâcher prise et à se laisser porter.
Caesaria – Can’t sleep another night
Après avoir enchaîné les concerts complets, le trio Strasbourgeois CAESARIA dévoile le clip de « Can’t Sleep Another Night », premier extrait de la version extended de leur album à paraître ce printemps. Produit par Brett Shaw (Foals, Florence + The Machine) et enregistré à Londres, ce single mêle l’énergie brute du garage rock façon The Strokes à une mélancolie typiquement 80s. Le clip, filmé en mode caméra de surveillance, capture l’ennui du chanteur Théo enfermé dans sa chambre. Il erre entre son lit, son bureau et le sol, guitare en main, oscillant entre performance face caméra, moments d’introspection et transformations vestimentaires. Une errance nocturne qui se termine au matin, lorsque, après avoir ouvert la fenêtre, il s’effondre sur son lit. Une mise en scène minimaliste mais puissante, en parfaite adéquation avec l’intensité du morceau.
Article 15 – Serviteur du crâne
Nouveau venu sur la scène musicale, Article15 dévoile « Serviteur du Crâne », un single percutant où se mêlent énergie intense et étrangeté grinçante. Entre électro tribale et rock fiévreux, le duo formé par Lova Lova et GriGri impose une esthétique sonore singulière, oscillant entre tension et exutoire. Le morceau, aussi hypnotique qu’inquiétant, trace la route vers leur premier EP attendu en juin, affirmant une identité musicale à part. Le clip, véritable allégorie du morceau, plonge dans une atmosphère surréaliste où le grotesque et l’effroi se côtoient. Une mise en images qui reflète parfaitement l’univers intense, dérangeant et totalement captivant du duo.
Sebka – Mon psy
« Mon psy », le nouveau single de Sebka, mêle humour et introspection. La chanson, qu’il interprète depuis 18 ans, fait rire le public tout en abordant une réalité que beaucoup reconnaîtront. Ce mélange de comique et de réflexion sur les relations avec les psys fait de ce morceau un véritable paradoxe, où la légèreté touche une vérité plus profonde. Le clip, réalisé par son frère IOM, se distingue par une animation unique, un dessin qui accentue l’aspect humoristique tout en conservant une certaine profondeur. Les illustrations, qui accompagnent le morceau, créent une atmosphère visuelle à la fois décalée et intime, parfait reflet de la chanson.
Jikaëlle – À travers
Dans « À travers », Jikaëlle aborde avec subtilité un thème poignant : la question de l’écoute des signes de violence dans l’intimité des autres. Le texte de la chanson, qui mêle inquiétude et hésitation, s’interroge sur l’attitude à adopter face aux bruits perçus à travers les murs, soulignant la difficulté d’agir face à l’incertitude. L’artiste s’éloigne ici de son univers folk habituel pour adopter un registre plus rock, avec une rythmique énergique et percutante, soutenue par des guitares électriques, dont une slide aérienne qui apporte une dimension presque éthérée à la tension du morceau. Le clip, réalisé par Quentin Berbey, complète parfaitement le propos de la chanson en suivant Jikaëlle dans sa chambre, où elle semble être absorbée par la musique, tout en étant perturbée par des voix venant du voisinage. Cette mise en scène symbolise l’ambiguïté et l’impossibilité de savoir ce qui se cache derrière ces bruits, nous plongeant dans l’incertitude émotionnelle du morceau. Le tout renforce le thème central de la chanson : que faire face à la violence perçue mais non confirmée ?
Mauvais Sang – Nouvelle Ère
Mauvais Sang a levé le voile cette semaine sur « Nouvelle Ère », premier extrait de son prochain album La Faune, attendu au printemps 2025. Ce morceau se vit comme une lettre ouverte post-apocalyptique, une cassette abandonnée dans un bunker dont le son se délite peu à peu. Entre la délicatesse d’une harpe et d’un thérémine lointain, et la montée en tension des guitares saturées et des machines, le titre oscille entre nostalgie et désolation. Le clip, réalisé par Mathis Saunier (guitariste du groupe), s’apparente à un voyage dans le passé du groupe. Composé d’images d’archives de tournées, de répétitions et de moments partagés, il capture l’essence même de leur aventure musicale. L’effet vieille caméra accentue cette atmosphère de mémoire en suspens, comme un dernier message avant la fin d’un monde.
Beach Youth – The Other
Beach Youth joue avec les paradoxes dans son nouveau single « The other », second extrait de l’album Sunbathing. Porté par une mélodie lumineuse et un groove envoûtant, le morceau pourrait passer pour une invitation à la détente, mais ses paroles racontent une toute autre histoire : celle des masques que l’on porte et des visages à double tranchant. Entre insouciance et ambiguïté, le titre surprend, notamment avec son solo final qui marque un virage audacieux pour le groupe. Pour mettre en images cette dualité, le groupe s’est tourné vers les Championnats du monde de char à voile, qui ont récemment eu lieu en Normandie. Courses effrénées, moments de complicité et tension palpable : ces images retranscrivent à merveille l’énergie du morceau. Une mise en scène signée Nordwest Studio, déjà à l’origine du clip de « 7am », qui capte avec finesse l’intensité et la liberté du titre.
Fetisheye – Printed Pixels
Le duo folk Fetisheye, composé de Tom de Jaw Drowsky et de Markéta Vostra, dévoile « Printed Pixels », le deuxième extrait de leur album à venir. La chanson, une ballade folk, repose sur l’harmonie des deux guitares et sur les voix complémentaires de Markéta et Tom, créant un dialogue intime et apaisant. Elle se caractérise par des changements de tonalité, alternant des passages plus lancinants et introspectifs avec des moments plus aérés et libres, presque improvisés. Cette variation de tempos et de styles témoigne de la richesse musicale du duo et annonce un album à la fois profond et aérien. La vidéo animée qui accompagne la chanson renforce cette atmosphère rêveuse et poétique, ajoutant une dimension visuelle immersive à la musique déjà envoûtante.
Tussy & Roswein – Side
Tussy et Roswein s’unissent pour « Side », un crossover explosif entre deux rappeurs belges animés par la même ambition : atteindre les sommets. Ce titre est un pur égotrip, un condensé d’énergie brute où chaque rime transpire la confiance. Pas de filtre, pas de compromis, juste une vibe assumée qui impose son style sans forcer. Le clip, fidèle à cette attitude, joue sur les codes du rap avec des images percutantes : un parking, une voiture imposante, de la fumée qui s’élève et une soirée survoltée entourée de fans. Une démonstration de force avec un morceau qui marque son territoire avec assurance.
Th Da Freak – Infinite love
« Infinite Love », extrait du nouvel album Negative Freaks de Th Da Freak, marque un tournant dans la carrière de Thoineau Palis. Bien qu’il ait déjà une discographie impressionnante de 14 albums, ce projet, prévu pour le 21 mars, est en réalité le premier album du groupe complet. Composé cette fois par cinq musiciens, il voit l’addition d’influences plus collectives et une approche plus radicale, enracinée dans les sonorités brutes du grunge. Le single « Infinite Love » en est un parfait exemple. Tandis que l’album se nourrit des influences de Strange House des The Horrors et de Bleach de Nirvana, le morceau parvient à capturer l’essence du grunge avec une énergie crue et explosive. Cependant, Th Da Freak parvient à y infuser une touche plus moderne et une structure parfois pop, rendant le morceau à la fois abrasif et accessible. L’intensité et la puissance qui caractérisent le groupe sont présentes tout au long de la chanson, mais l’équilibre subtil entre la brutalité et la mélodie crée une dynamique intéressante.
Ed Mount – Mariah
Ed Mount dévoile un premier extrait à la fois intime et chaleureux de son prochain album. Porté par une production douce et groovy, « Mariah » navigue entre pop et soul avec une fluidité apaisante. La mélodie enveloppante et la voix feutrée d’Ed Mount installent une atmosphère de proximité, presque domestique, où la musique semble être un fil conducteur du quotidien. Le clip prolonge cette sensation en mettant en scène le chanteur au sein d’une maison vivante, où les personnages se croisent et s’animent autour de lui. Tandis qu’il se déplace de pièce en pièce, sa guitare ne le quitte jamais, soulignant la place centrale de la musique dans son univers. La réalisation joue sur une impression de continuité fluide, où les instants de vie se succèdent sans rupture, renforçant la chaleur et la simplicité du morceau. Une douce immersion dans le quotidien d’Ed Mount, où la musique est une présence permanente, naturelle et essentielle.
