Chaque fin de semaine, la rédaction de Phenixwebtv.com vous propose de découvrir les nouveaux clips qui font actuellement la Une

Lamomali – Je suis Mali

Lamomali est de retour et nous plonge une nouvelle fois au cœur des traditions maliennes où se mêlent instruments ancestraux et modernités, avec son nouveau single « Je suis Mali ». Matthieu Chedid s’entoure à nouveau de Toumani et Diabaté, virtuoses de la kora, ainsi que de la voix magnétique de Fatoumata Diawara, pour offrir un hommage à la richesse culturelle du Mali. Ce titre, vibrant hommage à l’héritage des griots, célèbre un Mali vivant, musical et universel.

Le clip d’Alexandre Moors sublime cette fusion musicale à travers des images immersives du quotidien malien : rues animées, motos traversant des routes de terre rouge, danses spontanées et éclats de joie. Entre plans kaléidoscopiques et apparitions de –M– dans une mise en scène onirique, la vidéo capture l’énergie et la chaleur humaine qui imprègnent ce projet. « Je suis Mali » annonce ainsi un nouvel album attendu le 25 avril, promettant un voyage musical puissant et envoûtant.

Jeremy frérotAvec ou sans

Jérémy Frérot poursuit son voyage musical avec « Avec ou sans », un titre lumineux puisant son énergie dans les sonorités du Cap-Vert. Entre rythmes dansants et influences métissées, il délivre un message résolument optimiste : tout est une question de perception face aux épreuves. Porté par une mélodie entêtante et un texte inspirant, ce morceau s’inscrit dans la continuité de son album Gamin des sables, confirmant son goût pour une musique à la fois légère et porteuse de sens.

Pour accompagner cette ambiance, le clip nous offre une immersion dans les coulisses de sa tournée. On y découvre un artiste en pleine effervescence, entre moments de scène, instants complices avec son équipe et échanges chaleureux avec son public. Une invitation à partager l’énergie et l’émotion de son aventure musicale, en attendant une tournée des Zéniths qui s’annonce intense.

Droges – Jamais proprio

Droges ne mâche pas ses mots avec « Jamais Proprio », un titre au vitriol contre l’obsession de la propriété immobilière et les illusions qu’elle véhicule. Entre dénonciation sociale et lucidité économique, le groupe met en lumière un système bancaire qui enferme les individus dans des décennies d’endettement au nom d’un rêve souvent inatteignable. Porté par une rythmique tranchante et des synthés anxiogènes, le morceau installe un climat oppressant, à l’image du piège qu’il dénonce.

Cette critique est prolongée dans le clip avec une imagerie percutante : une ville fantôme où les immeubles s’embrasent progressivement, symbolisant l’effondrement d’un idéal. À mesure que la chanson avance, l’incendie gagne du terrain, révélant des appartements en feu, un cimetière ravagé par les flammes et une figure spectrale en noir, bras levés face au chaos. Une vision saisissante qui renforce le propos du morceau et invite à repenser nos rapports à la propriété et à l’argent.

Yohan – Caroline

Dans « Caroline », Yohan dépeint avec finesse la confrontation entre le souvenir idéalisé d’un amour et la réalité qui l’a transformé. Porté par une mélodie douce et mélancolique, le morceau explore le décalage entre le passé et le présent, entre les émotions figées dans la mémoire et la personne que l’on devient avec le temps.

Le clip renforce cette dichotomie en alternant entre souvenirs vibrants et réalité plus crue. Yohan, perdu dans ses pensées, tente de rattraper un taxi qui emporte Caroline, tandis que des flashbacks nous replongent dans leur complicité passée : des danses insouciantes dans les couloirs du lycée, des instants partagés, des symboles d’une époque révolue. Mais la conclusion est sans appel : Caroline, bien ancrée dans son présent, n’a visiblement pas les mêmes attentes. En comptant distraitement une liasse de billets en sortant du taxi, elle brise l’illusion et ramène Yohan à une réalité dénuée de la magie de ses souvenirs. Une mise en scène subtile et cinématographique qui illustre avec finesse la confrontation entre passé idéalisé et présent indifférent.

TreaksBlood Family

Treaks plonge dans les profondeurs du lien familial avec « Blood Family », un morceau percutant qui capte l’essence d’une relation à la fois toxique et inéluctable. La production, brute et imposante, se distingue par un rythme de batterie lourd et hypnotique, des synthés chirurgicaux et des guitares distordues, créant une atmosphère suffocante. Les sirènes et les cris qui déchirent le morceau ajoutent à l’urgence et à l’intensité de cette réflexion sur les relations humaines, avant que le tout n’explose dans un final cathartique, libérant cette tension accumulée.

Le visualizer, réalisé par Margaux Bardon, amplifie cette sensation de claustrophobie et d’inconfort. Le protagoniste, dont le visage reste mystérieusement caché, évolue dans une pièce tamisée, isolé et en proie à une agitation interne, tandis que des lumières rouges clignotantes et des mouvements de tête sporadiques créent un climat de confusion. Le choix de ne jamais dévoiler son visage renforce l’idée d’un conflit interne, d’un combat invisible, accompagné des paroles défilant en sous-titre. Ce visuel minimaliste et énigmatique se fond parfaitement dans l’ambiance angoissante du morceau, faisant de lui un voyage musical et visuel inoubliable.

Los Fanfarons – Hikikomori

Tchao la Kabylie et bienvenue au Japon avec pour guide Los Fanfarons, qui nous plonge dans une réflexion à la fois intime et universelle sur l’isolement social à l’ère du numérique, avec son nouveau single « Hikikomori ». Inspiré du phénomène japonais du même nom, le morceau capte cette solitude moderne où la frontière entre réalité et digital s’efface peu à peu. La voix éthérée de Cléa Vincent porte une tristesse douce, tandis que Le Grand Mal, par son spoken-word final, apporte une touche de lucidité presque désabusée.

Réalisé par Le Grand Mal, le clip sublime cette introspection en capturant des danses solitaires dans des espaces du quotidien. Salons, chambres et cuisines deviennent des bulles suspendues où chaque protagoniste s’abandonne au mouvement, comme pour conjurer l’isolement. Une mise en images à la fois poétique et saisissante, qui illustre à merveille la fragilité du lien entre réalité et digital.

Émilie MarshÉté 22

Émilie Marsh est de retour et livre un morceau empreint d’une intensité brûlante, à l’image de cet été caniculaire où l’amour et le chagrin se sont mêlés dans sa vie. « Été 22 », qui ouvre son nouvel album Amour Bandit, capture ce moment suspendu entre la douleur et l’extase, où l’émotion déborde et se transforme en musique.

Le clip, sobre et poétique, accompagne parfaitement cette fièvre sentimentale. Marchant seule sur la coulée verte, une rose à la main, Émilie incarne cette errance intérieure. Les éléments symboliques (une chaise solitaire, une bougie rouge, des ballons en forme de cœur s’élevant vers le ciel), traduisent avec pudeur une passion qui consume et laisse des traces. Une mise en images délicate qui sublime la sincérité du morceau et nous plonge dans l’intimité d’une artiste en équilibre sur le fil de ses émotions.

GuizQuoi de neuf dans babylone ?

Guiz, figure engagée de la scène française et membre emblématique de Tryo, poursuit son combat pour un monde plus juste avec « Quoi de neuf dans Babylone ? », 3e extrait de son album solo Utopia, attendu le 11 avril. Ce titre rock-électro, co-composé avec Martin Laumond et Manu Eveno, se veut à la fois un cri d’alerte et un message d’espoir, affirmant que malgré les épreuves, il faut continuer à avancer et à agir.

Tourné sur la pointe bretonne, le clip offre un contraste saisissant entre l’immensité du paysage et l’intensité du message. Seul face à la mer, sans sa guitare (une première pour lui ou pour nous) Guiz chante avec une force brute, porté par les éléments. Ce décor majestueux accentue la portée universelle du morceau : malgré les tempêtes, l’horizon reste ouvert, invitant chacun à avancer et à ne jamais renoncer.

Riva SinistraPlus jamais le soleil

Dévoilé au premier jour du printemps, « Plus jamais le soleil », le nouveau single de Riva Sinistra, qui oscille entre lumière et obscurité, joue ironiquement sur son titre en suggérant une absence de renouveau. Porté par un mélange subtil d’anglais et de français, le refrain, à la fois mélancolique et entêtant, scelle une promesse de ne plus revoir le soleil, traduisant un sentiment de perte et d’errance.

Le clip, au grain rétro, suit un personnage énigmatique affublé d’un masque en forme de soleil, errant dans les rues de Paris. Derrière son attitude presque burlesque, il semble dissimuler une détresse profonde, cherchant un équilibre entre ses excès et une quête de sens. Une errance visuelle et musicale poignante, qui s’inscrit dans la continuité du « trouble » évoqué dans leur précédent single. Une dualité qui prend tout son sens dans l’univers du groupe, à découvrir en live à la Mécanique Ondulatoire le 24 mars.

YardTrevor

Après avoir marqué les esprits aux Trans Musicales de Rennes en décembre dernier, Yard démarre 2025 avec « Trevor », un titre où l’électropunk se mue en une expérience sonore hypnotique. Le trio irlandais construit un morceau en tension constante, mêlant beats techno, nappes synthétiques oppressantes et voix tranchantes, dans la lignée de SUUNS, Death Grips ou Nine Inch Nails.

L’ambiance dystopique du morceau trouve un écho visuel dans le clip animé de Claire Schorman, qui explore la fragmentation de la mémoire et les cycles répétitifs. Premier extrait d’un EP à venir en mai, ce titre illustre la capacité du groupe à repousser ses propres limites, confirmant leur statut de figure montante d’une scène électro-rock aussi abrasive qu’immersive.

Roman AusenAfter midnight

Roman Ausen, jeune artiste de 22 ans, poursuit son exploration musicale avec « After Midnight », un nouveau single qui témoigne de sa détermination depuis son EP Night Tracks sorti en mai 2024. Ce morceau s’éloigne des influences rock pour adopter une sonorité disco-funk plus prononcée, évoquant l’ambiance feutrée des clubs parisiens. La composition est dominée par une ligne de basse entraînante, des synthétiseurs aux accents eighties et un solo de saxophone envoûtant.

Le clip, co-réalisé avec Ben Cabirol, accentue l’aspect cinématographique et hypnotique du morceau, en jouant sur des plans rapprochés et une colorimétrie soignée, renforçant l’esthétique sixties et la sensualité de la nuit.

SinjinMerci

Sinjin revient avec « Merci », un titre empreint de mélancolie et de gratitude, où la beauté fugace d’un instant d’amour se heurte à l’inéluctabilité du temps. Portée par une écriture sensible et imagée, la chanson oscille entre regrets et reconnaissance, offrant une méditation poétique sur l’éphémère.

Réalisé en animation par Benjamin Peltier, le clip illustre cette errance intérieure à travers un voyage solitaire en voiture à travers un paysage désertique. La route, symbole du passage du temps, mène inexorablement vers un point d’arrêt : le protagoniste, quittant son véhicule, contemple l’aube naissante, comme une métaphore de l’acceptation et du souvenir qui perdure. Une mise en scène sobre et contemplative qui accentue la profondeur émotionnelle du morceau, laissant place à une douce nostalgie.