Chaque fin de semaine, la rédaction de Phenixwebtv.com vous propose de découvrir les nouveaux clips qui font actuellement la Une

DelaurentisMystick Blackwood IA 

DeLaurentis, une artiste au cœur de la fusion entre l’humain et la technologie, dévoile une facette futuriste de sa musique avec la session live de « Sinvocea ». Dans cette performance, elle explore la connexion profonde entre sa voix et son intelligence artificielle, qu’elle considère comme une extension de ses propres capacités vocales. L’artiste, vêtue de noir et équipée de mitaines, se tient devant un micro à pied, tout en interagissant avec l’écran sur lequel son IA s’anime. En utilisant sa voix pour dessiner et manipuler son environnement sonore, elle propose une expérience sensorielle intense, où l’humain et la machine s’entrelacent dans une danse musicale et visuelle.

Cette session live, prélude à la release party de son album Musicalism prévu le 9 avril à la Machine du Moulin Rouge, incarne parfaitement l’essence de son projet : une exploration de l’identité musicale au-delà des limites traditionnelles, où l’innovation technologique rencontre la sensibilité humaine.

Lagos In Paris – Afro G Western

Cette semaine, on vous fait découvrir le collectif Lagos In Paris le nouveau single « Afro G Western », qui incarne pleinement leur ADN : une fusion audacieuse entre musique traditionnelle ouest-africaine et production électronique contemporaine. Ce morceau explore une dualité fascinante, où la chaleur des boucles blues et des voix brutes rencontre la précision de textures électroniques subtiles, créant une atmosphère immersive et vibrante.

Le clip, tourné à Abidjan, illustre cette recherche sonore avec poésie. On y suit un vieux DJ en quête du son parfait, tandis qu’en parallèle, une jeunesse exaltée danse sur une plage, portée par l’énergie libératrice de la musique. Ce contraste entre la transmission d’un héritage musical et son expression moderne met en lumière la puissance fédératrice du son Afraw défendu par le groupe. Une vision cinématographique forte, qui accompagne à merveille la richesse sonore du morceau.

Les 3 FromagesBon retour

Les 3 Fromages nous embarquent dans un univers post-apocalyptique à la fois décalé et engagé avec « Bon Retour », le premier extrait de leur sixième album à venir. Fidèle à leur marque de fabrique, ils dressent un tableau hilarant d’un monde en ruines où l’humanité tente de renaître tant bien que mal. La satire est omniprésente, Michel Drucker est même de la partie, symbole ultime de la résistance à l’épreuve du temps.

Réalisé par Mathieu Ezan, le clip prolonge cette ambiance chaotique avec un concert sous fond d’images en perpétuelle dégradation, évoquant une fin du monde numérique. L’alternance entre scènes de concert et projections d’images pixelisées renforce cette atmosphère chaotique, tandis que l’apparition dune petite fille prenant le micro, pour être ensuite expulsée, apporte une touche d’ironie désarmante. Les plans s’enchaînent entre explosions, quête absurde de réseau 3G en pleine campagne et une chute vertigineuse vers l’inconnu. Une mise en scène qui renforce l’humour noir du morceau, tout en nous rappelant que, quoi qu’il arrive, il vaut mieux en rire.

Stone Of a bitchHome

« Home », le troisième single du nouvel EP de Stone Of A Bitch, est une exploration sensible et immersive du lien intime qui nous rattache aux lieux. Entre électro et rock, cette balade introspective questionne la manière dont les espaces influencent notre mémoire et notre bien-être, que ce soit à travers la lumière, l’énergie ou les souvenirs qu’ils éveillent en nous. Porté par des percussions envoûtantes et des arpèges hypnotiques, le morceau traduit une quête de paix intérieure, résonnant comme une errance émotionnelle à la recherche d’un refuge.

Ce sentiment se prolonge à travers le clip, où une danseuse évolue dans la pénombre, tandis qu’en arrière-plan défilent des images d’archives : une petite fille, un chien, une mère, une forêt. Ces fragments de mémoire s’entrelacent avec la gestuelle expressive de la danseuse, dont le visage reste mystérieux, renforçant l’universalité du message. Une pause introspective au cœur de leur nouvel EP Ludwigtory attendu en avril 2025.

NochkaJe ne t’aime plus

Nochka est de retour avec « Je ne t’aime plus », un titre à la fois intime et universel, capturant ce moment charnière où l’amour s’efface ou se transforme. Premier extrait de la troisième partie de son album, la chanson oscille entre mélancolie et émancipation, illustrant ce mélange de nostalgie et de soulagement qui accompagne la fin d’une relation. Après Poupée, qui a marqué les esprits notamment grâce à sa synchronisation dans une série Amazon Prime, l’artiste confirme son talent pour raconter des émotions complexes avec une justesse désarmante. 

Le clip, réalisé par Romain Argento, met en images cette transition émotionnelle en jouant sur une alternance entre passé et présent. Tout commence dans un restaurant, où l’artiste, venue boire un verre seule, se retrouve face à son ex. Ce face-à-face silencieux déclenche une série de souvenirs : les débuts heureux, les discussions sur un banc, les jeux de cartes, les éclats de rire… Mais ces instants légers laissent peu à peu place aux disputes, aux cartons d’un déménagement, aux baisers sous la pluie qui finissent par s’effacer. L’alternance entre ces moments révolus et le présent souligne la progression émotionnelle du titre. Nochka, cette fois, ne fuit plus : elle ose enfin affronter son ex et lui dire qu’elle ne l’aime plus. Le regard de ce dernier trahit l’impact de ces mots, et le clip se conclut sur un long silence, un échange de regards chargé de non-dits.

PléthoreAn Angel

Pléthore dévoile « An Angel », un morceau aérien en duo avec OLEMA, qui oscille entre pop éthérée et influences trip-hop. Porté par des rythmiques précises et une sensation de flottement, ce titre explore la fugacité d’une rencontre, celle d’un voyageur et d’un ange insaisissable. Le clip, signé François Vogel, pousse cette idée encore plus loin en brouillant les frontières entre réel et virtuel. Dans un décor de désert miniature aux allures surréalistes, un homme suit la trace d’une silhouette féminine qui semble l’appeler tout en lui échappant constamment. Entre illusions numériques et quête existentielle, An Angel questionne notre rapport à l’image et à la perception, dans un monde où la réalité devient de plus en plus floue. Un avant-goût intrigant de Digital Dream, premier album de Pléthore attendu pour janvier 2026.

Magali MichautReste avec moi

Trois ans après Impressionniste, Magali Michaut signe son retour avec un nouvel EP, La Bulle, attendu le 23 mai 2025. Ce projet quatre titres marque une évolution dans son écriture : plus libre, plus multiple, oscillant entre colère et bienveillance, sans jamais s’empêcher d’être pleinement elle-même. Scientifique autant qu’artiste, l’artiste dissèque le monde qui l’entoure comme elle analyserait des séquences d’ADN : chaque interrogation du quotidien devient matière à chanson, transformant le doute en mélodie. Après « Cergy » et « Où va-t-on ? » elle lève le voile sur un nouvel extrait, « Reste Avec Moi ».

Cette ballade délicate se pare d’une clarinette et d’un violoncelle qui s’entrelacent dans un dialogue subtil, habillant une voix chargée d’émotion. La vidéo qui accompagne ce morceau capture cette atmosphère intime, laissant place à une interprétation à la fois fragile et intense. En vidéo, cette ambiance intimiste et enveloppante prend vie, offrant un moment suspendu où la douceur et la fragilité se répondent en écho comme en témoignent les images ci-dessous.

Gabi Hartmann – Salinda, la fille aux yeux de sel

La Femme aux yeux de sel est une invitation au voyage, un album où Gabi Hartmann tisse une fable musicale entre rêve et réalité. Construit autour de la chanson « Salinda, la fille aux yeux de sel », il raconte l’histoire d’un personnage féminin en quête d’un remède à son étrange malédiction. Ses larmes, qu’elles soient de joie ou de tristesse, font disparaître peu à peu sa vue, comme si le monde se dissolvait sous ses yeux. Seule l’exploration d’autres terres pourrait lui révéler les secrets du sel et lui permettre de retrouver son regard.

Le clip nous plonge dans cet univers onirique et exotique. Gabi Hartmann danse sur une plage, des coquillages dans la main, comme pour retenir une trace de ce monde éphémère. Autour d’elle, une pirogue bleue flotte sur l’eau, des oranges illuminent le paysage, des poissons fraîchement pêchés brillent sous le soleil. Pourtant, des déchets jonchent parfois le rivage, signe que même les plus beaux mirages sont traversés par la réalité. Un miroir, serti de bijoux et de coquillages, apparaît à plusieurs reprises. À travers lui, une petite fille se dessine, comme un reflet du passé ou un écho du futur. Salinda est-elle en train de se perdre dans ses propres illusions ? Son voyage suffira-t-il à la sauver ?

Olga Bost – C’est fine

Olga Bost trace sa propre voie sur la scène électro avec son univers excentrique et dansant, quelque part entre Björk, Crystal Waters et Catherine Ringer. Son prochain EP, superglam 1, affirme son énergie de productrice, où l’on retrouve un mélange explosif d’hyperpop façon 2012, de basses 90’s entêtantes et de riffs disco acidulés. Au cœur de ce projet, « 𝖈𝖊𝖘𝖙 𝖋𝖎𝖓𝖊 » résonne comme un cri pré-apocalyptique, tiraillé entre la sidération et l’urgence d’agir. Ce titre, produit intégralement sur Korg M1R, exprime la paralysie face aux politiques actuelles et aux récits des médias mainstream, tout en restant éminemment dansant et électrisant.

L’artiste le décrit comme un manifeste autant qu’un exutoire, une tentative de crier « Oh mais oh, stop ! » tout en lançant un « Oui, mais oui ! », à la fois révolté et exalté. Ce morceau, qui clôture superglam 1, annonce un EP aussi engagé que jubilatoire, comme le laisse envisager la vidéo ci-dessous.

Miel de MontagneLe Roi soleil 

Miel de Montagne Miel de Montagne dévoile enfin le clip de « Le roi Soleil », mis en ligne le 26 mars, après la sortie du single le 14 mars. Fidèle à son univers décalé, il y incarne un monarque rêveur, évoluant dans un château où il jongle entre peinture, jardinage et danses absurdes. Vêtu de ses habits royaux, il taille l’herbe avec minutie, s’occupe tendrement de son mouton et esquisse des pas de danse sur des tables, comme s’il régnait sur un monde où le sérieux n’a pas sa place.

Le clip joue sur un contraste savoureux : derrière cette mise en scène loufoque, il se dégage une douceur nostalgique, un sentiment d’insouciance mêlé à une pointe de mélancolie. Une manière pour l’artiste de rappeler que, même dans son royaume imaginaire, la légèreté est un art à part entière.

FfameFfame

« Ffame » marque un tournant pour Benjamin Faugloire, une affirmation musicale où se mêlent introspection et envol. Ce premier titre sous son nouvel alias est une présentation sincère, entre doutes et certitudes, élan et hésitation. D’entrée de jeu, le piano mélodique et émotionnel rappelle son univers d’origine. Puis les synthés brumeux et les brass envoûtants s’invitent, amplifiant la tension. La montée se fait sentir, il est prêt à basculer… mais suspend son geste, comme retenu par une dernière hésitation. Un dernier sursaut au piano, un souffle, et la pulsation électronique s’impose, puissante et irréversible. Plus question de revenir en arrière, Ffame est là, ancré, assumé.

Pour accompagner cette transformation, Florian Lalanne réalise un clip à l’esthétique sensible et immersive. Plusieurs jeunes femmes évoluent dans des instants de solitude ou de partage. L’une arrive à vélo au cœur d’une allée couverte de fleurs roses, une autre remplit un carnet de notes dans sa chambre. Trois amies échangent dans un jardin, une jeune femme plonge son regard dans son téléphone au fond d’un bus, une autre file sur sa moto. Des plans serrés captent l’intensité de ces moments, autant d’échos à cette quête d’identité et de renouveau. Une mise en images délicate et sincère, à l’image de FFAME : un voyage intérieur qui trouve enfin sa voie.

Xavier PolycarpeLaisse couler

Xavier Polycarpe a récemment dévoilé une live session de son single « Laisse couler », initialement sorti le 7 février dernier. Dans cette performance intime, l’artiste apparaît dans la pénombre, guitare électrique en main, face à son micro. L’atmosphère feutrée est renforcée par des plans serrés sur un piano, où l’on découvre la voix envoûtante de Reni Lane, qui l’accompagne. Aux côtés de Xavier, David Sultan (KA Organ & Vocal) et Neil Chablaoui (Acoustic Guitar & Vocal) enrichissent la session de leurs harmonies. Ensemble, ils forment un quatuor vibrant, capté dans une mise en scène minimaliste qui évoque l’intensité d’un concert en petit comité. Chaleureuse et immersive, cette live session met en valeur l’essence du morceau : une parenthèse musicale sincère et enveloppante. Par ailleurs, Xavier Polycarpe prévoit de sortir son nouvel EP le 18 avril prochain, offrant ainsi une nouvelle occasion de découvrir son univers musical.

KnfGabbanaDikkenek

KnfGabbana a dévoilé « Dikkenek » le 28 mars, un titre hybride tiré de son album Étais-tu si rare, façonné avec patience sur six ans. Ancré dans une ambiance trip-hop, le morceau joue sur les contrastes : provocation et douceur, audace et mysticisme, avec une énergie qui rappelle Jamiroquai et Sneaker Pimps, tout en embrassant une esthétique 90s sombre et sophistiquée.

Le clip, coréalisé par Vic Lee et KnfGabbana, s’inspire de l’univers cinématographique d’Abel Ferrara et Inland Empire, tout en rendant un hommage détourné à Bashung et Mylène Farmer. Paloma Vauthier y incarne une figure hypnotique, tandis que Basile Pelletier, remarqué au Festival de Hyères, apporte une touche mode affirmée. Entre punk mystique et glamour ténébreux, ce titre est une expérience visuelle et sonore percutante, où chaque image est pensée comme un tableau cinématographique.

Kloé Lang (feat. Machka) – 1000 pages rework

L’artiste franco-suisse Kloé Lang s’ouvre aux collaborations avec d’autres artistes qui revisitent ses titres. Sa première collaboration avec l’artiste électro Machka donne vie à « 1000 pages rework », une relecture immersive et envoûtante d’un titre issu de son dernier EP Ce que la nuit. Cette collaboration électro-poétique tisse une transe sensorielle où violoncelles et synthétiseurs s’entrelacent, oscillant entre douceur hypnotique et vertige émotionnel. Le morceau évoque l’obsession amoureuse à travers une production à la fois fluide et intense, portée par des textures sonores organiques et électroniques.

Le clip, quant à lui, épouse cette atmosphère contemplative en suivant Kloé Lang dans un voyage introspectif. D’un bateau fendant les flots aux falaises escarpées, elle évolue entre errance et quête intérieure, son regard tourné vers l’horizon. L’image d’un départ, d’un ailleurs inaccessible, se dessine subtilement, renforçant l’émotion diffuse du morceau. Une plongée entre mélancolie et apaisement, à la frontière du rêve et de la réalité.

CheekoJamais Né

« Jamais Né. Jamais Mort », est un hommage vibrant et chargé d’émotion que Cheeko adresse à son ami et frère de scène, Naâman, disparu très tôt. En reprenant un sample d’ « Own Yourself », morceau emblématique de l’artiste disparu, il tisse un message poignant autour du deuil et de la résilience. Ce titre oscille entre tristesse et espoir, cherchant à apaiser ceux qui souffrent d’une perte en célébrant l’héritage laissé derrière.

Tourné sur les plages de galets de Dieppe, ville natale de Naâman, le clip accentue cette sensation de retour aux sources et d’intemporalité. Le choix de cet endroit, à la fois brut et poétique, confère au visuel une authenticité touchante. En parallèle, la cover du single fait référence à l’album Beyond, soulignant l’influence indélébile de l’artiste sur la scène reggae et hip-hop. Au-delà du simple hommage, Cheeko livre une réflexion universelle sur la mémoire et le lien qui unit les vivants aux disparus.

Nebbiu – Lune rouge

« Lune Rouge », le nouveau clip de Nebbiu, dévoilé le 28 mars, est une plongée hypnotique entre mélancolie et poésie. Ce titre puissant allie une écriture introspective à une production immersive, où les mots résonnent aussi fort que les notes. Fidèle à son univers, il tisse une musique où se mêlent engagement et contemplation, explorant ce que la vie lui offre de plus précieux : la nature, les rencontres, l’ouverture au monde.

Tourné en Corse, le clip renoue avec les origines de son nom d’artiste. Le Nebbiu, région naturelle de Haute-Corse, s’étend entre mer et montagne, son nom signifiant « brumes marines » en corse. Dès le premier plan, cette atmosphère se déploie : une brume mystérieuse enveloppe le paysage, installant immédiatement la tonalité du morceau. À la réalisation, Nicolas Dubois (déjà aux commandes du court-métrage contemplatif vwa en 2022) s’associe à Clément Hamtat, spécialiste de l’animation et des effets spéciaux (après leur collaboration sur le clip animé Avec le vent en 2023). Mélangeant prises de vue réelles où on aperçoit Nebbiu en bordure de plage ou en hauteur, et animations, le clip sublime la puissance du morceau par une mise en scène épurée et précise, où chaque plan travaillé vient souligner l’ampleur du texte. Une invitation à un voyage intérieur, entre ombre et lumière.

Oragejusqu’à quand ?

« Pardon », le premier single du projet Orage d’Alexandre Inglebert, s’inscrit dans une exploration intime et mélancolique des non-dits familiaux. La chanson, portée par une pop rock à la fois fiévreuse et poignante, met en lumière les zones d’ombre de l’histoire familiale de l’artiste. La thématique de la mémoire, du poids des silences et des amours gâchées s’exprime profondément à travers des paroles humanistes et universelles.

Pour le clip, Inglebert a choisi une approche visuelle profondément personnelle et émotive. En utilisant des images d’archives retrouvées chez ses grands-parents, il nous plonge dans un voyage à travers le temps, où des moments de vie capturés viennent rappeler la fugacité des souvenirs et la fragilité des liens familiaux. L’artiste nous offre ainsi une réflexion poignante sur l’oubli et la manière dont les souvenirs, souvent tus, façonnent l’identité. Ce clip devient un hommage vibrant aux générations passées et aux mots non prononcés qui marquent les relations familiales.