TedaAk démonte le mythe du prince charmant et dézingue les contes qui tuent dans « le prince est mort ». Un premier clip coup de poing, une rage queer, une réappropriation radicale des histoires qu’on nous a forcés à croire.
Ça commence par une robe de princesse, un corps qui tourne sur lui-même, et cette phrase « Le prince est mort ». Ce n’est pas un slogan, pas une provocation vide, mais une promesse tenue. TedaAk l’avait annoncé, casser le mythe pourri du prince charmant, celui qu’on nous sert depuis qu’on sait à peine marcher. Celui qui fait rêver, mais surtout celui qui abîme.
Il était une fois la fin
Dans ce premier clip, réalisé par Marine Bréhin et François Balthazard, rien n’est laissé au hasard. On passe d’un salon bourgeois ultra-glacé à une boîte de nuit déchaînée, d’un linceul porté par des mains anonymes à un regard face caméra qui crache ses vérités. On retrouve le même souffle que sur scène à Bourges, où TedaAk débarquait en robe, topless, en mode drag-punk politique, et finissait son set sur un « fuck you Rachida Dati » bien senti. Là, c’est le même feu, mais concentré dans quatre minutes de chaos poétique.
Le morceau featuring Argalouve, raconte une princesse qui tombe amoureuse mais refuse le scénario imposé. Pas de mariage, pas de conte gentil, mais juste un gros Non. Et cette idée simple que le prince ne tuera plus la princesse. C’est cru, c’est frontal, et ça fait du bien d’entendre ça en 2025. TedaAk balance un rap déglingué, des images symboliques fortes, une esthétique queer qui bouscule sans s’excuser. Ce n’est pas parfait, c’est vivant. C’est salutaire.
Et si c’est ça, le début de son histoire, vivement la suite.
