Chaque fin de semaine, la rédaction de Phenixwebtv.com vous propose une sélection des nouveaux clips qui font l’actualité. Entre découvertes, coups de cœur et retours d’artistes confirmés, on vous embarque dans le meilleur de la création musicale en images.

Lulu GainsbourgNuit infinie

Lulu Gainsbourg signe une plongée sensible dans les vertiges de l’insomnie avec son nouvel EP Nuit infinie, disponible depuis le 26 septembre. La chanson titre mêle pop française, éclats de rock 70’s et nappes de synthés vaporeux, dessinant une atmosphère élégante et rêveuse. Les voix de Lilou et Billie Chedid apportent une résonance supplémentaire, comme un écho intérieur à cette confession intime où se croisent errance, mélancolie et désir de lumière. Dans cette traversée, la nuit devient tour à tour refuge et piège, un espace suspendu où se perd la frontière entre veille et sommeil.

Réalisé par Sarah Makharine, le clip donne corps à cette nuit sans fin. On y suit Lulu dans une dérive nocturne, entre ombres mouvantes et halos artificiels. Chaque plan semble flotter hors du temps, porté par la lenteur hypnotique de la musique. Les paroles, inscrites en sous-titres, apparaissent comme des fragments de pensées murmurées. L’esthétique, douce et planante, prolonge le morceau dans une rêverie visuelle, où la nuit devient un décor vivant, reflet des émotions et des silences de l’artiste.

Magdalena BaySecond Sleep

Ce 26 septembre, Magdalena Bay a dévoilé le clip de « Second Sleep », qui nous plonge dans un trip onirique et nocturne. Ce nouveau single illustre l’épuisement lié à la société moderne, symbolisée par la ville, et laisse apparaître ce “second sommeil” comme un refuge contre ses violences et contradictions. On y suit le personnage incarné par Mica, le visage marqué par la fatigue. Dos à la ville, elle s’en éloigne et avance vers la caméra, dans un décor froid, sombre et solitaire. En s’endormant, elle bascule vers un monde plus coloré et chaleureux, entourée de créatures psychédéliques. À chaque sommeil, elle alterne entre ces deux univers.

Le clip joue sur les contrastes, entre ambiances chaudes et froides, lumière et obscurité, calme et chaos, solitude et compagnie, sérénité et détresse… Et surtout rêve et réalité, qui se confondent progressivement jusqu’à la fusion horrifique des deux univers, où Mica est finalement poursuivie par les créatures… Encore un clip visuellement marquant, fidèle à l’esthétique décalée de Magdalena Bay !

Tame ImpalaDracula

À peine trois semaines après avoir dévoilé « Loser », Tame Impala revient avec « Dracula ». Le clip de ce single aussi envoûtant que entraînant nous immerge dans l’univers de son prochain album Deadbeat. Une rave nocturne en pleine nature. Une étrange maison rassemblés une ribambelle éclectique de personnages enivrés par la fête. Des danses frénétiques, infatigables. La présence de sombres références comme Pablo Escobar et Charles Manson. Parmi ce décor énigmatique, presque mystique : Kevin Parker, vêtu de blanc. Le chanteur traverse cette foule en transe d’un pas assuré et nonchalant. Derrière lui, un tracteur éclaire son chemin. Les jeux de zooms, de lumières et de couleurs renforcent la dimension captivante et psychédélique de la scène.

Le clip se conclut sur ces personnes suivant le tracteur qui transporte la maison au cœur des festivités, comme hypnotisés, avec une soif pour cette vie hors des sentiers battus. Kevin Parker, à la tête de cette sorte de procession, prend la place d’un leader de culte. Tel Dracula qui fuit le soleil, ces raves isolées et enivrantes s’éloignent des codes imposés par la société.

Marie EspinosaLa Pleureuse

Marie Espinosa dévoile un titre poignant avec « La Pleureuse », une chanson à la fois fragile et puissante où l’on retrouve cette voix douce et vibrante qui la distingue depuis La Démarrante. Entre pop et folk, le morceau explore la peine, la résilience et cette beauté particulière qui naît dans la tristesse. Les mots s’écoulent avec pudeur, portés par une mélodie simple, presque nue, qui laisse toute la place à l’émotion. L’arrangement, subtil et enveloppant, souligne la sincérité de son interprétation et sa capacité à transformer la douleur en poésie

Le clip en noir et blanc accompagne cette intensité avec sobriété. On y voit l’artiste seule dans une église, guitare en main, vêtue d’une robe noire et pieds nus, elle avance lentement dans la nef, comme en dialogue avec le silence du lieu. Les plans se succèdent, entre lumière et recueillement, chaque geste empreint d’une émotion silencieuse. À la fin, elle se met à courir, comme pour se libérer de sa peine. Une mise en scène pure, symbolique, à l’image de la chanson qui se veut émouvante, sincère et profondément humaine.

Gyslain.NJoies ordinaires

Gyslain.N nous entraîne dans un moment suspendu avec don nouveau single lumineux « Joies ordinaires ». Porté par une énergie lumineuse et un groove électro-pop-soul envoûtant, le morceau célèbre ces petits moments du quotidien qui, sans éclat, donnent pourtant tout son sens à la vie. Le refrain, à la fois entêtant et apaisant, agit comme une respiration, une invitation à savourer le présent. Le texte, direct et poétique, nous ramène à l’essentiel : prendre le temps, ressentir, se réjouir de l’ordinaire. Ce troisième extrait, prélude à l’album Rois de France attendu en novembre, mêle douceur et vitalité avec justesse.

Le clip, réalisé par Renaud Delattaignant, prolonge cette philosophie avec simplicité : seul face caméra, Gyslain.N danse, chante, s’amuse, savoure un café fumant, lit, écrit, éclate du papier-bulle comme un enfant. Le montage vif accentue l’élan joyeux du morceau, sans tricher ni en faire trop. Cette sobriété visuelle souligne la sincérité du propos et transforme ces gestes anodins en une célébration des petits riens qui, mis bout à bout, composent la plus belle des mélodies : celle de la vie.

AbyrJe suis ton voisin

Abyr ouvre son premier album avec « Je suis ton voisin », un morceau intime et lumineux qui résonne avec l’actualité de ces derniers mois. Sa voix douce et caressante touche dès les premières notes, entre chanson française et nuances orientales. Elle évoque l’enfance, l’exil, la mémoire et les liens familiaux à travers une écriture empreinte de délicatesse. Inspirée par son grand-père palestinien, Abyr parle d’espoir et de transmission avec une sincérité rare. Ce premier extrait séduit par sa chaleur, sa pudeur et son humanité, et impose l’artiste comme une nouvelle voix singulière et prometteuse.

Réalisé par Thomas Guerigen, le clip joue sur l’idée du miroir et du double. L’écran se divise en deux : à gauche, Abyr en col roulé noir, à droite en col roulé blanc. Quand elle chante d’un côté, son reflet semble l’écouter de l’autre, comme un dialogue intérieur entre ombre et lumière. Les gestes se répondent, les regards se croisent, créant une tension douce et poétique. L’esthétique épurée, les couleurs sobres et le rythme lent laissent toute la place à la voix et à l’émotion. Ce face-à-face silencieux devient une métaphore de l’identité et du lien entre passé et présent.

 Laurent MarionThere is a Road

Laurent Marion revient avec « There is a Road », un titre intime et brûlant qui rend hommage à son père. Sur une base folk teintée de musique du monde, il raconte la route de la vie, ses détours et ses épreuves, avec une intensité qui rappelle les grands espaces et les westerns de Sergio Leone. Sa voix grave et habitée porte un texte chargé d’émotion, entre héritage et quête personnelle, et donne un avant-goût de son album As Time Goes By.

Le clip réalisé par François Galarneau se présente comme une live session aux studios Ferber. Laurent y apparaît entouré de ses musiciens, guitare en main et chapeau vissé sur la tête, face au micro, tandis que cuivres, basse, batterie et guitare enveloppent la chanson d’une énergie chaleureuse. La mise en scène simple et directe met en lumière la complicité du groupe et la force du live, transformant le morceau en expérience immersive où se mêlent ferveur du studio et émotion personnelle du chanteur.

AudioFilmLovers

Le duo caennais AudioFilm explore les amours suspendues avec « Lovers », un morceau électro-pop qui parle des relations jamais vraiment commencées mais qui restent présentes dans nos pensées. La chanson mélange mélancolie et lumière, capturant l’attente, le désir et la douleur de ces histoires idéalisées qui nous retiennent. La voix navigue entre fragilité et intensité, portée par des arrangements subtils qui traduisent la confusion des sentiments et le vertige de l’attente, offrant un voyage introspectif et émouvant.

Le clip met en scène Arthur Beuve, à la fois spectateur et acteur de sa propre solitude. On le suit dans son quotidien : un verre d’eau, une cigarette, une marche dans la rue, une bière en terrasse, toujours entouré mais seul émotionnellement. Les plans alternent entre déplacements et moments statiques, tandis que des flashs de son appartement rappellent la boucle intérieure de ses pensées. Sobre et réaliste, la vidéo reflète la solitude moderne et prolonge la force introspective du morceau avec justesse et sensibilité.

Fiona SanjabiLove Garden

Fiona Sanjabi ouvre un nouveau chapitre avec « Love Garden », premier extrait de son album Nuit 569 attendu en 2026. Entre pop, rock et touches psyché, elle construit un univers à la fois mystique et intime où une histoire d’amour se fane à l’approche de l’automne. Sa voix claire et délicate flotte au-dessus d’arrangements vaporeux, porteurs de mélancolie et de douceur. Les paroles simples mais chargées d’émotion racontent le regret et la beauté du détachement, transformant la nostalgie en poésie. Le morceau déploie une atmosphère suspendue, entre rêve et souvenir, qui séduit par sa sincérité et sa légèreté, offrant un voyage introspectif et délicat.

Le clip réalisé par Charles Billot traduit visuellement cette sensation de clair-obscur. Fiona apparaît dans l’ombre, son visage se dévoilant par éclats tandis que ses gestes lents évoquent le temps qui passe et l’amour qui s’efface. Les jeux de lumière, les mains qui se meuvent et l’eau perlée sur la peau créent une tension entre disparition et révélation. Les plans alternent entre ombre et lumière, invitant le spectateur à ressentir la fragilité du moment. Chaque image se mêle à la musique pour prolonger l’émotion, simple, poétique et d’une grande délicates

Jamie WoonAll The Way

Dix ans après Making Time, Jamie Wood signe un retour attendu avec 3, 10, Why, When, un album introspectif et organique qui prolonge sa quête d’équilibre entre mélodie et contemplation. Le morceau d’ouverture, « All the Way », s’impose comme une véritable porte d’entrée dans ce nouvel univers, un titre enveloppant où la voix feutrée de l’artiste s’accorde à des textures sonores pleines de souffle et de lumière. On y retrouve cette tension propre à Jamie, entre apaisement et vertige intérieur, une écriture musicale qui avance comme une marche lente vers soi.

Le clip, réalisé par Harvey Pearson, épouse parfaitement cette atmosphère hypnotique. Dans une forêt baignée d’une lumière rouge, l’artiste apparaît d’abord de dos, silhouette solitaire face à un décor en mutation. Les nuages s’élèvent, les arbres respirent, tout semble en suspens, et puis le visage de Jamie se dévoile, immobile, presque spectral, tandis que la lumière pulse sur sa peau comme un battement. La caméra alterne entre plans diurnes et nocturnes, entre la densité des bois et l’ouverture d’une plage, dessinant un parcours intérieur plus qu’un simple déplacement physique. La nature devient alors un miroir où l’homme se confronte à sa propre fragilité.

DanylLa voisine

Après « Mazel », déjà disponible sur l’EP KHEDMA 2 et « Brouillon » paru le 16 juillet dernier et déjà repris en chœur par le public lors des concerts, « La voisine » est le troisième extrait du premier album de Danyl « ZMIG » à paraître le 16 janvier prochain. L’histoire au parfum du classique Romeo et Juliette, raconte l’envie de partage de deux enfants voisins, l’un de religion musulmane et l’autre de religion juive. Vu depuis leurs regards innocents, ils ne comprennent pas pourquoi leurs parents se sentent en opposition alors que leurs rituels et habitudes leurs paraissent similaires.

Dans les précédents clips tout le monde saute et danse, cette vidéo présente une nouvelle facette de l’artiste sous la forme d’une session acoustique au sommet d’un immeuble avec une basse, un clavier et ce que l’on devine être un quatuor à cordes. Danyl au chant occupe également le poste de batteur, ce qui nous conforte dans notre intuition que les talents de ce jeune homme sont infinis et qu’il continuera à nous surprendre à l’avenir.

Louise RoamA Faint Echo

Louise Roam, projet de l’autrice et productrice Aurélie Mestres, dévoile «A Faint Echo», premier extrait de Là où passe la nuit, son album attendu en février 2026. Le morceau navigue entre électro-pop et expérimentation, jouant sur le silence, la lenteur et la répétition pour créer une matière sonore sensible et immersive. La voix aérienne de Louise se mêle à des nappes synthétiques et des textures organiques, formant une onde fragile qui explore mémoire et émotions intimes. Chaque note invite à la contemplation, transformant l’écoute en un moment suspendu et intime, où le minimalisme devient un langage puissant. La mélodie caresse tout en laissant des espaces de respiration, permettant à chaque détail de révéler sa profondeur.

Le clip traduit visuellement cette délicatesse et cette fragilité. Une fleur blanche s’ouvre lentement à la lumière, symbole de naissance et de vulnérabilité, avant que deux mains n’apparaissent pour l’entourer, la protéger ou la contenir. L’alternance entre les plans de la fleur et ceux de l’artiste, dont on distingue seulement le visage et les mains, crée un jeu d’échos entre corps et nature. Les gestes sont mesurés, presque chorégraphiques, suivant le rythme du morceau et renforçant l’atmosphère contemplative. À mesure que la chanson progresse, la fleur se fane doucement, laissant flotter une impression de lumière, de sérénité et de beauté fragile.

Soviet SupremBis trop

Soviet Suprem revient en force avec « Bis Trop », extrait de son prochain album Rouge, annoncé pour le mois de (Marx) 2026. Fidèles à leur esprit révolutionnaire et à leur humour mordant, Erwan de Java et Toma de La Caravane Passe renouent avec l’énergie explosive qui a fait leur succès. Le morceau, véritable manifeste festif, mêle rythmes dansants, refrains hypnotiques et verve truffée de jeux de mots. Après plus de 120 dates, un Élysée Montmartre complet en 2024 et un Trianon déjà prêt à s’enflammer en janvier 2026, le duo prouve qu’il reste le fer de lance d’une révolution du dancefloor où humour, groove et engagement se conjuguent sans faiblir.

Le clip de « Bis Trop » compile des images captées lors des « meetings » historiques du groupe, de la Fête de l’Humanité au Dour Festival, en passant par Papillons de Nuit, Yzeures’n’Rock ou le Bataclan. Le montage signé T. Fetermix alterne foules en liesse, scènes brûlantes et extraits détournés d’archives de concerts de Brel, Brassens ou des chœurs de l’Armée Rouge, créant un collage jubilatoire où se mêlent dérision, exaltation et nostalgie. À la manière d’un journal de bord de leur insurrection musicale, la vidéo résume dix ans d’agitations sonores et de communion populaire, rappelant que chez Soviet Suprem, la fête reste avant tout une affaire de lutte et de liberté.

PrincesseCette chanson sur laquelle tu danses

Le duo Princesse dévoile «Cette chanson sur laquelle tu danses», premier extrait plein d’émotion de leur album Nouvelle Romance, attendu en novembre 2025. « Cette chanson sur laquelle tu danses », respire la tendresse et la mélancolie, entre guitares électriques légères, synthés rétro et batterie feutrée. C’est une ballade moderne sur le souvenir d’un amour vécu comme un film qu’on rembobine. Les voix s’entrelacent avec pudeur, dessinant une histoire à la fois intime et universelle. Le morceau trouve son équilibre entre douceur et intensité, porté par une nostalgie lumineuse, et la complicité d’un duo qui parle d’amour sans trop en dire, mais avec justesse et sincérité.

Le clip, signé Jérémie Levy, prolonge ce récit sentimental à travers une histoire d’amour jouée par Paul Kircher. On suit un couple dans les débuts d’une vie commune, entre cartons, rires et escapades à vélo. Les gestes simples racontent la passion, la tendresse, puis la rupture. La caméra capte chaque instant comme une photographie du quotidien, entre lumière d’été et soirs orageux. Le montage accélère, rejoue le temps, et laisse une impression de boucle inachevée. La fin, suspendue sur un regard blessé, résume toute la chanson : l’amour qui s’efface, mais qu’on n’oublie jamais vraiment.

SauvaneI’m Not Bleeding Anymore

Premier extrait de son deuxième album du même nom, I’m Not Bleeding Anymore est le nouveau bijou de Sauvane, qui s’y dévoile plus libre et apaisée que jamais. Portée par un piano intime et des basses vibrantes, la chanson aborde la maternité comme une renaissance, un dialogue entre le corps et l’âme. On y entend la fin d’une douleur ancienne, remplacée par la lumière, la douceur, la force tranquille du féminin retrouvé. La voix de Sauvane, à la fois fragile et sûre, trace un chemin vers la réconciliation avec soi, comme une prière murmurée au creux de la nuit. Tout y respire la sincérité, la lenteur nécessaire pour guérir, la beauté de ce qu’on ne contrôle plus.

Dans le clip, réalisé comme un rêve éveillé, Sauvane apparaît d’abord recroquevillée sous un voile rouge translucide, image puissante d’un corps en attente de renaissance. Puis, au cœur d’un jardin plongé dans la pénombre, elle chante face à la lumière, le ventre nu, tenant un pot de fleurs comme une offrande à la vie. Entre ombre et lumière, chaque geste semble raconter un fragment d’histoire, une transformation profonde. Le rythme lent des plans épouse la respiration du morceau, et la chanson devient une métaphore visuelle du retour à soi.

Be My WifeOnly You

Be My Wife poursuit son exploration élégante et introspective de la pop contemporaine avec « Only You », extrait de son nouvel EP To Deliver a Feeling, sorti quelques semaines après The Restless Pursuit. Federico Nessi, dandy pop par excellence, signe ici une chanson d’amour à la fois délicate et envoûtante, comme une réécriture moderne du classique des Platters. Le morceau s’ouvre sur une ballade fragile où sa voix, oscillant entre douceur et intensité, s’impose avec une justesse troublante, avant de glisser vers des textures plus rythmiques. Ce mélange d’élan romantique et d’expérimentation sonore illustre parfaitement la signature de l’artiste.

Le clip, empreint de mystère et de symbolisme, prolonge cette dualité. Dans un décor épuré, baigné de blanc, on découvre un personnage immobile, vêtu de noir, le visage recouvert d’une matière qui évoque la neige, comme figé entre vie et sommeil. Des mains apparaissent, effleurent son visage, le caressent, le manipulent, et déposent sur lui des glaçons comme si elles tentaient de ranimer un souvenir. Puis l’image se transforme, on retrouve le personnage dans un labyrinthe, faisant tournoyer une lampe suspendue, métaphore d’une quête de lumière dans l’obscurité. Le dernier plan, où il repose à nouveau, un bouquet de roses dans la bouche, scelle la mise en image et l’impose comme une œuvre aussi poétique que troublante, où le romantisme se mêle à une froide mélancolie. 

Geneviève RacetteCommon Denominator

Geneviève Racette nous offre un retour empreint de mystère et de douceur avec Common Denominator, un EP dévoilé le 26 septembre dernier, qui s’ouvre sur le morceau éponyme, à la fois intime et envoûtant. La chanteuse canadienne poursuit ici son exploration des émotions profondes, mêlant folk lumineux et harmonies délicates, dans un univers où la nature devient le reflet des états intérieurs. Sa voix, à la fois apaisante et vibrante, guide l’auditeur à travers un voyage émotionnel sur la quête d’équilibre, la perte et la renaissance. Ce premier titre agit comme un fil conducteur, une méditation sur ce qui nous relie les uns aux autres, sur cette part commune qui persiste même quand tout semble s’éteindre.

Le clip, d’une grande poésie visuelle, accompagne cette réflexion en illustrant avec justesse le thème du morceau et capture toute la beauté spirituelle de l’univers de l’artiste. On y voit Geneviève, seule au milieu d’une forêt, vêtue d’une longue robe blanche, tenant parfois une bougie qu’elle protège du vent comme on protège une flamme intérieure. Les plans s’enchaînent : un miroir où elle cherche son reflet, un papier qu’elle tient avant de le brûler, puis un feu qui devient le centre d’un rituel partagé avec d’autres femmes, toutes vêtues de blanc. Ensemble, elles dansent autour du brasier, comme pour célébrer une libération, avant de s’effacer dans la nuit, laissant l’artiste seule face aux flammes.