Savanah revient avec « Je ne rêve plus », un titre solaire et envoûtant, où la mélancolie se teinte de liberté. Une parenthèse lumineuse signée d’une artiste qu’on ne quitte plus des yeux. 

Savanah a toujours cette façon de rendre le trouble beau. Depuis que nous la suivons, chaque sortie confirme un peu plus la singularité de son univers, entre douceur, mystère et clarté. Avec son nouveau single « Je ne rêve plus », elle signe sans doute l’un de ses titres les plus solaires, tout en gardant cette mélancolie qui la rend si attachante.

La fièvre douce du désir

Le morceau déroule sa langueur entêtante comme une obsession amoureuse : « Je ne rêve plus, rêve plus, que de toi… » Un refrain qui tourne, s’installe, s’enroule autour de la voix de Savanah, à la fois aérienne et ancrée. On y sent cette fièvre dont elle parle, cette tension douce entre abandon et maîtrise. « Ce titre m’a fait sortir des sentiers battus », confie-t-elle. Et on le ressent pleinement, il respire la liberté, le lâcher-prise, la chaleur d’une fin de journée où tout semble encore possible. On y retrouve cette émotion fragile qu’on aime tant chez elle, cette manière de dire l’amour sans le drame, juste avec la vérité des sensations.

Dans le clip tourné dans le décor aride du Canyon du Diable, près de Montpellier, la lumière embrase tout. Savanah, robe blanche et bottes brunes, marche sur la terre rouge comme dans un rêve éveillé. Autour d’elle, ses deux musiciennes, guitares à la main, donnent au trio une allure de bande échappée d’un road movie des années 70, libre et solaire. On la voit chanter, danser, puis s’allonger, le souffle encore chaud du désert autour d’elle. Et ce sourire final, lancé à la caméra, dit tout : le lâcher-prise, la paix retrouvée.

Savanah sera en concert le 15 octobre au MaMA Festival. On ne rêve plus, nous non plus, on attend juste la suite.