Sloń signe un retour tout en douceur avec « À l’étroit dans ma peau », un titre intime qui parle d’acceptation et de bienveillance envers soi.
Six ans de silence, et la voix de Sloń réapparaît comme un souffle familier qu’on aurait longtemps attendu. Depuis son premier EP en 2019, l’artiste s’était imposée par une écriture fine, à la frontière entre la chanson et la folk, où l’intime touche à l’universel. Son retour sonne comme une renaissance pudique, une façon de reprendre la parole là où elle s’était interrompue, avec un regard plus apaisé et ancré dans la vérité de soi.
La beauté du retour à soi
Sloń met des mots simples sur un sentiment universel, celui de se sentir trop, ou pas assez. Sa voix flotte doucement sur une pop-folk apaisée, légère comme une respiration retrouvée. Elle chante les blessures du regard des autres, mais aussi la force qu’on trouve à s’accepter tel qu’on est. Quand elle murmure « pense à moi quand tu crois que ton corps ne suffit pas », on sent une bienveillance rare, une façon d’enlacer sans juger, juste pour rappeler qu’on n’est pas seul à se débattre avec soi-même.
Le clip, réalisé par Bastien Sablé, donne corps à cette émotion dans un univers visuel d’une grande pureté. Drapée de blanc, l’artiste évolue dans un espace fait de toiles de parachute, comme suspendue entre chute et apaisement. Chaque geste traduit une lutte douce contre l’enfermement lorsqu’elle crie, tombe, s’abandonne, se relève. Le tissu, tour à tour cocon et cage, devient le miroir de cette quête, celle d’une femme qui apprend à respirer de nouveau dans sa propre peau. Tout y est sensible, sincère et beau dans sa simplicité, à l’image de cette artiste qu’on est heureux de retrouver.
