« Femmes » n’était qu’à elle, jusqu’à aujourd’hui. Lisa Pariente partage enfin cette chanson pour les femmes, pour les confidences, pour ces liens qu’on ne dit pas mais qu’on ressent.

La chanson a longtemps été gardée pour soi, on l’entend dans sa manière d’exister : sans démonstration, sans calcul, avec une sincérité presque fragile. Lisa Pariente y dépose des scènes familières : des paroles échangées entre femmes dans les toilettes d’un bar, des conseils sur une robe, des discussions qui tournent en rond mais qui soulagent, des moments de relâchement où l’on se raconte sans filtre. Tout sonne juste, comme si « Femmes » avait d’abord servi à tenir, avant d’être partagée.

Lisa célébre les femmes

Après « Ruelle sombre », Lisa reste engagée, mais par un autre angle, celui de ce qu’on apprend malgré soi. Se comparer, se mesurer, douter de sa légitimité… Le refrain revient comme une phrase qu’on se répète pour se rassurer, pour se rappeler d’où l’on vient et avec qui on avance. La production accompagne ce mouvement avec retenue, donnant au morceau une tension continue, presque physique, sans jamais prendre le dessus sur les mots.

Cette sensation d’abandon maîtrisé se retrouve dans la pochette avec deux corps proches, sans pose ni artifice, comme un soutien discret mais indispensable. Elle résume ce que cette chanson transmet sans le théoriser, une force qui ne crie pas, qui se construit dans la présence et la transmission. En trois minutes, Lisa Pariente livre un titre juste, profondément ancré dans le réel, qu’elle portera sur scène à La Cigale le 26 mars 2026.