Chaque fin de semaine, la rédaction de Phenixwebtv.com vous propose une sélection des nouveaux clips qui font l’actualité. Entre découvertes, coups de cœur et retours d’artistes confirmés, on vous embarque dans le meilleur de la création musicale en images.

Léa Jacta EstLes Pyrénées (live)

Léa Jacta Est a sorti son deuxième album Horizons du fantastique le jour des morts en l’an 2024 et l’a porté sur les scènes de diverses régions de France dans le courant de l’année qui a suivi. La musicienne aime expérimenter et faire évoluer sa musique au gré des concerts successifs, elle a choisi de capturer l’évolution live de sa chanson Les Pyrénées lors de l’avant dernière date de sa tournée 2025 à La Mécanique Ondulatoire (Paris). Ne nous fions pas à la durée indiquée sous cette vidéo, ces 10 minutes ne sont que conventions, le voyage qui nous attend s’affranchit de la notion de temps. L’intro jouée à la thémérine nous élève dans une transe réconfortante, prêt.e.s à explorer l’instant qui précède la mort : les dix minutes de cette prestation se logent à l’intérieur d’une seule seconde. Léa n’a pas son pareil pour mêler le macabre et la douceur, cette version captivante nous plonge à travers la mort comme on dépasse certaines étapes de la vie, un simple périple vers l’apaisement et la sérénité.


Lucie SueI Will Shit Where You Sleep

Bien décidée à conquérir le monde, Lucie Sue (live report Roazhon Rage Fest) livre avec I Wil Shit Where You Sleep, le huitième clip extrait de son deuxième album Battlestation (paru le 29 aout 2025). Pour l’occasion, son sens de l’ironie s’éteint et laisse toute la place aux émotions sombres et brutes générées par une histoire d’amour qui a mal tourné. La rockeuse laisse de côté les tenues à paillettes (Reckless), les histoires de vampire (Bela), et le hockey sur glace (Battlestation) : I Wil Shit Where You Sleep est d’un noir tranchant sur fond blanc. Sur ce morceau qui ne peut pas renier ses influences grunges de ’90s, la tension est constante, le chant dans les tonalités graves exprime toute la retenue de celle qui prépare sa vengeance. La flamme visible dans ce clip n’est plus celle de l’amour enflammé, mais bien celle qui assurera la riposte envers celui qui lui a brisé le cœur. Lucie Sue se produira prochainement sur plusieurs scènes de Zenith, puisqu’elle assurera les premières parties d’Ultra Vomit à Paris (Zenith) le 12 mars 2026, à Floirac (Arkea Arena) le 4 avril 2026 et à Lyon (Halle Tony Garnier) le 18 avril 2026 (plus de détails ici).

Dirty RodeoWaiting for the Sun

Nous vous avions déjà présenté Dirty Rodeo dans les clips de la semaine #259 (lire ici). Un mois après Summer, ils nous proposent un nouveau clip : Waiting for the Sun. Le visuel est, une nouvelle fois, orienté vers les dinosaures et particulièrement le T.Rex, visiblement la nouvelle mascotte du duo et star de l’artwork de leur prochain album At Least We Try (à paraître le 13 février prochain). La musique de ce morceau est solaire et légère, les paroles apparaissent par mots clés sur des pancartes brandies par un humain au visage dissimulé sous un masque de T.Rex dans divers lieux de Limoges, ville de résidence des deux musiciens, offrant des décors variés. Nous apprécions les accents plus pop de Waiting for the Sun en contraste avec la tension de Summer, ceci semble annoncer un nouvel album véhiculant des émotions variées. Mention spéciale au clip DIY et à cette sensation palpable matérialisée par les cartons peints, nous aimons le concept d’afficher des messages en public ou même dans un champ désert pour signifier, en peu de gestes et sans aucun cri « J’existe ».

CancreJe veux Voler

Mettre des mots sur cette envie de disparaître un peu, de prendre l’air quand tout devient trop lourd, c’est exactement ce que raconte « Je veux voler », le nouveau single de Cancre. La chanson avance comme un aveu à bout de souffle, où le rêve prend le relais quand les mots ne suffisent plus. Le groupe y exprime simplement ce désir de s’élever, de s’échapper ne serait-ce qu’un instant, sans jamais en faire trop. Réalisé par Pauline Bricout, le clip montre l’envers du décor d’une tournée indépendante entre la route, l’attente, la fatigue et les silences. L’animation vient traduire ce que les corps encaissent sans le dire, en glissant la bande dans des scènes du quotidien, entre réalité et échappées mentales. Le résultat donne un film modeste et juste, à l’image du morceau qui sonne comme une tentative de tenir debout.

Marie SigalFemme Tatouage 

Marie Sigal ouvre 2026 avec « Femme Tatouage », titre central de l’EP du même nom attendu le 20 février. Un morceau frontal et libérateur, qui parle des marques invisibles laissées par la vie, de ce qui abîme mais renforce. La chanson avance par paliers : les chœurs féminins ouvrent l’espace, le rythme s’installe, la voix se charge peu à peu jusqu’au piano final. Un titre tendu mais lumineux, traversé par une colère calme et une vraie affirmation de soi. La vidéo lyrics réalisée par l’artiste, joue la carte de l’épure en mettant en scène l’artiste assise sur une chaise haute, devant un fond blanc, chantant pendant que les paroles apparaissent à l’écran. La caméra s’approche, recule, observe des gestes simples comme s’essuyer les yeux, toucher son visage, ou bouger sur place. Un face-à-face direct, sans mise en scène superflue, qui laisse le texte faire son travail et remuer un peu plus les coeurs.

Avee ManaLove 101

Avee Mana arrive fort en ce début d’année avec « Love 101 », un avant-goût bien nerveux de Layers, leur premier album attendu en février 2026. Le morceau sent le garage à plein nez, riffs râpeux en avant, énergie brute, héritage 70’s assumé. C’est court, direct, et sans détour, porté par une urgence presque ludique, comme un coup de pied bien placé. Un titre qui fait du bruit mais qui sait aussi où il met les pieds, avec une ironie bien placée. Le clip, réalisé par Jade Garnier, détourne les codes de la leçon de morale pour en faire une satire drôle et piquante. Des hommes pris en flagrant délit de mansplaining, rappelés à l’ordre à coups de carton rouge et de sifflet, puis envoyés suivre un étrange programme de rééducation. Un clin d’œil grinçant, qui fait sourire tout en laissant une petite gêne traîner.