« Passager clandestin #2 », le nouveau titre de LaRude, sorti le 1er décembre dernier, aborde le VIH sans détour, avec des mots simples et une émotion brute. Une chanson nécessaire, entre intime et transmission.

Sorti le 1er décembre, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, « Passager clandestin #2 » reprend une chanson déjà présente sur le premier album de LaRude, dans une version repensée, plus proche de ce qu’il est aujourd’hui. Un morceau frontal, qui parle du VIH avec des mots simples, directs et profondément personnels.

LaRude raconte l’indicible

Habitué à écrire sur les failles, les blessures et les zones d’ombre, LaRude ne raconte pas ici une histoire abstraite. Il parle de la sienne. Du moment où le diagnostic tombe, de la peur immédiate, du manque d’informations, et de cette idée encore trop ancrée que le VIH rime avec fin de vie. Le texte met en lumière une réalité que beaucoup ignorent encore : vivre avec le VIH aujourd’hui, être indétectable et donc ne pas transmettre le virus.

La voix est au premier plan, parfois brute, parfois fragile, toujours sincère. L’émotion passe par les mots, leur poids, leur frontalité, sans jamais tomber dans le discours militant plaqué. A l’image du visuel qui accompagne parfaitement cette démarche avec un corps en mouvement, presque suspendu, qui donne l’impression d’un équilibre fragile, d’un combat intérieur porté silencieusement. Une image simple, mais parlante, comme le morceau lui-même, qui rappelle que parler du VIH reste essentiel.