Julia Jean-Baptiste dévoile « Des années qu’on s’aime », une chanson intime qui parle de l’amour quand il dure, quand il rassure, et quand il fait parfois un peu peur
Sur la pochette de « Des années qu’on s’aime », Julia Jean-Baptiste apparaît serrée contre quelqu’un qu’on ne distingue pas entièrement, un bras posé sur son épaule comme on s’accroche à ce qui compte quand on a peur que ça s’effrite. Le regard est calme mais traversé, et dit déjà beaucoup de la chanson. Cet amour qui dure, qui rassure autant qu’il inquiète, qui ne cherche plus à séduire mais à tenir debout malgré les failles, malgré les nuits où le doute s’invite, malgré cette peur de l’abandon qui revient même quand tout va bien.
La chanson se déploie dans cet espace-là, presque sans filtre, portée par une urgence douce. Une loop aux accents UK garage, quelques accords de piano, un sub légèrement dramatique, et surtout des mots qui avancent d’un seul trait, comme lorsqu’on écrit pour soi sans chercher à se protéger. Un titre qui laisse affleurer les insomnies, la crainte de voir l’autre se lasser, cette lucidité étrange qui surgit quand l’amour est installé mais jamais totalement sécurisé.
En filigrane, la chanson respire la tendresse du quotidien, les gestes minuscules qui font tenir un amour dans la durée, les corps qui se connaissent, la joie mêlée à l’inquiétude. Après Toujours plaire, disque marqué par la reconstruction, ce nouveau single éclaire un versant plus doux et plus vulnérable, sans renoncer à la sincérité. Une chanson qui n’idéalise rien, mais célèbre ce qui tient encore malgré les peurs et les doutes, et qui donne envie de serrer un peu plus fort ce qu’on aime.
