Nerlov revient avec « Mon plus grand regret », un morceau personnel qui explore une décision intime et lourde de sens dans un monde qui vacille. Un titre sincère, traversé par les contradictions, premier pas vers un nouvel album très attendu.

Le chanteur angevin ouvre le deuxième chapitre de son parcours en abordant un angle rarement traité sans détour : l’envie d’être parent et les freins qui accompagnent ce choix. Déjà remarqué pour son écriture directe et incarnée sur Pas si grave, il poursuit avec son nouveau single « Mon plus grand regret », son travail sur les zones de friction entre désir intime et responsabilité. La chanson ne pose pas une thèse, elle expose le doute, oscillant entre « faire » ou « ne pas faire », ce qui donne toute sa justesse au morceau.

Le texte avance par phrases simples, presque parlées, qui disent la pression de l’entourage, la place du couple, la peur de mal faire. Nerlov parle d’amour, de projection, mais aussi d’un monde jugé trop violent pour y faire entrer une nouvelle vie « juste pour se sentir mieux ». Loin d’un rejet de la parentalité, la chanson dit au contraire combien le désir existe (jusqu’à ce rêve très précis d’être père d’une petite fille) et combien c’est justement ce désir qui rend la décision lourde. Le refrain martelé fonctionne comme une tentative de reprendre la main sur son propre choix. 

La vidéo, minimaliste et presque immobile, donne à voir différentes familles et configurations, sans hiérarchie ni commentaire. Elle agit comme un miroir, laissant exister des possibles et accompagnant la chanson sans l’enfermer dans un discours illustratif. Mon plus grand regret ne cherche pas à rassurer ni à provoquer, il transforme cette hésitation en matière artistique et annonce un album tourné vers l’intime, sans posture, et sans faux-semblants.