C’est presque un mois après sa release party au Consulat Voltaire que nous avons rencontré Dajak, afin de discuter de son dernier projet SOLAR STEREO, mais aussi de sa manière de concevoir et vivre la musique. C’est dans une boutique Bang & Olufsen que nous avons retrouvé l’artiste : quoi de mieux, pour échanger avec un véritable passionné de technique sonore et musicale, que d’être entouré d’appareils audiovisuels haut de gamme ?

Pour les personnes qui nous lisent et qui ne te connaissent pas forcément, comment tu te présenterais et présenterais ta musique ?

Dajak, 28 ans, chanteur, compositeur, arrangeur, guitariste… Je suis un peu multi-casquettes : tout ce qui touche un peu près ou de loin à la musique, je le pratique. Je suis originaire de la banlieue parisienne, du 77, maintenant parisien depuis une dizaine d’années. Quant à ma musique, il n’y a pas vraiment de genre ou de style précis, mais c’est souvent des balades aériennes. Tout ça fait en indé, en famille.

Ça doit être compliqué à décrire pour toi parce que tu es inspiré par de nombreuses sonorités. Je voulais justement parler de ton évolution, parce que tu es passé d’un “jeune Dajak ragamuffin” à une ambiance un peu plus indie et folk. Qu’est-ce qui a nourri cette évolution ?

Je pense que j’ai toujours voulu faire de la musique, j’ai toujours voulu que ce soit mon truc principal. Il s’avère que c’est passé par la scène reggae et dub quand j’étais au lycée. En fait, c’était parce que tout simplement, quand j’étais adolescent, j’avais envie de faire partie de quelque chose. Et pour le coup, c’était un mouvement ça l’est toujours d’ailleurs méga underground. Dans le sens où on allait en sound system, on allait dans des soirées où on n’était pas nombreux, ça marchait par les groupes Facebook. Et même les grands artistes de cette époque-là, ils étaient super accessibles. C’était vraiment pas comme aujourd’hui, c’était une petite famille. Et c’était cool de rentrer dans la musique par ce biais-là, parce que ça m’a rapidement apporté un certain rapport avec la scène.

Au-delà de l’enregistrement, au-delà de figer de la musique, c’était surtout de la performance live. Et je pense que j’ai toujours eu un attrait pour les musiques qui se veulent assez calmes, avec une dimension spirituelle ou psychédélique selon les musiques. Avec quelque chose de profond, qui vise à une élévation spirituelle et mentale. Et du coup, que ce soit le reggae, que ce soit le rock psychédélique, que ce soit la folk, pour moi, c’est des genres qui communiquent entre eux via ce fond-là. Même si dans la forme, ça peut être différent, au final, le fond reste toujours le même. Et le fond, depuis que j’ai 15 ans et aujourd’hui 28, il est toujours resté le même.

C’est ce besoin d’évasion, c’est ce besoin de s’élever, de rêver d’ailleurs. Et je l’ai retrouvé dans plusieurs genres musicaux. J’ai essayé de faire mon mélange entre tout ça et de faire une esthétique qui me soit propre, sans jamais me dire que je voulais faire de la folk à un instant T, ou du rap. Je me laisse juste porter par ce que j’ai envie de faire. C’est aussi au fil des rencontres et des écoutes que tu découvres d’autres genres : t’en découvres un, tu creuses, puis tu découvres qu’en fait, il est relié à un autre. J’adore l’histoire de la musique, je suis un geek, un passionné de ça. Et du coup, il y a eu plein de choses qui m’ont marqué.

Notamment le reggae et le rap à l’adolescence, puisque c’était aussi des musiques qui parlent beaucoup aux jeunes, parce qu’il y avait un peu de rébellion et un aspect engagé. Et quand t’es adolescent et que tu te cherches un petit peu, je pense que c’est des musiques vers lesquelles tu peux aller facilement. Et puis, venant de banlieue parisienne, le rap, c’était un genre déjà présent. J’ai aussi hérité, par mes parents, du rock des années 70, mais aussi d’autres genres. Donc c’est toute cette combinaison de sons qui se sont entrechoqués et qui s’entrechoquent encore aujourd’hui, puisque j’écoute plein de trucs différents. 

Je pense qu’on a parfois besoin, pour se rassurer mentalement, de mettre des choses dans des cases et de les classer dans tel ou tel genre. Mais au final, tout se relie et rien n’est vraiment rigide.

Exactement, tout est connecté. Je pense que c’est de plus en plus le cas vu qu’on a dématérialisé la musique. Les genres, ils servaient aussi beaucoup à classer la musique, ne serait-ce qu’à la FNAC. Aujourd’hui, on a toujours besoin de ça d’une certaine manière, mais ce n’est plus tellement le biais de consommation numéro 1. Quand tu regardes les plateformes de streaming, maintenant c’est surtout trié par mood. Disons, si tu cherches un mood coucher de soleil, tu peux autant retrouver du reggae que du rock, que de la pop ou de la musique classique. Et je pense que je suis plus rattaché à ça. J’ai tendance à classer la musique plus par mood que par genre. Et du coup, je le transpose à ma propre musique. Je pense que ma musique, c’est plein de genres qui s’entrechoquent, mais c’est un mood très précis, par contre, qui gravite autour des mêmes thématiques. Et du coup, plutôt que de la caser dans un genre, je dirais plutôt que je fais de la musique d’évasion, de paysages et de grands espaces.

Le mood coucher de soleil m’amène justement à ma prochaine question, car je voulais t’interroger sur le soleil qui occupe vraiment une place très importante dans ta discographie. C’était déjà le cas dans ton projet précédent, LES LARMES DU SOLEIL. Là, on le retrouve aussi dans le nom de l’album mais dans beaucoup de tes paroles. Qu’est-ce que le soleil représente pour toi ? Est-ce que c’est un cap ? Est-ce que c’est une volonté de plus de spontanéité créative ?

Déjà, de manière pas du tout philosophique et poétique :  il y a deux ans, j’ai déménagé et je me suis installé dans un appartement où la lumière ne rentre pas. Et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à écrire l’album. Je pense que ça m’a beaucoup marqué et j’ai commencé à passer tout mon temps dehors. Ça m’a fait comprendre que ça avait un impact, comme pour tous les humains d’ailleurs, sur ton mood, sur ton moral, sur ta santé aussi. C’est naturel de sentir la lumière du soleil sur soi ou au moins de sentir la lumière de l’extérieur, même s’il n’y a pas trop de soleil. Donc ça, c’est le côté pragmatique.

Et puis à côté, c’est tout ce que ça amène : les beaux jours, l’espoir, la lumière, la lueur au bout du tunnel. Je pense que je suis beaucoup inspiré par de la musique très solaire. Ce que j’entends par là, c’est qu’elle peut être très mélancolique ou triste par moments, mais il y a toujours cette lueur d’espoir à la fin. Même si je parle de sujets profonds, même si j’exprime des ressentis qui peuvent être parfois moroses ou négatifs, j’essaie toujours d’avoir ces rayons de soleil à la fin qui t’amènent vers quelque chose de plus lumineux. Je pense que j’y avais pas vraiment réfléchi pour les deux albums, c’est juste que naturellement, comme je parle de grands espaces et d’évasion, je les rattache toujours à des paysages très lumineux et solaires. Il y a quelque chose de réconfortant et d’inspirant dans le fait de sentir la chaleur du soleil sur sa peau, ça pourrait m’inspirer encore des dizaines et des dizaines d’albums.

pochette album LES LARMES DU SOLEIL Dajak
LES LARMES DU SOLEIL, le premier album de Dajak

Dans « LOST IN STEREO », tu dis qu’il faut que tu débranches les câbles. Est-ce que t’avais l’impression que le côté technique te brimait dans ton expression créative ? 

Complètement. Je pense qu’il y a un charme à ça, au fait d’être passionné de technique sonore et musicale. Je suis vraiment un geek et un nerd de ça, et c’est cool d’avoir de la curiosité, de savoir comment ça fonctionne, comment réussir à avoir tel son… J’ai appris la production et la composition seul avec des tutos Youtube, c’est un puits sans fond de connaissances et d’apprentissage. En plus, j’ai la chance de le partager avec les musiciens qui m’entourent, qui sont encore plus geek et nerd de ça. On passe notre temps à parler de ça, c’est trop chouette.

Sauf qu’il y a un moment où, quand t’es trop perfectionniste là-dedans, quand t’as accès à beaucoup de matériel, quand tes connaissances deviennent de plus en plus en plus larges, c’est dur de prendre des décisions. Et je pense que j’ai été victime de mes propres passions et de mes propres envies, parce que au final, quand t’es pas contraint dans ta création enfin, on l’est toujours un petit peu —, tu peux vite te perdre au milieu de tout ça. Je pense que c’est important de se perdre là-dedans, parce que c’est là où t’expérimentes, où t’apprends, mais il y a une limite à ça. À un moment, je me suis rappelé que ma musique, c’était effectivement tout ce travail de texture et de sound design, mais c’est aussi les paroles et ce que je raconte. Et si je le raconte juste avec une guitare et ma voix, est-ce que ça fonctionne ? J’avais besoin de me reconnecter à ça et de me brider dans tous ces trucs de matos, et surtout dans le monde digital et numérique dans lequel on évolue. 

Et donc, déjà, le premier pas, c’était me dire qu’il n’y aurait pas d’ordinateur dans la production de cet album, tout sera fait live avec des instruments en acoustique ou en analogique. Je ne fais pas la guerre contre ça, c’est simplement que ça m’ouvrait des possibilités qui étaient trop infinies et que ça ne m’aidait pas à prendre des choix. Être contraint, ça m’aide à avancer. Et tout à l’heure, juste avant qu’on se voit, j’étais chez moi en train de regarder des enregistreurs cassettes de l’époque, où t’as même pas plusieurs pistes. T’enregistres et t’effaces, c’est tout. Ça m’a donné envie de me restreindre encore plus dans mon procédé de création musicale. Je suis en train de repenser encore la manière dont je fais de la musique pour encore plus me rapprocher de quelque chose d’authentique, me rapprocher d’un instant de vie que j’arriverais à figer. Donc, ouais, je suis toujours dans des gamberges de matos, mais qui sont philosophiquement différentes d’avant.

Pendant ton showcase au Consulat Voltaire, t’avais l’air de t’éclater quand tu jouais de la guitare avec tes musiciens. Ça se voit que tu ressens un plaisir particulier quand t’es en live.

Ouais, c’était la fête ! Et le fait de partager la musique à plusieurs, ça a aussi beaucoup changé mon rapport au son. Je suis content d’avoir fait beaucoup de choses seul, que ce soit mon premier EP, mon premier album, mes premières tournées. Mais je pense que j’ai atteint un petit plafond de verre en termes de kiff et de créativité. Et là, au consulat Voltaire, comme tu as pu le voir, j’étais avec les musiciens avec qui j’ai bossé sur l’album et à chaque fois qu’on a l’occasion de partager la scène ensemble et de jouer les morceaux qu’on a fait ensemble, c’est juste du pur plaisir qu’on partage entre nous sur scène. Je pense que les gens le ressentent aussi d’une certaine manière.

Je pense que la suite sera encore plus imprégnée de ça. C’est déjà beaucoup le cas sur l’album, mais pour la suite ça le sera encore plus : faire de la musique purement live et saisir les instants avec leurs imperfections. Et c’est pas grave, car c’est ça qui apporte de l’humanité. Ça m’a pris du temps avant de l’accepter en tant que perfectionniste. Mais parfois, ça témoigne aussi d’insécurité, il s’agit d’avoir confiance en ces faiblesses qui font ta personnalité et qui font la vie, mais aussi l’art. Et je pense qu’aujourd’hui, je commence à accepter tout ça et à voir la beauté qu’il y a là-dedans.

Dajak showcase Consulat Voltaire SOLAR STEREO

Côté influences, tu as pas mal mentionné les années 70, en dehors des artistes plus contemporains comme Frank Ocean, Bon Iver, Dijon ou Mk.gee. Est-ce qu’il y a des artistes qui t’ont particulièrement inspiré ? 

C’est vraiment les classiques de la deuxième moitié des années 60, première moitié des années 70, pour être très précis. Socialement, il y avait tout le mouvement hippie, donc une libération sur plein d’aspects. Tu retrouves ce côté très solaire et libre dans les textes. Mais dans la musique, ce qui m’a surtout marqué, c’est que c’était une période d’expérimentation, surtout chez les groupes anglais, puisqu’il se passait beaucoup de choses en Angleterre à ce moment-là en termes de technique sonore.

Et du coup, les gars pétaient les plombs en studio, ils faisaient des morceaux de 25 minutes, c’était super expérimental. Et pourtant, ça restait la pop de l’époque, entre guillemets. Je cite Pink Floyd, mais il y a bien évidemment les Beatles sur la fin de leur carrière en tant que groupe. Et ça, c’est un peu les deux grosses influences. Il y a aussi Bob Dylan d’une autre manière, moins pour le côté geek du son, mais plus pour le côté écriture. Je pense que c’est un peu le trio de références de ces années-là.

À cette époque, la musique paraissait un peu plus libre et c’était vraiment des révolutions musicales. Je pense qu’il y a toujours des révolutions musicales aujourd’hui, il y en a plein même, tous les jours, mais nos biais de consommation sont différents. Et donc aujourd’hui, la musique longue a plus de mal à prendre sa place au sein de cette industrie alors qu’avant, c’était super bien vu et stylé de faire une intro de 20 minutes sur un album. Donc voilà, il y a un petit charme avec cette époque-là. Même visuellement, il y a un truc qui m’a toujours attiré et qui m’attire encore.

J’ai l’impression que dans SOLAR STEREO, il y a moins de paroles et qu’elles sont plus courtes que dans LES LARMES DU SOLEIL. Est-ce que c’est quelque chose qui est voulu ? Pour laisser les instrumentales parler à ta place, peut-être ? 

C’était super voulu et c’est super pertinent de le relever. En fait, c’est parti de plusieurs choses. Déjà, il y avait le fait que, pendant LES LARMES DU SOLEIL, ma façon d’écrire était beaucoup plus influencée par le rap. Et du coup, j’avais des flows super denses, en termes de quantité de mots. Et j’adore ça, j’écoute encore plein de trucs comme ça. Puis j’ai fait du live avec cet album et je me suis rendu compte que les moments où j’arrivais le mieux à interpréter et à vraiment connecter avec le public, c’était les moments où il y avait moins de mots, mais qu’ils étaient plus percutants. Et je pense que mes écoutes ont commencé à aller aussi dans cette direction.

Je me suis dit que je pouvais tenter ce travail d’écriture : mettre moins de mots, mais plus percutants. Bien évidemment, par la même occasion, ça a laissé de la place pour les parties instrumentales et pour la guitare.  Mais tout ça, ça partait du live. En fait, parfois, je fais un couplet avec 800 000 mots et je vois que les gens écoutent, mais parfois, j’en dis que 4 et là, je sens que je les attrape vraiment. Réfléchir à l’écriture par rapport au live, c’est quand même pas mal parce que t’as un rapport différent. T’intellectualises peut-être un peu moins toute l’écriture et tu vas peut-être vers des trucs un peu plus intuitifs.

Tu disais que tu faisais de la musique des grands espaces et c’est vrai que c’est très cinématographique. T’as accompagné quelques morceaux de SOLAR STEREO par des clips et j’aimerais savoir comment tu participais à leur création ? 

Sur ce projet-là, le processus était assez différent du précédent. Sur LES LARMES DU SOLEIL, il y avait vraiment cette envie, avec Maxime Ellies qui avait réalisé les courts-métrages, de faire de la fiction et des courts-métrages. Sur cet album-là, j’avais envie qu’il y ait moins de fiction, mais plus d’ambiance et de mood. J’ai donc co-réalisé les trois clips : « VERS LE SOLEIL, TU COURS! / CIMETIÈRE D’ÉLÉPHANTS », « LES ALLUMETTES » et « HÂTE DE VIVRE ». Et j’ai bossé avec des super réals : Tanguy Delavet et Etienne Renollet, qui est plus ou moins réalisateur mais qui est surtout mon metteur en scène et scénographe. Là, il était chaud de co-réaliser les clips et il a tué ça. Mais souvent, quand je fais un morceau, j’ai déjà les images, les couleurs, les paysages et l’ambiance en tête. Donc je finissais mon son, je faisais un moodboard avec toutes les images que j’avais en tête. Puis on faisait des brainstormings avec les co-réalisateurs, puisque j’estime pas du tout être encore au niveau pour pouvoir réaliser seul un de mes clips. Peut-être que ça arrivera plus tard, mais j’aime aussi l’aspect collaboratif et bosser avec des gens dont c’est vraiment le métier. 

Là c’est une question où je me fais plaisir : c’est par rapport à ton featuring avec Swing, car j’ai beaucoup écouté sa musique depuis L’Or du Commun. Comment cette collaboration est née ? 

Elle est vraiment drôle cette anecdote en plus ! Mon distributeur, PIAS, travaille aussi avec Swing et ses équipes. Souvent quand il y a des release parties, les labels invitent les autres artistes du label. Il y avait une release party de Sofiane Pamart, dans un endroit très guindé et magnifique. C’était une soirée champagne/costume et tout le monde avait joué le jeu, c’était trop cool. J’étais venu parce que j’étais invité par l’équipe, donc je débarque mais c’est pas trop mon univers. Je suis là tout seul avec ma coupe de champagne et je regarde à côté : je vois Swing et son manager, qui ont l’air de ressentir la même chose que moi. Une connexion s’est immédiatement créée. Il avait déjà entendu ma musique via Primero et moi je connaissais sa musique depuis L’Or du Commun. Et on a tout de suite commencé à échanger, on a beaucoup de références en commun. C’est comme si on s’était capté dans un bar et on était tout de suite devenu potes. J’ai que deux featurings, Tuerie et Swing, et les deux se sont fait dans ce genre de contexte, où on a vraiment connecté en tant qu’humains. 

À cette époque-là, je commençais déjà à bosser sur « RAYONS » qui était le premier titre de l’album sur lequel j’ai commencé à travailler. J’ai directement pensé à lui parce que ça m’a fait penser à son univers. Je jouais pas longtemps après à Liège et je lui ai écrit. Ça s’est fait naturellement après ça, il y avait toute la team de L’Or du Commun et de son label. J’avais l’impression de passer la journée entre potes. Je suis trop fier de ce featuring et de cette connexion, je trouve que Swing fait vraiment partie de ces artistes francophones qui proposent quelque chose de nouveau et de qualitatif. Je pense qu’on a beaucoup de références américaines et anglo-saxonnes en commun. On se sait.

Mais trop bien ! Va falloir l’inviter pour l’Olympia alors, en plus ça me fait une transition pour ma dernière question. 

(petit silence) Écoute… Je veux pas spoiler mais… il y a des chances pour qu’il soit là (rires)


Vivement le 21 mars alors ! Est-ce qu’il y a quelque chose de particulier que tu attends ou espères de cette date ?  

C’est toujours particulier avec les dates parisiennes parce qu’on sait jamais trop à quoi on peut s’attendre. Je me rappelle de mon Trianon où on avait bossé le truc à fond et on était agréablement surpris par l’accueil des gens. Il y avait cette espèce d’énergie, de fierté partagée par tout le monde dans cette salle, comme si on avait fait ce Trianon tous ensemble. Je sens qu’il y a déjà un peu cette énergie autour de l’Olympia. Les gens sont non seulement contents de me voir, mais ils sont surtout contents de savoir que ce sera un Olympia. Il y a une sorte de fierté partagée qui me touche énormément et qu’on va sans doute retrouver le soir de la date.

Sinon, je veux qu’on fasse le meilleur show possible en scénographie et en musique. Mais sinon, j’ai pas d’attentes particulières car j’ai appris qu’il fallait se laisser porter par l’instant et que chaque concert est différent. Faire un bon concert, je pense, c’est bien se préparer et surtout bien s’adapter. Ça va être la fête ! En fait c’est ça que j’attends, c’est la teuf avec l’équipe et avec le public ! En plus, c’est le jour du printemps.

Mais c’est incroyable ! Le retour du soleil ! 

Mais oui, en plus ça a pas été calculé comme ça ! C’est beau philosophiquement de se dire qu’on va célébrer l’album le jour de la fin de l’hiver et du début du printemps. Ça va être une belle fête. 

Merci à Dajak pour ce bel échange : on vous donne rendez-vous le 21 mars à l’Olympia pour célébrer l’arrivée du printemps à ses côtés !