Chaque fin de semaine, la rédaction de Phenixwebtv.com vous propose une sélection des nouveaux clips qui font l’actualité. Entre découvertes, coups de cœur et retours d’artistes confirmés, on vous embarque dans le meilleur de la création musicale en images.
Joyce Jonathan – Comme d’hab
Quatre mois après la sortie de son single « comme d’hab », Joyce Jonathan nous offre enfin le clip réalisé par Marso. L’artiste nous emmène pour une balade dans la nuit parisienne avec son single qui parle de ces instants simples et précieux de la vie, ceux où l’on profite du moment présent sans trop se poser de questions. La chanson capture cette routine qui devient magique quand on y met un peu de légèreté et de joie, avec une mélodie douce et chaleureuse qui invite à la flânerie.
Le clip, réalisé par Marso, transforme la nuit en terrain de jeu. On suit Joyce qui sort de son lit pour arpenter Paris : elle traverse les rues, fait ses courses, grimpe dans un bus transformé en mini boîte de nuit, danse sous les néons et immortalise les instants avec un appareil photo jetable. Chaque scène raconte un petit moment de liberté et de plaisir, jusqu’au retour au lit du début, comme si la nuit entière n’avait été qu’un rêve éveillé. Le spectateur a l’impression de marcher à ses côtés, de partager cette aventure simple mais pleine de vie, où chaque geste banal devient une célébration.
Yael Naim – Solaire
Yael Naim, qu’on a croisé cette semaine à la release party de Gildaa, nous emmène dans un voyage intérieur avec son nouveau single « Solaire ». La chanson est douce, presque silencieuse, comme un souffle qui libère ce qui pèse depuis trop longtemps. Ce n’est pas une rupture brutale, mais un mouvement lent et instinctif, celui de se délester de ce qui colle à la peau, de retrouver son espace et sa lumière. Chaque note semble tracer le chemin d’une transformation intime, comme si on la suivait pas à pas dans sa reconquête de soi.
Le clip met en images cette renaissance dans un paysage désertique, où Yael Naim devient partie intégrante du décor. Au début, un voile blanc l’enveloppe totalement, la rendant immobile, figée dans le temps. Peu à peu, le voile se fait plus léger, traînant derrière elle, glissant de ses cheveux, jusqu’à disparaître presque complètement, signe qu’elle reprend le contrôle. On la voit marcher, gravir des rochers, courir vers la lumière dans ce désert plein de potentiel, propice à la création et à la réinvention. Et quand le voile devient papillon, c’est tout un symbole de renaissance, de force et d’espoir, un chemin vers la liberté et, peut-être, vers la paix.
Ysé – Elles
Avant la sortie de son album Pour ce qui nous attend de mieux, prévue le 24 avril prochain, Ysé continue de dérouler son histoire avec « Elles », comme un souvenir qu’on raconte sans en faire trop. Une relation qui traverse le temps, sans grand discours, juste à travers des moments partagés, des présences qui comptent et qui s’installent doucement dans une vie.
Le clip suit cette idée sans la surligner. Il commence dans un moment très seul, presque refermé, puis la porte s’ouvre et tout se déplace. Des amies arrivent, s’installent, parlent, rient, mangent ensemble pendant qu’Ysé joue un peu en retrait. Rien de spectaculaire, mais une vraie sensation de groupe qui se forme. Les verres qui s’entrechoquent, les discussions qui se croisent, un selfie pris à la volée… Des détails simples qui finissent par dire l’essentiel. L’amour n’est pas isolé, il existe au milieu des autres, dans ces instants partagés où tout paraît naturel, presque évident.
Olli & the London Radio Pop Orchestra – Life on Rennes
Olli & the London Radio Pop Orchestra signe avec « Life On Rennes » une chanson qui regarde en arrière sans nostalgie écrasante. Il y a plutôt une forme de douceur dans la façon d’évoquer ces années-là, comme si les souvenirs continuaient de circuler sans chercher à être figés. La ville devient presque un prétexte pour parler de ce moment où tout commence : les premières nuits, les rencontres, cette impression que quelque chose s’ouvre sans qu’on sache encore où ça mène. Entre mélancolie légère et envie d’avancer, le morceau reste suspendu dans cet entre-deux.
Le clip prolonge cette sensation en installant une distance. En noir et blanc, Rennes semble à la fois vivante et un peu fantomatique. L’artiste apparaît dans ces rues, souvent immobile ou en train d’observer, comme s’il cherchait à reconnaître quelque chose qui lui échappe déjà. Il ne raconte pas vraiment une histoire, il traverse plutôt des fragments : des bâtiments, des perspectives, des coins de ville chargés de mémoire. Tout donne l’impression d’un souvenir qu’on revisite sans pouvoir le rattraper complètement.
El Coyoté – Sonotone
El Coyoté nous embarque dans un voyage brut et sincère avec leur single « Sonotone », un morceau où le rock garage français rencontre des paysages d’aventure et d’émotions intenses. Second extrait de leur EP l’ombre s’avance à paraître le 17 avril, la chanson raconte ces instants de liberté et de mouvement, où la vie file comme une route infinie et où chaque riff semble tracer les contours d’un horizon à découvrir. On sent l’énergie du groupe, cette rugosité chaleureuse qui fait vibrer le corps et l’âme, comme si chaque note portait l’histoire de leurs expériences et de leurs voyages imaginaires.
Le clip prolonge cette sensation d’évasion en suivant une voiture qui file sur les routes de campagne, entre champs et animaux, comme si elle traversait des territoires à la fois réels et intimes. Entre chaque trajet, on croise les membres du groupe, jouant de leur guitare dans des pièces ou sur scène, comme autant d’arrêts sur image de leur vie de musiciens. Les oiseaux qui s’envolent à l’horizon, les lumières des concerts, les routes infinies : tout crée un sentiment de liberté et d’urgence, celui de vouloir avancer tout en savourant chaque instant. Le clip, comme la chanson, nous transporte dans ce mélange de rugosité et de poésie, entre intensité brute et douceur de vivre.
Winecraft – (We’re not) out of the woods
Avec « (We’re Not) Out of the Woods » les strasbourgeois de Winecraft nous font entrer dans une forêt pleine de surprises, où l’énergie du rock se mêle à un humour malin. La chanson parle de ces moments où tout semble aller de travers et où l’on n’est jamais vraiment sorti d’affaire, mais où la musique nous emporte malgré tout. Le rythme est joyeux, le refrain facile à retenir, mais derrière cette légèreté, l’ironie pointe, comme un clin d’œil à la vie qui nous surprend toujours.
Le clip joue pleinement avec cette idée : on suit le groupe qui sèche sa répétition pour aller faire la fête en forêt, mais la célébration vire à l’absurde avec une meute de loups masqués qui semblent représenter des figures d’autorité. Les situations rappelent un épisode de Scooby-Doo, mélangeant humour et tension. Chaque scène est un petit décalage qui nous fait sourire et réfléchir à la fois, exactement comme le morceau, où plaisir et inquiétude se confondent.
Nicolas Jules – Indépendantiste
Pour ses trente ans sur les routes, Nicolas Jules nous offre un nouveau chapitre avec « Indépendantiste », la face B de son 45 tours consacré aux chansons de rupture et aux nouveaux départs. La chanson parle de liberté et d’autonomie, qu’il s’agisse de se reconstruire après une relation, de tracer sa voie artistique ou de trouver son équilibre personnel. Chaque mot est posé avec cette poésie lucide qui caractérise Nicolas Jules : tendre et exigeante à la fois, la voix semble nous dire que la vraie indépendance se construit pas à pas, dans l’errance et la réflexion.
Le clip réalisé par Joannie Kneppers prolonge cette idée de voyage intérieur. On suit Nicolas Jules dans des errances tranquilles, parfois presque solitaires, avec des regards directs qui interrogent autant le spectateur que lui-même. Les images sont simples mais puissantes : des paysages qui respirent, des gestes qui racontent un chemin vers soi, un équilibre entre la contemplation et le désir d’avancer. On ressent cette tension entre le besoin de liberté et les liens qui nous retiennent, exactement comme la chanson, qui oscille entre lucidité et émancipation, poésie et confrontation avec la réalité.
Milena – J’y crois encore
Milena nous emmène dans ce moment délicat qui suit une rupture avec son nouveau single « j’y crois encore ». La chanson parle de ces sentiments qui refusent de disparaître malgré tout, de ce mélange fragile de tristesse et d’espoir où l’on se surprend à croire que tout n’est pas perdu. Sa voix douce mais déterminée nous guide comme une main tendue, prête à rassurer et à donner du courage.
Dans le clip, Milena transforme les gestes du quotidien en petites scènes poétiques : elle écrit dans son carnet, décroche le téléphone, enfile son manteau et s’élance dans un jardin-studio où elle danse et chante. Chaque mouvement semble raconter la tension entre l’envie de rester dans le passé et le désir de s’ouvrir à demain. Et quand elle quitte finalement le studio pour suivre une autre direction, c’est comme si elle nous invitait, nous aussi, à avancer, même quand le cœur hésite encore.
Courcheval – Péricarde
Courcheval nous plonge dans l’intimité de l’amour avec « Péricarde », un morceau qui fait battre le cœur au rythme de ses mélodies. La chanson raconte cette sensation fragile où chaque instant compte, où l’on marche sur un fil entre instinct et raison, prêt à tomber ou à se rattraper. Les chœurs au refrain font monter l’intensité, comme si le cœur s’emballait avant de retrouver son calme, et l’ensemble donne l’impression d’être suspendu dans le temps.
Le clip nous entraîne au cœur de cette tension : les images respirent au rythme du souffle et des battements, et petit à petit, l’équilibre se brouille. Les repères se déplacent, les mouvements deviennent presque hypnotiques, et l’on ressent cette frontière ténue entre contrôle et abandon. On suit deux corps qui tanguent et vibrent ensemble, et c’est exactement ce mélange de fragilité et de beauté que la musique nous faisait déjà deviner.
