Chaque fin de semaine, la rédaction de Phenixwebtv.com vous propose une sélection des nouveaux clips qui font l’actualité. Entre découvertes, coups de cœur et retours d’artistes confirmés, on vous embarque dans le meilleur de la création musicale en images.

LancelotUn homme seul

Après l’EP Pas assez sorti en juin dernier, dont on parlait déjà, Lancelot revient avec « Un homme seul », premier pas vers son tout premier album. Dès les premières notes de piano, quelque chose s’installe, comme une scène qui s’ouvre lentement. La chanson raconte un homme qui se regarde en face, sans détour, entre solitude assumée et envie d’autre chose. Sa voix avance avec assurance, presque théâtrale, et porte ce mélange de mélancolie et d’élégance.

Le clip nous glisse justement dans cet entre-deux. On suit Lancelot entre la scène et les coulisses, entouré de monde mais toujours un peu à part. Il traverse des couloirs, croise des corps, chante sur scène, puis se retrouve seul dans une loge ou sur un canapé, comme si personne ne pouvait vraiment l’atteindre. Les allers-retours entre lumière et arrière-scène racontent cette solitude qui persiste, même au milieu du bruit et du mouvement. Et au fond, il reste cette image d’un homme au milieu des autres, mais jamais tout à fait avec eux.

Liquid Jane (feat. NxQuantize) – Cœur cassé

Sorti le 14 février dernier et déjà chroniqué dans nos pages, « Cœur cassé », marque une étape importante pour Liquid Jane. Elle y raconte la rupture sans détour, ce moment où tout est déjà brisé et où il faut apprendre à avancer malgré le vide. Les mots sont simples, presque murmurés, comme un constat qu’on finit par accepter. Pas de grand drame, juste une vérité posée, avec cette sincérité qui la caractérise.

Dans le clip réalisé par Jade Garnier, on la découvre à l’arrière d’une décapotable, enveloppée dans une grande couette blanche, comme si elle emportait encore un bout de son passé avec elle. La voiture longe la mer, le paysage défile lentement, et rien ne semble venir perturber ce trajet. Il y a quelque chose de suspendu dans ces images, une manière de laisser filer les choses sans lutter. Peu à peu, le mouvement suffit : avancer devient déjà une réponse.

UltramoulePatriar Pitalisme

Après « La Folia » et « Ni Uma Màs », déjà envoyé en éclaireurs de leur Gros Gâteau d’opus à venir, Ultramoule débarque avec « Patriar Pitalisme », un morceau qui ne tourne pas autour du pot. Ici, la musique devient un terrain de jeu pour dire les choses franchement, sans se cacher derrière des formules trop sages. Le titre s’attaque directement aux rapports de domination, en mélangeant ironie, absurde et colère. Ça pique, ça provoque, mais ça garde une forme de recul, presque moqueur, comme si le groupe préférait démonter le système en le ridiculisant plutôt qu’en le récitant.

Le clip pousse cette idée encore plus loin, dans un décor d’hôpital étrange et presque abandonné. On y croise des médecins, des figures en costume, des patients, tous pris dans une sorte de théâtre absurde où une énorme masse devient le centre de tout. Pendant ce temps, le groupe débarque, armé et déterminé, comme pour renverser ce qui se joue sous leurs yeux. Les rôles finissent par s’inverser : ceux qui dirigeaient se retrouvent à genoux, forcés de faire face à ce qu’ils incarnent. C’est frontal, parfois dérangeant, mais toujours porté par une énergie qui refuse de détourner le regard.

Charlotte Fever2tincelles

Charlotte Fever revient avec « 2tincelles », une chanson qui regarde droit devant. Ici, il est question de celles et ceux qui veulent bouger, partir, ne pas rester coincés là où tout semble déjà écrit. Le morceau avance comme une échappée, porté par une ambiance douce mais déterminée. La voix répète presque une évidence, qu’il suffit parfois d’être deux pour imaginer autre chose, pour croire que ça peut encore s’embraser.

La live session joue la carte de la simplicité et du lien. Dans ce studio, le duo se répond, échange les rôles, se rapproche peu à peu. Lui au micro, elle à la console, puis l’inverse, comme un jeu naturel entre deux présences qui se complètent. À la fin, ils se font face, chacun avec son micro, dans une proximité presque suspendue. Pas de décor compliqué ici, juste eux, la musique, et cette tension douce qui passe d’un regard à l’autre.

Solal RoubineSur la pelouse

Après les premiers retours autour de « Solo » puis de « Peur de tout », Solal Roubine continue d’avancer avec « Sur la pelouse », nouveau morceau qui annonce la suite. Ici, il parle de ce moment fragile où l’on revient de loin, avec encore quelques traces du passé, mais l’envie de se laisser surprendre à nouveau. La chanson avance entre tension et douceur, comme un cœur qui hésite puis finit par s’ouvrir. On sent chez lui cette manière de transformer le doute en quelque chose de lumineux, sans jamais forcer.

Le clip suit cette idée de mouvement et de rencontre. On le découvre en train de courir sur une route de campagne, avant de croiser une fille en vespa rouge. Très vite, un jeu s’installe entre eux : ils se suivent, se dépassent, roulent ensemble, puis s’échappent dans la nature. Il y a quelque chose de léger dans ces moments, presque adolescent. Entre une cassette qu’on partage, une course dans l’herbe et un feu de camp à la nuit tombée, tout raconte cette bascule simple, celle de passer de la solitude à une présence, sans même s’en rendre compte.

VLDLa flamme de ma vie

VLD propose avec « La flamme de ma vie » une chanson qui suit une histoire d’amour dans ce qu’elle a de plus mouvant. Rien n’est figé ici : ça commence par un élan, puis ça doute, ça vacille, mais quelque chose tient malgré tout. Le piano guide le morceau avec douceur, accompagné par des cordes qui viennent appuyer les moments plus intenses, comme si chaque étape de la relation trouvait naturellement sa place.

Le clip nous entraîne dans une nuit parisienne où VLD traverse lui-même cette histoire. On le voit au piano, puis aux côtés de cette femme, entre balades, silences et moments partagés. Les images glissent du noir et blanc à la couleur, comme si les émotions prenaient peu à peu plus de place. La caméra les suit sans coupure, laissant apparaître les tensions comme les rapprochements. Et à la fin, on les retrouve ensemble près du piano, éteignant la bougie d’un même geste, comme pour refermer ce chapitre à deux. 

Flo Catteau (feat. Angel Polder) – ADN

Flo Catteau ouvre un nouveau chapitre avec « ADN », premier extrait de son prochain album, pensé cette fois à deux voix avec Angel Polder. La chanson parle de ce qui nous relie sans qu’on puisse toujours l’expliquer : les origines, les parcours, les différences aussi. Le duo fonctionne comme une évidence, chacun apporte sa couleur, et ensemble ils dessinent quelque chose de simple et sincère, presque instinctif.

Le clip installe ce lien dans un studio en noir et blanc, où les deux artistes chantent, entourés de musiciens, comme enfermés dans une bulle. Pendant ce temps, deux silhouettes animées apparaissent et se confrontent, comme un écho plus symbolique à ce qui se joue entre eux. Entre proximité et opposition, réel et imaginaire, tout tourne autour de cette idée : ce qui nous sépare fait aussi partie de ce qui nous unit.

Adieu NarcisseLe temps joue contre nous

Après « Jamais » dévoilé fin 2025, Adieu Narcisse poursuit son chemin avec « Le temps joue contre nous », un titre qui parle de ces décisions qu’on prend en sachant qu’elles vont laisser une trace. La chanson avance entre lumière et malaise, avec cette idée que certains choix sont nécessaires, même s’ils font mal. Il y a quelque chose de dansant, presque libérateur, mais jamais totalement léger, comme si la fête cachait toujours un doute.

Le clip nous emmène au cœur d’une nature presque hors du temps. On suit deux protagonistes qui se retrouvent, s’éloignent, dansent, plongent dans l’eau ou traversent la forêt, souvent accompagnées d’un chien. Les gestes sont libres, parfois étranges, comme ce miel qu’on étale sur la peau, comme si tout passait par le corps. L’eau revient sans cesse, comme un point d’ancrage. Et puis à la fin, les mains qui s’étaient rejointes se lâchent, sans drame, mais avec une forme d’évidence.

Boy CalypsoJe me réveille 

Boy Calypso pose les bases de son univers avec « Je me réveille », un titre né après un burn out, comme un point de départ. La chanson raconte ce moment flou où l’on sort doucement de quelque chose de lourd, sans vraiment savoir encore où l’on va. Il y a de la mélancolie, mais surtout une envie de reprendre souffle, de se remettre en mouvement. Entre français et anglais, il laisse passer une émotion simple, presque fragile, comme un réveil qui se fait sans bruit.

Le clip suit cette idée au plus près. On le découvre allongé près de la Seine, puis ailleurs, dans l’herbe, sur un banc, sur les toits, comme s’il cherchait peu à peu sa place. Il marche, pédale, descend des escaliers, sans urgence. Les images s’enchaînent comme des pensées, accompagnées des paroles qui apparaissent à l’écran, afin de donner du rythme à cette présence qui se remet doucement en route.