Découverte aux Trans Musicales de Rennes, Kimia revient avec « Malembe », un morceau qui la montre fidèle à elle-même, sans chercher à forcer quoi que ce soit.

On a découvert Kimia en décembre dernier aux Trans Musicales, sur la scène du Liberté à Rennes. Sur scène, elle occupe l’espace sans effort. Elle danse, elle chante, elle est là, pleinement sans surjouer. Avant le concert, on avait pris un moment pour échanger avec elle. Elle parlait de paix, de liberté, de créer un endroit sans jugement. Et c’est exactement ce qu’on avait ressenti.

« Malembe », sorti le 10 avril, vient de là. En lingala, le mot veut dire « doucement ». Mais ici, ce n’est pas lent, c’est un mouvement qui tourne, qui revient, qui s’installe petit à petit. Les rythmes électroniques sont présents, mais laissent respirer l’ensemble. Sa voix aussi navigue entre intensité et retenue, sans jamais forcer.

Dans ce morceau, il y a aussi cette idée de ne pas rentrer dans un rôle, de ne pas se laisser enfermer. Entre ses racines congolaises, ce qu’elle vit ici, et ce qu’elle traverse en tant qu’artiste, Kimia construit quelque chose de très personnel. Elle en parle d’ailleurs comme d’un chemin où elle apprend à rester elle-même, sans se couper de ce qu’elle est. « Malembe » c’est ça justement, prendre le temps, rester présent, ne pas se perdre dans la vitesse. Et dans un morceau aussi habité, ça s’entend tout de suite.