Chaque fin de semaine, la rédaction de Phenixwebtv.com vous propose une sélection des nouveaux clips qui font l’actualité. Entre découvertes, coups de cœur et retours d’artistes confirmés, on vous embarque dans le meilleur de la création musicale en images.

KalikaCrazy

Kalika revient avec « Crazy », nouvel extrait de son album Ma claque, attendu le 29 avril. Un titre qui déborde d’énergie et qui parle de ce moment où tout bascule. Il y a une forme de tension qui monte, comme si elle refusait de rentrer dans ce qu’on attend d’elle. La chanson avance sans retenue, avec cette envie de tout envoyer valser pour reprendre la main, quitte à déranger.

Dans le clip réalisé par l’artiste et Milena Pasina, on la retrouve dans un décor de fête foraine un peu étrange, entre excitation et malaise. Elle y apparaît tour à tour seule ou entourée, dans une ambiance qui glisse peu à peu vers quelque chose de plus sombre. Pas besoin d’en faire trop ici, tout passe par l’attitude, les regards, et cette façon de tenir tête jusqu’au bout.

Par.SekComment être sexy

Par.Sek revient avec « Comment être sexy », un titre qui s’amuse des codes tout en les pointant du doigt. Derrière le ton léger, le morceau parle de cette pression constante à renvoyer une image parfaite, comme si tout devait passer par le regard des autres. Les paroles vont droit au but, presque comme des slogans, pour mieux montrer à quel point tout ça peut devenir mécanique et vide.

Le clip fait maison met en scène Manon (l’une des membres du trio), enchaînant les poses et les attitudes comme dans un tuto, mais quelque chose cloche volontairement. Les gestes sont exagérés, un peu rigides, comme si elle testait un rôle sans vraiment y croire. En reprenant ces codes bien connus, le groupe les pousse jusqu’au malaise, et ça fonctionne, puisqu’on reconnaît tout, mais on voit aussi ce que ça cache.

OriaSoirée mondaine 

Oria dévoile avec « Soirée mondaine », une chanson qui raconte une histoire intime, avec beaucoup de sensibilité. quelque chose de plus intime, lié à son histoire et à son rapport aux autres. Il y a une façon bien à elle d’occuper l’espace, avec ce mélange de douceur et d’assurance qui donne au morceau une vraie présence.

Dans le clip réalisé par Martin Schrepel, on entre directement dans un bar où l’artiste évolue comme chez elle, derrière le comptoir puis au milieu des clients. Ce décor n’est pas anodin, il fait écho à son histoire familiale, comme un clin d’œil discret à ses racines. L’ambiance glisse ensuite vers quelque chose de plus festif, presque cabaret, où elle chante et danse entourée de monde. Et même dans cette agitation, elle garde ce naturel qui fait tout le charme du moment et la suit jusqu’à la dernière image, seule au volant, comme après une nuit à part.

Alex Amen Diamonds

À 26 ans, Alex Amen dévoile « Diamonds », un titre qui accompagne l’annonce de son premier album Sun of Amen, attendu le 12 juin. La chanson regarde en arrière, sur ce qui a été vécu, aimé, perdu aussi. Il y a quelque chose de calme dans sa manière de raconter, comme s’il faisait le tri dans ses souvenirs sans chercher à en faire trop. On avance avec lui, entre nostalgie et apaisement, sur des images de voyage et de temps qui passe.

Dans le clip, on le suit justement sur la route et sur l’eau, entre forêts, mer et grands espaces. Réalisé comme un carnet de voyage, il enchaîne les moments simples comme naviguer, marcher, grimper, partager du temps avec d’autres. On sent une impression de liberté qui revient sans cesse, comme si ce trajet, à lui seul, suffisait à raconter ce qu’il reste après tout le reste.

Différence – Tête bizarre 

Difference signe avec « Tête bizarre » un morceau qui regarde les autres sans détour, mais sans jugement non plus. La chanson parle de cette facilité qu’on a à cataloguer, à trouver quelqu’un bizarre sans vraiment chercher à comprendre. Derrière ça, le groupe rappelle quelque chose de simple : tout le monde porte ses failles, même si elles ne se voient pas au premier regard.

Le clip, entièrement dessiné à la main et réalisé par le collectif 313, nous plonge directement dans une salle de concert. On suit un personnage qui entre un peu par hasard, observe, puis finit par se laisser emporter par l’énergie du lieu. Au fil des images, la distance disparaît, les corps se rapprochent, et ce qui semblait étrange au départ devient presque naturel.

CondoreFlowers

Condore propose avec « Flowers » une chanson qui regarde en face ce qu’on cache le plus souvent. Elle parle de ces moments où l’on dit que tout va bien alors que ce n’est pas le cas, de ce besoin de tenir debout aux yeux des autres même quand ça vacille à l’intérieur. Le morceau avance comme une pensée qu’on n’ose pas toujours formuler, entre fragilité et envie de s’en sortir. Il y a cette idée d’un refuge à trouver, un endroit, réel ou non, où l’on peut enfin respirer.

Le clip réalisé par Mathieu Labaye et Hannah Letaif, suit une silhouette seule dans un paysage brumeux, comme perdue en elle-même. Elle avance, hésite, entre dans un lieu plus sombre, presque étouffant. Peu à peu, ce qu’elle traverse devient plus lourd, puis quelque chose se relâche. Sans en faire trop, les images racontent ce passage : tomber, se perdre un peu, puis réussir à retrouver une forme de lumière.

FireClubOverflow

Le duo marseillais FireClub continue de faire monter la pression de son opus attendu le 24 avril, avec « Overflow », un titre plus direct, presque sans filtre. Ici, tout va vite, tout déborde, comme une montée qu’on ne cherche plus à contenir. Le morceau donne l’impression d’être pris dans un élan continu, entre tension et lâcher-prise, avec cette envie de tout envoyer sans se poser de questions.

Dans le clip réalisé par Jonathan Lhote, le duo joue justement avec ce trop-plein. On les retrouve en justaucorps et tutu rose à l’image des danseuses classiques, entre dérision et énergie brute, à enchaîner les scènes sans vraiment s’arrêter. Ils passent d’un décor à l’autre, chantent, jouent, s’agitent, comme si rien ne pouvait les canaliser. Ce mélange de second degré et de débordement colle parfaitement au titre : ça part dans tous les sens, mais c’est exactement le but.

Gabrielle VerleyenJ’oublierai

Gabrielle Verleyen revient avec « J’oublierai », un titre né d’un souvenir qui refuse de disparaître. Elle y parle d’une relation marquée par la violence, de ces images qui reviennent malgré soi, et de la nécessité de s’en détacher. La chanson commence presque à voix basse, comme si elle posait les choses avec précaution, puis elle prend de l’ampleur, portée par une envie claire : reprendre le contrôle, ne plus subir.

Réalisé par Joy Lonchay, le clip met en scène l’artiste seule sur un matelas posé au milieu de l’eau, comme dans un espace suspendu. Elle y reste un moment, entre gestes simples et pensées qui dérivent, avant que quelque chose ne change. Petit à petit, elle quitte ce refuge fragile, plonge, et rejoint la rive où elle continue d’avancer, marcher, s’éloigner. Une manière de tourner la page sans détour.

Pauline ParisLe chat

Après « Déjeuner du matin » et « La domestique », Pauline Paris poursuit son projet Déjeuner(s) du matin avec « Le chat », troisième extrait d’une série inspirée du célèbre texte de Jacques Prévert. Ici, elle s’amuse à déplacer le regard, en racontant une scène du quotidien à travers un détail presque anodin. La chanson avance comme une petite histoire, entre observation et sous-entendus, avec cette manière douce de laisser deviner ce qui se joue derrière les apparences.

Dans le clip qu’elle coréalise avec Duncan Roberts, tout se passe dans une maison aux airs des années 60. Pendant que le petit déjeuner se prépare et se sert, un chat circule librement d’une pièce à l’autre, comme s’il était le seul à voir ce qui échappe aux autres. Les gestes sont simples, mais quelque chose se glisse entre les regards et les silences. Petit à petit, une autre histoire se dessine, plus discrète, presque cachée. Sauriez vous la reconnaître ?