Des frissons, des confettis et une salle entière qui chante : Alex Warren a fait vibrer l’Accor Arena le 9 avril, lors de sa tournée Finding Family on the Road. On y était et on vous raconte.

On a loupé la première partie de Claire Rosinkranz, mais honnêtement, tout se jouait après. Quelques mois après Lollapalooza Paris, Alex Warren change complètement d’échelle à l’Accor Arena. Le premier souvenir, ce n’est même pas une chanson. Ce sont ces images de lui enfant, avec sa famille, sa guitare, ses débuts. Puis le rideau se lève, et il est là, avec ses huit musiciens, devant son micro. La salle explose quand « Troubled Waters » démarre, et tout le monde plonge dedans.

Un show entre proximité et communion

Très vite, il se passe quelque chose. Pas juste un show bien rodé, mais autre chose. Il s’arrête pour signer une pancarte d’un fan, un message adressé à son père. Ça casse le rythme, mais ddans le bon sens. Quelques minutes plus tard, toute la salle est debout sur « Before You Leave Me » à chanter d’une seule voix.

Et puis il y a ces petits moments qu’on n’oublie pas. Cette petite fille devant nous, qui connaît toutes les paroles de « Never Be Far » avec sa mère et son frère… avant qu’on comprenne qu’ils les lisent sur leur téléphone. Les rideaux qui descendent au milieu de la scène et changent l’ambiance. Ou encore ce passage à la guitare sur « Passenger », pendant que la foule fait des vagues avec les mains. Le concert bascule vraiment ailleurs sans prévenir. À un moment, le rideau se ferme et les images de sa vie reprennent. On le voit enfant, puis plus grand, avec sa mère qui peint sa guitare en bleu et orange avant de la lui offrir. Et là, il quitte la grande scène.

Au milieu du public, sur la B-stage, tout devient plus proche. Il commence seul, avec cette fameuse guitare dans dans les bras. On pense qu’il va rester en solo… mais ses musiciens viennent le rejoindre petit à petit. Il chante « Catch My Breath », puis parle de son père, disparu quand il avait 9 ans. Derrière, il enchaîne avec « Same Stars ». Toute la salle allume les téléphones, ça fait comme un ciel au-dessus de nous. C’est beau, surtout très émouvant, et on sent que ça le touche vraiment.

Quand le concert devient intime

Sur « Heaven Without You », il est seul au piano, dans un silence presque total. Dans une salle comme l’Accor Arena, ça fait quelque chose. Puis il se lève, et le rideau s’ouvre à nouveau sur ses musiciens qui l’accompagnent depuis la grande scène. Le moment reste suspendu.

Quand il revient sur la main stage, le ton change. Il enlève sa veste, laisse apparaître son t-shirt « I ❤️ Paris », et lance « Getaway Car » avant de présenter ses musiciens sous les applaudissements. Il prend aussi le temps de lire une pancarte dans le public, un message pour un ami blessé. La salle réagit avec lui. L’énergie remonte clairement d’un cran. Sur « Carry You Home », tout le monde se lève, chante, saute. On sent que c’est un des moments que le public attendait le plus.

Ensuite il ralentit à nouveau avec « Save You a Seat ». Il est assis au bord de la scène, ses musiciens derrière lui. À un moment, on entend la voix de son père. Là, forcément, ça prend à la gorge. Il termine la chanson debout, devant son micro, encore chargé d’émotion. Puis vient le final. « Burning Down » et « Fever Dream », font monter une dernière fois la pression, entre boule à facettes et pluie de confettis. Le rideau tombe… sans vraiment tromper personne.

Car le moment que tout le monde attend arrive enfin. En rappel, « Ordinary » vient conclure le concert dans une ferveur totale. Des milliers de voix s’élèvent, les confettis retombent comme de la neige, et Alex Warren descend au plus près du public, prolongeant encore un peu ce lien qu’il n’a cessé de construire tout au long du show. Et au fond, c’est peut-être ça qu’on retient le plus. Un concert immense, oui, mais rempli de petits moments vrais.