« 120 battements par minute » entre plaisir et interpellation…

Grand Prix du jury au dernier festival de Cannes, « 120 battements par minute » qui a raflé par moins de 6 Cesars à la dernière cérémonie éponyme, est un film populaire et moderne, qui sonde l’ivresse et montre le sexe.

Une claque qui semble échapper à tout et n’a peur de rien, ni du politiquement correct ni du romanesque en plein débat sur l’épidémie du sida.

Porté par de jeunes comédiens bouleversants à l’instar de Nahuel Perez ou Antoine Reinartz « 120 BPM » de Robin Campillo, nous éclaire sur ce que fut la lutte d’Act Up, les actions à mener en ce temps où l’on meurt du sida dans l’indifférence totale.

La sexualité est au placée au-dessus de tout, ici on ne se contente pas que de conjuguer le verbe baiser à tous les temps, on ne se refuse également aucun plaisir, malgré les risques que cela comporte.

Pour la plupart homosexuels et très souvent porteurs du virus, ils veulent vivre et interpeler une société qui refuse de regarder la réalité en face. Ils livrent une course folle contre la montre avec la maladie qui ne les empêche pas de profiter de la vie. Une course entre la vie et la mort dont il ne faut pas perdre une seconde

« 120 battements par minutes » dégage une vraie émotion qui nous rappelle que la vie continue et avec elle, le combat contre le sida.

Chrislin NANA

5 réflexions sur “« 120 battements par minute » entre plaisir et interpellation…

  1. ProfessionalCurious dit :

    Probablement un impératif pour ceux qui n’ont pas connu cette époque. Au moins ont-ils là un reflet de ce qui s’est passé. Pour ma part, j’en attendais bien plus, entre autre de comprendre pourquoi les labos refusaient de donner les traitements, ce qui est effleuré et pourtant au coeur du sujet. Déçue du film, comme beaucoup de ceux qui ont vécu ce moment.

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  2. regardscritiquesho22 dit :

    La semaine dernière, j’ai découvert à la télévision l’excellent film de Robin Campillo, « Eastern Boys », que je ne connaissais pas. En allant voir  » 120 battements par minute » (Grand Prix au 70e Festival de Cannes en 2017), je me suis rendu compte qu’il s’agissait du même metteur en scène. Pas franchement une surprise, dans la mesure où l’on retrouve les mêmes thèmes et la même façon de les traiter.
    S’agissant de « 120 battements par minute », le film retrace les actions et l’historique de l’association « Act-Up Paris » dans les années 1990.
    C’est déjà le grand intérêt du film que de revenir sur cette histoire. Il me semble qu’à l’époque les médias parlaient peu de tout cela. Je croyais être informé sur « Act-Up Paris », mais je me suis rendu compte que, malgré l’activisme de l’association, j’ignorais la plupart des informations données par le film. En ce sens, ne serait-ce que pour cela, il me paraît important!
    Mais, au-delà de ce côté historique salutaire, « 120 battements par minute » est un film, et un excellent film. C’est avant tout du cinéma et Robin Campillo est, à coup sûr, un grand cinéaste.
    D’abord, partant d’une histoire personnelle, il arrive à l’universel et aboutit à un film choral exigeant. On se plaît à découvrir le fonctionnement de l’association, qui a le mérite de mettre en place un concept de démocratie directe étonnant, où chacun a la parole, où tout est décidé démocratiquement, où des règles strictes permettent ce type de fonctionnement.
    Ensuite, le film dégage évidemment une émotion très forte, sans sombrer dans le lacrymal. Tout est juste, tout est naturel. D’ailleurs le jeu des acteurs est d’un naturel difficile, en général, à obtenir. Il y a très probablement eu un travail énorme du réalisateur sur la direction d’acteurs, au demeurant inconnus, sauf Adèle Haenel, brillante comme à l’accoutumée, à tel point qu’on frôle parfois le documentaire, ce qui semble être un objectif du réalisateur.
    Enfin, montage, bande-son, plans de coupe servant de transitions, tout concourt à faire du film une œuvre d’art attachante.
    Encore une fois, un film absolument indispensable tant historiquement que par les points de vue esthétiques qu’il défend.

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