Pochette de l’EP « Vertiges »

  Bast : un premier EP qui donne le « Vertige »

J’avais rdv avec Bastien la veille de la sortie de son EP « Vertiges », au café du Commerce à Barbes, un café dans lequel Bastien a ses habitudes et qui aurait pu servir de décor pour le Single Franco, disponible depuis le 10 juillet 2018, qu’on retrouve également sur cet EP. « C’est un EP qui parle d’évasion, de rêve et de décadence. Vertiges c’est beaucoup de troubles et d’instabilités. Il y’a une recherche intérieure de cet homme qui veut connaître la place qu’il occupe dans la société. C’est que je voulais avant tout avec cet EP, quelque chose de dansant, je ne voulais pas verser dans du triste. » déclare-t-il, le visage un peu fermé, mais qui se détendra au fil de l’interview, entre deux pintes de bière et quelques clopes.

Évasion, rêve et espoir

Le jeune francilien est un battant dans l’âme, qui ne recule devant rien pour aller jusqu’au bout des choses et nous offrir un premier EP de cinq titres, oui cinq titres qui donnent le « Vertige ». Il a fallu un an au jeune auteur-compositeur, pour sortir ce bijou et faire le tri parmi la dizaine de titres du départ.

Franco est sans doute mon titre préféré, et cela tombe bien, puisque c’est lui qui ouvre cet EP vertigineux. Un titre à la troisième personne, qui parle d’une société dans laquelle Marlon a du mal à trouver sa place « C’est un peu l’histoire d’un mec qui rentre de soirée et est dans un état second, où il a l’impression qu’il peut déplacer les montagnes, qu’il peut réaliser qu’il croit en lui et puis le lendemain matin il redescend. »

D’entrée de jeu, la batterie nous plonge dans ce qui sera l’ambiance du morceau. Une fin de soirée qui se prolonge à l’extérieur, dans une ville encore endormie. Ça cogne, ça claque, la voix rocailleuse, lui donne une crédibilité à nulle autre pareille, qui nous séduit sans faux-semblants. Il y va Franco et ça se voit.

Une franchise à laquelle Bastien ne veut pas déroger et fait sienne la citation de Goethe « je me vois aujourd’hui comme un homme qui n’a rien à perdre. Je débute musicalement, je peux tout me permettre, j’ai une certaine liberté artistique, je suis complètement indépendant, je me permets d’avoir une audace que je n’aurai peut-être pas par la suite, mais pour l’instant c’est une audace qui peut me permettre d’aller loin. »

On peut avoir une vie fatiguée et avoir des rêves derrière.

Aller loin qu’importe les embûches au risque de se brûler les ailes ou de baigner dans le cocktail addictif des nuits parisiennes ? Lui qui ne sort pas tant que ça, a trouvé l’inspiration pour le titre Nos envols, un matin de descente « L’idée m’est venue un matin, le lever de soleil était assez joli, je me suis imaginé un homme qui part et qui est aspiré par le ciel. C’est ce qui m’a inspiré le titre. C’est plus une évasion… On a des moments dans nos vies qui ne sont pas simples où on écoute un titre, on regarde un film, on s’évade dans nos têtes. On peut avoir une vie fatiguée et derrière avoir des rêves. »

Un titre fait de douceur, ou la voix de l’artiste est plus audible. On sent battre les pulsations de son cœur, pour finir en apesanteur sur des riffs de guitare. C’est le rêve, l’évasion, le titre le plus long et certainement le préféré de beaucoup. Le clip a été dévoilé ce 9 janvier 2019, au lendemain de la sortie de l’EP

L’amour des mots et de la femme

L’influence de la langue française est omniprésente dans cet EP qu’il a voulu entièrement en français, un choix esthétique qu’il assume, lui qui n’a pas pu l’imposer dans son ancien groupe « on peut créer des choses nouvelles avec le français. Alors qu’avec l’anglais c’est un peu plus compliqué, je ne suis pas anglais et j’avais surtout envie qu’on me comprenne. »

J’aime bien montrer la femme comme une déesse.

Une envie fait de passion et de charme. Il est plus facile de scander son admiration pour la femme, dans un français romantique. Loin d’être féministe, il adore le pouvoir que la femme peut exercer sur l’homme et qu’on a tendance à oublier. Dans La Nuit Acidulée ou Paradise, l’homme est dépeint comme sous influence de la femme « Je pense qu’une femme peut facilement vivre seul, qu’un homme. L’homme a vraiment besoin de la femme et le monde de nos jours. J’aime bien montrer la femme comme une déesse. »

« Nos envols » Bast

« Nos envols » Bast

Quoi qu’il arrive, faudra compter Bastien dans le paysage musical, Après son concert au Bus Palladium le 11 janvier prochain, Bastien prépare d’autres dates à paris, notamment aux Disquaires en avril et au Réservoir en mars. Mais le but est de pouvoir terminer en festivals l’été prochain, pourquoi pas Rock en Seine ou le Maquis festival ? « L’EP va sortir, ça va être une bonne carte de visite pour la suite, pour présenter ce que je fais. Je suis intéressé par certains labels, je sais que si ces gens ne sont pas intéressés par mon projet, j’avancerai quand même. C’est compliqué, mais il me faut quand même passer par là. »

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