Avec son disco made in France, l’Impératrice a frappé très fort lors de sa première au Sziget festival, le mercredi 7 août. Une heure de folie contagieuse au groove impétueux, qui a fait du bien au corps et à l’esprit du public sur l’île de la liberté.
Alors que les jeux olympiques offrent une belle vitrine à la France à travers le monde en ce moment, s’il y a bien un groupe qui représente également, valablement notre pays à l’étranger, c’est l’Impératrice. Après son 2e Coachella en Californie au printemps dernier, le sextet français était de passage au Paléo festival à Nyon (Suisse) il y a deux semaines, avant de poser ses instruments au Sziget festival ce mercredi 7 août 2024, pour une soirée électro pop d’anthologie. Une première pour le groupe qui se produisait sur la Revolut Stage le premier soir, quelques minutes après la fin du show, sur la Main Stage, de l’icône australienne Kylie Minogue. Une soirée tournée vers les étoiles avec pour objectif de mettre plein de paillettes, dans les yeux du public venu des quatre coins du monde.
Revolut dance
À peine débarquée sur scène dans un décor scintillant comme des boules à facettes, la formation parisienne nous embarque pour une aventure interstellaire, rythmée par les titres de leur 3e album Pulsar, dévoilé le 7 juin 2024. « Me Da Igual« , extrait de ce dernier, nous offre un instant suspendu à la fois très poétique et teinté d’humour, rehaussé par le mordant des guitares qui semblent chuchoter « Ça m’est égal ». Nous voilà parti pour danser dans une combinaison disco pop spatiale, sous un grand chapiteau rouge qui prend des allures de soucoupe. Le groove opère sur le dancefloor en le mixe des sonorités house de la basse et l’effet euphorisant des synthétiseurs, qui invite à la communion des corps.
On s’éclate sur les classiques comme « Agitations tropicales« , en passant par le très disco dance « Amour Ex Machina », la pop acidulée de « Girl » ou « Danza Marilù », qui nous invite à continuer de danser sans tenir compte du regard des autres. Une belle soirée disco funk, qui, à l’image des titres du dernier album, a réuni un public assez cosmopolite, pour un show autant visuel que sonore.
On ne compte plus le nombre de fois où on a croisé l’Impératrice à l’affiche de plusieurs festivals en France depuis l’été dernier, mais c’est au milieu du public du Sziget, qu’on a pu se rendre compte de sa puissance redoutable. Leur musique teintée de feel good et portée par la voix sensuelle de la chanteuse et autrice Flore Benguigui, a s’imposer sur les plus grandes scènes en Europe, comme celle du Sziget cette année.

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