Avant de les retrouver au Cabaret Vert cet été ou le 28 novembre au Point Éphémère, Panic Shack livre un nouvel uppercut doux-amer baptisé « Thelma & Louise ».
Nées dans l’effervescence DIY galloise, Panic Shack déboule en 2018 comme un doigt d’honneur tendu vers les clichés du rock masculin. Voix râpeuse, humour au vitriol, riffs bruts et esprit riot grrrl bien planté dans la nuque. Sarah, Meg, Romi, Em et Nick construisent un mur sonore fait d’auto-dérision et de colère joyeuse. « Jiu Jits You » puis « I Don’t Really Like It » posent les bases : direct, punk, hargneux. En 2022, Baby Shack grimpe dans les charts UK et alimente une réputation scénique déjà bien installée.
De la rage à l’étreinte
« Girl Band Starter » et « Gok Wan »avaient déjà mis le feu, mais ce nouveau single trace un virage plus tendre. Trois minutes dix qui filent comme un road trip à travers les grandes plaines galloises de l’amitié féminine, les pneus crissant sur l’asphalte du patriarcat. À défaut d’être un simple clin d’œil au film culte, « Thelma & Louise » est une profession de foi. Celle de l’amour sororel, du soutien inconditionnel, du lien qui sauve des naufrages amoureux et des mauvais plans Tinder. L’énergie est intacte, toujours aussi nerveuse, mais quelque chose a changé. Une tendresse nouvelle se glisse entre les riffs tranchants, les chœurs désinvoltes et la batterie bien droite. C’est la première fois que Panic Shack écrit une chanson d’amour et sans doute la dernière, préviennent-elles. Mais ici, pas de roses, pas de slow. Juste des foulards noués, des clopes au bec et des doigts levés à la caméra.
Punk road trip
La vidéo, réalisée par Ren Faulkner, accentue cette tension entre fugue joyeuse et rébellion sans filtre. Quatre nanas dans une décapotable, qui roulent comme si la fin du monde les attendait de l’autre côté de la plage. Lunettes noires, ciel bleu, sourires en rafale : l’image qu’on retrouve sur la pochette condense tout ce qui fait l’essence du groupe, insouciance frontale, culot joyeux, liberté en pack de quatre. Le cadrage frontal donne la sensation d’être embarqué·e avec elles, entre deux virages et un éclat de rire. Premier album en approche le 18 juillet. Premier vrai hymne de cœur aussi.
