Hier soir, Last Train a fait honneur au rock français sur la scène Buzz. Gros son, foule au rendez-vous, et un final intense sur scène, fidèle à leur réputation.

Après les avoir vus enflammer les Eurockéennes et le Paléo Festival, et avant leur passage très attendu à Rock en Seine le 24 août, Last Train faisait escale ce jeudi 7 août au Sziget Festival, sur la scène Buzz. Le groupe défend en ce moment son troisième album, III, un disque viscéral sorti fin janvier 2025.

Ce jeudi soir, une partie du set est d’ailleurs consacrée à ces nouveaux morceaux, taillés pour la scène. Car c’est là que Last Train est le plus à sa place : guitares éruptives, tension continue, et une urgence qui colle parfaitement à leur énergie.

Premier Sziget

Il est un peu plus de 23h quand Last Train débarque sur la scène Buzz pour leur tout premier Sziget. Il y a déjà pas mal de monde devant, une belle foule rassemblée pour découvrir ou revoir ce groupe français qui commence à se faire un vrai nom dans les festivals européens.

Ils ouvrent avec « Home » le morceau d’intro de leur dernier album. L’ambiance est sombre, nerveuse. Ça monte vite en intensité, notamment sur « The Plan » où les amplis crachent leur rage. Le public accroche immédiatement.

Complicité avec le public

« Come close. » lance le chanteur Jean‑Noël Scherrer, qui invite les gens à se rapprocher. La connexion se fait vite, avec un public bien présent, même si un peu timide au début. Petit moment marrant : « Est-ce que vous êtes tous français ? » demande le chanteur. « Ouaaais… » répond la foule. Il rigole. On sent qu’il y a de la complicité, et que pas mal de Français sont là pour les soutenir.

Comme souvent sur cette scène, il y a eu quelques problèmes techniques (déjà le cas pour Julien Granel la veille), mais rien de gênant. Le groupe continue comme si de rien n’était. Sur scène, ça bouge beaucoup. Le chanteur, guitare à la main, arpente chaque recoin. Il vit le concert à fond. Et comme à chaque fois, il finit par se jeter dans le public. Porté par la foule, toujours en train de jouer, c’est un moment fort du show. La scène Buzz s’en souviendra.

« Est-ce que c’est la première fois que vous voyez Last Train ? Bienvenue. Et pour ceux qui nous ont déjà vus ? Bon retour. » Le groupe termine sur « The Big Picture » dans une atmosphère plus posée. Pas de cris, pas de chœur à l’unisson, le public écoute, attentif, presque en silence. C’est une belle fin.

Selfie final

Avant de quitter la scène, le chanteur descend dans le crash, il saisit le téléphone que lui tend un fan, pour un petit selfie souvenir avec le premier rang, en grande majorité français.

Ce jeudi soir, sur l’une des scènes les plus intimes du festival, Last Train a prouvé qu’il faisait désormais partie des groupes français incontournables en live. Le Sziget a trouvé ses ambassadeurs rock.