Chaque fin de semaine, la rédaction de Phenixwebtv.com vous propose une sélection des nouveaux clips qui font l’actualité. Entre découvertes, coups de cœur et retours d’artistes confirmés, on vous embarque dans le meilleur de la création musicale en images.
Céline Dion – Dansons
Céline Dion revient avec « Dansons », une chanson écrite par Jean-Jacques Goldman, qui accompagne son retour sur scène. Le titre prend le contrepied de l’époque : plutôt que de s’attarder sur ce qui vacille, il propose de continuer à avancer, à aimer, à tenir. Sa voix porte cette idée avec simplicité, comme une manière de dire que même quand tout tremble, il reste toujours quelque chose à célébrer.
Le clip choisit justement de montrer ça à travers les autres. Dans les rues de Paris, sur les quais ou dans le métro, des couples se mettent à danser, comme si le reste disparaissait autour d’eux. Les gestes sont simples, parfois improvisés, mais ils suffisent à créer une bulle. Céline n’apparaît pas à l’image, mais tout passe par ces corps en mouvement. Une façon discrète de rappeler que la musique circule, même loin de la scène.
Pierre de Maere – Je pense à vous
Trois ans après s’être imposé, Pierre de Maere revient avec « Je pense à vous », un morceau qui ressemble à un message envoyé sans prévenir. Il ne cherche pas à en faire trop : quelques phrases qui tournent, une présence qui oscille entre assurance et doute, et cette façon de dire les choses presque en passant. On sent qu’il regarde derrière lui autant que devant, sans vraiment choisir entre les deux.
Le clip réalisé par Edie Blanchard le montre chez lui, dans ces rues où tout a commencé. Il marche, croise des regards, avance sans mise en scène lourde. Rien n’est forcé, ici ce sont les gens, les lieux, les petits moments qui font le lien. Comme une réponse simple à ceux qui l’ont vu grandir ou qui ne l’ont jamais vraiment compris.
Matmatah – Tombé pour la France
Matmatah s’attaque à « Tombé pour la France », un classique d’Étienne Daho, avec l’envie simple de se l’approprier. Pas de calcul compliqué ici, juste le plaisir de jouer une chanson qui traverse le temps et de la faire passer à leur manière. Le groupe retrouve quelque chose de direct, presque comme à ses débuts, quand reprendre des titres faisait partie du jeu. Le résultat garde l’esprit d’origine, mais avec une énergie plus brute, plus libre.
Dans le clip, tout se passe dans un bar transformé en petite scène improvisée. Les membres du groupe apparaissent d’abord comme de simples clients, avant que la musique ne prenne le dessus. Très vite, l’ambiance change, la foule se rapproche, ça chante, ça bouge, sans vraiment de séparation entre le groupe et les gens autour. Et puis tout retombe doucement, comme si la parenthèse se refermait là où elle avait commencé.
Rone – La baleine et le musicien
Rone ouvre une nouvelle page avec « La baleine et le musicien », premier extrait de son album Megaptera. Le morceau part d’une idée presque irréelle : créer un lien entre l’homme et l’animal, entre la musique et le vivant. Ici, il ne s’agit pas de raconter une histoire classique, mais plutôt de chercher une connexion, quelque chose de fragile et difficile à saisir, comme un échange qui pourrait exister sans mots.
Le clip, issu du documentaire réalisé par Valentin Paoli, suit justement cette tentative. On retrouve Rone en mer, face à l’immensité, dans l’attente d’un signe. Tout repose sur cette rencontre possible avec la baleine, sur ce moment suspendu où la musique pourrait devenir un langage commun. Il ne se passe pas forcément ce qu’on imagine, mais c’est dans cette attente que tout se joue.
Florent Marchet – Tant que tu respires
Florent Marchet revient avec « Tant que tu respires », un titre qui prend l’amour comme point d’appui plutôt que comme idéal. Dans ce premier extrait de son album à venir Mobil Home, il parle de ce lien qui rassure, qui protège un temps, sans jamais promettre qu’il durera toujours. La chanson avance avec retenue, presque à distance, comme si elle acceptait déjà l’idée que tout peut s’éteindre un jour. C’est ce regard lucide qui lui donne sa force.
Dans le clip réalisé par Bachir Tayachi, Florent Marchet apparaît dans des scènes du quotidien, presque banales au premier regard. Mais quelque chose glisse peu à peu, comme si le réel se fissurait légèrement. Des présences viennent l’entourer, le toucher, sans qu’on sache vraiment d’où elles viennent. Ce sont des gestes simples, mais ils suffisent à installer une sensation étrange : celle d’un monde un peu instable, où le lien à l’autre devient ce qui empêche de basculer.
MaMaMa – Emily Jane
MaMaMa dévoile « Emily Jane », un morceau qui fait entrer la pop dans un univers presque hanté. Inspirée par Emily Brontë, la chanson imagine une rencontre avec une figure venue d’un autre temps, entre amour et mystère. Il y a quelque chose de doux et sombre à la fois, comme une histoire qui continue de vivre même quand tout semble terminé. La mélodie reste en tête, mais derrière, on sent une vraie fascination pour ces émotions qui ne disparaissent pas.
Dans le clip réalisé par Bobby Léon, cette idée prend une forme étrange et visuelle. On y croise des symboles, des visages, des objets qui apparaissent et disparaissent, comme des fragments de mémoire. L’artiste évolue avec une présence presque fantomatique, entre réel et image animée. Tout donne l’impression d’un monde un peu flou, où les frontières ne sont jamais vraiment fixes.
Faust – Deux âmes
Faust revient avec « Deux âmes », un titre qui parle d’identité sans détour. La chanson pose une question simple : comment être soi quand tout semble nous pousser à choisir, à se limiter ? Elle avance comme une affirmation, parfois fragile, parfois plus frontale, mais toujours habitée. On sent que ça touche à quelque chose de personnel, qui dépasse pourtant l’intime pour parler à beaucoup d’autres.
Dans le clip réalisé par Martin Schrepel, elle apparaît seule, presque figée, entourée de ses longues tresses qui prennent toute la place. Peu à peu, ces cheveux deviennent matière, lien, contrainte aussi. Elle les manipule, s’y enroule, puis tente de s’en libérer. L’image reste simple, mais tout passe par ce geste : se défaire de ce qui enferme pour enfin se regarder autrement.
The Lanskies – Jacky
The Lanskies poursuivent leur trilogie avec « Jacky », dernier chapitre qui s’attarde sur une figure plus fragile. La chanson avance dans une ambiance nocturne, entre tension et douceur, comme si elle racontait quelqu’un qui tient debout malgré tout. Il y a une forme de mélancolie, mais aussi un attachement aux autres, presque une manière de ne pas sombrer seul.
Dans le clip réalisé par Jonathan Perrut, tout bascule dans un univers étrange, proche du cauchemar. Une créature surgit, les corps fuient, se perdent, se retrouvent. Le groupe traverse ce chaos comme une bande soudée, chacun essayant de tenir face à ce qui les dépasse. Derrière l’aspect presque fantastique, on garde surtout cette idée : affronter ensemble quelque chose de plus grand que soi.
Wyll – Bang Bang
Wyll met en avant « Bang Bang », un titre qui aborde le harcèlement sans détour. La chanson parle de ces mots et de ces gestes qui marquent, mais aussi de la manière de ne pas se laisser définir par ça. Il y a une volonté de rendre le message accessible, de parler simplement, presque comme dans une discussion, avec cette idée de redonner confiance à ceux qui en manquent.
La live session joue la carte de l’essentiel. Réalisée en noir et blanc, elle le montre face au micro, accompagné à la guitare, dans un cadre très épuré. Rien ne vient détourner l’attention, ici tout passe par la voix, les regards, et la présence. Cette simplicité renforce le propos, comme si le message comptait plus que tout le reste.
Cambrure – Qu’est-ce que je vois ?
Cambrure lance son premier EP avec « Qu’est-ce que je vois ? », un titre qui tourne autour d’une question simple mais troublante : voir quelque chose que les autres ne voient pas. La chanson avance comme une obsession, répétitive, presque tendue, avec cette impression que quelque chose échappe en permanence. Il y a une forme d’urgence, mais aussi une distance, comme si tout se passait à côté sans jamais vraiment se fixer.
Dans le clip réalisé par Soupiir, on se retrouve dans un décor désertique où les repères se construisent autrement. Des vêtements suspendus, posés, empilés, finissent par former des structures, presque des lieux de vie. Des silhouettes apparaissent, disparaissent, se croisent sans vraiment se rencontrer. Tout est en mouvement, porté par le vent, comme une illusion qui prend forme puis se défait. On regarde, on essaie de comprendre, mais quelque chose nous échappe toujours.
Iris – Comme un tambour sur ton corps
Iris revient avec « Comme un tambour sur ton corps », un titre qui parle d’élan et de renaissance. La chanson avance comme une pulsation, quelque chose de profond qui pousse à se relever, à ressentir, à repartir. Il y a une dimension presque instinctive dans sa façon de chanter, comme si tout partait du corps avant même les mots.
Dans le clip réalisé par Félix L’Homme, elle évolue entre mer et rochers, dans un paysage brut où tout semble en mouvement. On la voit seule, au contact des éléments, parfois immobile, parfois portée par un geste lent. Le feu, le sable, l’eau, tout participe à cette sensation de transformation. Sans en faire trop, les images donnent l’impression qu’elle traverse quelque chose pour en sortir différente.
Blesse – C’est normal
Les montréalais Blesse referme son album Transit sur une note plus apaisée avec « C’est normal ». Le titre parle de ces moments où l’on doute de ses choix, où l’on se juge un peu trop vite, avant de réaliser que tout ça fait partie du chemin. Il y a quelque chose de rassurant dans la façon dont le morceau pose les choses, comme un rappel simple : on avance tous à tâtons, et c’est ok.
Dans le clip réalisé par CAO, le groupe quitte les espaces fermés pour aller dehors, sur des toits ou dans des parkings. L’air circule plus librement, les corps aussi. On les voit évoluer ensemble, sans chercher à cacher leurs failles. Ce qui ressort, c’est ce lien entre eux, cette manière de transformer quelque chose de très personnel en expérience collective.
