La boucle est bouclée. C’est avec fierté que Last Train a signé la réouverture de La Laiterie après deux ans de rénovation : une salle emblématique de Strasbourg qui les a vus grandir et les a inspirés dans leur jeunesse.

Afficher deux dates complètes a donc un goût d’accomplissement pour ce groupe alsacien, qui a offert à son public un concert à la hauteur de ses attentes (et même au-delà). Les murs de La Laiterie avaient déjà résonné à leur passage, mais cette fois-ci avait une dimension particulière. Une vraie bulle s’est créée ce 24 avril, et l’énergie qui a traversé la salle fait partie de celles dont on se souvient longtemps.

La première partie, Pales, a contribué à cette effervescence avec un set indus post-punk percutant. Un prélude idéal pour nous préparer à la suite explosive.

Sur scène, Last Train capte immédiatement l’attention. Une présence magnétique, une maîtrise technique indiscutable et une connexion authentique avec le public : le groupe sait faire le show. Tantôt électrique, tantôt plus calme, leur performance oscille entre douceur et intensité. Les morceaux joués au piano offrent une parenthèse plus intime, recentrant sur l’essence des compositions, avant d’être portés par la batterie et les riffs explosifs qu’on leur connaît.

Un temps fort à retenir, qui résume à lui seul l’esprit des concerts de Last Train : Jean-Noël Scherrer porté par la foule. Un moment sincère, presque symbolique, comme un remerciement à ceux qui soutiennent le groupe depuis ses débuts. Une preuve de confiance et de complicité qui en dit long sur l’atmosphère du concert.