Chaque fin de semaine, la rédaction de Phenixwebtv.com vous propose une sélection des nouveaux clips qui font l’actualité. Entre découvertes, coups de cœur et retours d’artistes confirmés, on vous embarque dans le meilleur de la création musicale en images.
Dynamite Shakers – Hot Stumps
Dynamite Shakers poursuit son exploration des racines du rock avec « Hot Stumps », reprise d’un titre méconnu du groupe américain The Controllers. Le quatuor vendéen s’approprie ce morceau hérité de la scène punk californienne pour en livrer une version nerveuse et spontanée, portée par des guitares tranchantes et un sens aigu de l’efficacité mélodique. Fidèle à l’esprit irrévérencieux de l’original, le groupe conserve son humour décalé tout en lui insufflant une énergie résolument actuelle. Une relecture qui témoigne autant de son attachement à la culture punk que de sa capacité à faire revivre des chansons restées dans l’ombre.
Réalisé en noir et blanc, le clip mise sur la simplicité et l’impact visuel. Filmés sur une plage balayée par le vent, les musiciens interprètent le morceau face à l’océan dans une série de plans rapprochés et de vues d’ensemble. L’esthétique brute et le grain de l’image rappellent certains films musicaux des années 1960 et 1970, tandis que l’horizon marin apporte une dimension presque intemporelle à l’ensemble. Sans chercher l’effet spectaculaire, la vidéo met en avant la cohésion du groupe et l’énergie de son jeu, capturant l’essence d’un rock direct, vivant et sans artifices.
Voyou (feat. Lubiana) – Yemaya
Avant de revenir plus en détail la semaine prochaine sur le concert de Voyou auquel nous avons assisté dimanche dernier, intéressons-nous à son nouveau single. Le musicien dévoile « Yemaya », un morceau en compagnie de l’artiste belgo-camerounaise Lubiana, également présent sur son nouvel EP Chroniques Terrestres vol. 2, paru vendredi dernier. Porté par des sonorités organiques et des voix qui se répondent avec douceur, le titre déploie une atmosphère apaisée et contemplative.
Pour accompagner ce single, Voyou retrouve la réalisatrice Jade De Brito, déjà derrière les clips de « Hula Hoop » et « Dimanche », qui imagine un clip tout en contrastes. D’un côté, l’artiste joue dans un espace épuré aux teintes bleutées ; de l’autre, la danseuse Stencia investit un décor naturel au bord de l’eau. Reliées par un montage en diptyque, ces deux présences construisent un ballet délicat qui traduit visuellement la dimension apaisante et spirituelle du morceau.
L’entourloop & Flavia Coelho – Venha Selecta
« Venha Selecta » marque la concrétisation de la complicité artistique entre L’Entourloop et Flavia Coelho. Entre les sonorités chaleureuses de la bossa nova et l’énergie percutante de la jungle britannique, le morceau trouve un équilibre séduisant qui invite instantanément à la danse. Porté par la voix solaire de la chanteuse brésilienne et les productions du collectif stéphanois, le titre célèbre le métissage musical avec une spontanéité communicative.
Le clip adopte une esthétique rétro et foisonnante, alternant scènes urbaines, instants festifs et séquences baignées de couleurs vives. Les effets visuels inspirés des anciennes caméras, les lumières saturées et les textures analogiques créent une atmosphère à la fois nostalgique et moderne. Flavia Coelho évolue au cœur de ce décor vivant, entourée d’une énergie collective qui fait écho à l’esprit du morceau. Une vidéo lumineuse et dynamique qui accompagne parfaitement cette invitation au voyage, à la fête et au partage.
Adèle Castillon – Été avec toi
Adèle Castillon livre une ode douce et sincère à l’amitié, en capturant ce mélange rare d’insouciance, de nostalgie et de liberté qui accompagne les étés de jeunesse. Porté par une écriture directe et intime, « Été avec toi » transforme des souvenirs personnels en émotion universelle : ces amitiés qui deviennent des refuges, ces moments partagés qui semblent anodins sur l’instant mais qui finissent par définir une époque de nos vies. Entre légèreté mélodique et mélancolie diffuse, l’artiste célèbre la force des liens qui traversent les saisons et continuent d’exister bien après la fin des vacances.
Réalisé par Ella et Aminata, le clip adopte une esthétique de journal de bord, entre documentaire spontané et film de souvenirs. Les images enchaînent trajets nocturnes, stations-service, moments de complicité, scènes de festival et instants suspendus au coucher du soleil, composant le portrait d’un groupe uni par une même énergie de liberté. Plus qu’un simple accompagnement visuel, le clip devient la matérialisation des souvenirs évoqués dans la chanson, une célébration lumineuse de l’amitié féminine et de ces étés que l’on aimerait voir durer pour toujours.
Lulu Gainsbourg (feat. Polocorp) – 1, 2, 3, soleil
Disponible sur toutes les plateformes, « 1, 2, 3, Soleil » réunit Lulu Gainsbourg et Polocorp autour d’un titre aussi élégant qu’insouciant. Les mélodies lumineuses, les rythmiques délicatement dansantes et les arrangements raffinés composent une bande-son idéale pour accompagner les journées d’été. Cette collaboration met en valeur la complémentarité des deux artistes, entre pop sophistiquée et échappée balnéaire.
Le clip adopte un ton fantaisiste et décalé en nous entraînant sur la Côte d’Azur dans un univers où la réalité flirte avec l’imaginaire. Entre plages baignées de soleil, eaux cristallines et créatures marines anthropomorphes, Lulu Gainsbourg traverse une succession de tableaux aussi surprenants que poétiques. Cigales en vacances, pieuvres DJ, méduses flottantes et crustacés stylés peuplent cette aventure visuelle pleine d’humour et de douceur. Une esthétique colorée, presque onirique, qui accompagne parfaitement l’atmosphère légère du morceau et donne envie de ralentir le temps, le temps d’un été.
D’accord Simon – Je préfère le foot
D’accord Simon poursuit son aventure musicale avec « Je préfère le foot », un titre pop-rock aussi entraînant qu’attachant. Sous ses airs légers et fédérateurs, le morceau raconte l’histoire d’un jeune homme qui préfère se réfugier derrière sa passion du ballon rond plutôt que d’affronter une peine de cœur. Entre humour, mauvaise foi assumée et sincérité désarmante, l’artiste dresse le portrait d’un antihéros dans lequel beaucoup pourront se reconnaître.
Le clip accompagne parfaitement cette dualité. Tourné sur un terrain de football urbain, il met en scène Simon entouré d’une bande de supporters passionnés, tandis qu’une jeune femme semble incarner le souvenir qu’il tente d’oublier. Entre célébrations improvisées, moments de doute et autodérision, les images traduisent avec fraîcheur cette envie de tout miser sur le foot pour éviter de penser au reste. Une vidéo pleine d’énergie et de spontanéité qui renforce encore le charme de ce single particulièrement accrocheur.
Lotti – Fais ch!er
Lotti dévoile « Fais ch!er », un single mordant et libérateur qui confirme son goût pour les chansons à la fois incisives et accrocheuses. Entre pop alternative, énergie punk et second degré assumé, l’artiste transforme les frustrations du quotidien en un véritable terrain de jeu. Derrière son refrain imparable se dessine le portrait d’une jeune femme qui refuse les conventions, les attentes et les scénarios écrits à l’avance.
Tourné dans les rues du Havre, le clip prolonge parfaitement cette esthétique brute et spontanée. Entre romances absurdes, scènes du quotidien détournées et clins d’œil à une culture pop britannique fantasmée, Lotti traverse les situations avec un regard amusé et désenchanté. La mise en scène joue avec les contrastes entre romantisme et ennui, douceur et irrévérence, offrant au morceau un écrin visuel aussi singulier que son héroïne. Un clip court, percutant et plein de personnalité, à l’image de ce nouveau chapitre artistique.
Danyl (feat. Kultur) – C’est qui c’est nous
Danyl s’associe à Kulturr pour « C’est qui c’est nous », un morceau pensé comme une célébration collective. Entre refrains accrocheurs, énergie communicative et production taillée pour les grands rassemblements, le duo livre un titre qui puise sa force dans sa simplicité. L’ambiance est immédiate : on pense aux journées d’été qui s’éternisent, aux amis réunis et à ces moments où la musique devient un prétexte pour partager quelque chose ensemble.
Tourné au cœur du festival We Love Green au début du mois, le clip adopte une approche immersive en suivant les artistes au milieu de la foule, des coulisses jusqu’aux scènes du festival. Les images capturent l’effervescence du lieu, les rencontres improvisées et l’enthousiasme d’un public en mouvement permanent. Sans artifices, la vidéo mise sur l’instant présent et retranscrit parfaitement l’esprit du morceau qui est celui d’une invitation à profiter de la fête, à se rassembler et à vivre pleinement chaque instant.
Le Noiseur – 27 au paradis
Certains artistes donnent l’impression de courir après le temps. Chez Le Noiseur, c’est plutôt l’inverse : il disparaît quelques années puis revient quand il a quelque chose à raconter. Avec « 27 au paradis », premier aperçu de son prochain album, il livre une chanson mélancolique et lumineuse à la fois, où les rêves de jeunesse se confrontent doucement à la réalité. Sans jamais verser dans le drame, il observe le temps qui passe avec ce mélange de lucidité, d’autodérision et de tendresse qui fait toute sa singularité.
Cette douceur teintée d’amertume irrigue également le clip réalisé par Aurélien Ferré. Dans un décor de château inspiré des films en costumes, Le Noiseur joue les faux aristocrates perdus dans un quotidien trop confortable pour être heureux. Entre banquets démesurés, promenades improbables et clins d’œil contemporains, la vidéo détourne les codes du récit historique avec beaucoup d’humour. Derrière l’élégance des images, c’est surtout une réflexion légère sur l’ennui et la solitude qui se dessine, parfaitement accordée à l’esprit du morceau.
Roberto Cicogna – Cara
Roberto Cicogna dévoile « Cara », nouvel extrait de son prochain album attendu à l’automne. Entre indie pop et folk délicate, le morceau avance à pas feutrés dans une atmosphère douce et lumineuse. Portée par une instrumentation épurée et une interprétation sensible, cette « Cara » évoque les bouleversements qu’apporte l’amour lorsqu’il s’accompagne de nouveaux horizons. L’artiste y célèbre l’idée du foyer, de la stabilité et de la construction d’un avenir commun, avec une écriture sincère qui privilégie l’émotion à l’emphase.
Réalisé dans une esthétique douce et légèrement vaporeuse, le clip accompagne cette introspection par une succession de tableaux contemplatifs. Roberto Cicogna y apparaît seul, en mouvement, traversant des espaces urbains, des architectures imposantes ou des paysages plus ouverts. Entre couloirs, étendues d’eau et horizons naturels, la réalisation compose un univers suspendu, où le temps semble ralentir. Une mise en images minimaliste et poétique qui accompagne avec justesse l’intimité du morceau.
Marie Jay – Oups
Originaire de Lausanne, Marie Jay dévoile « Oups », un titre pop mordant et décomplexé extrait de son premier EP Le rose c’est has been. Entre autodérision, malchance et colère contenue, l’artiste transforme les petits désastres du quotidien en exutoire jubilatoire. Une proposition fraîche et sincère qui lui permet de continuer à fédérer un public de plus en plus large.
Le clip, réalisé par Emma Kraemer, met en scène l’artiste dans une succession de mésaventures. On la voit marcher dans la rue lorsqu’une passante lui renverse son verre dessus, puis manquer de se faire renverser en traversant la chaussée. Après avoir retrouvé des amies à un abribus, le groupe rejoint une casse automobile où les attend un homme. Dans une mise en scène volontairement décalée, Marie Jay mime un tir avec ses doigts et l’homme explose, éclaboussant les jeunes femmes de sang. Elles terminent ensuite leur défouloir en s’acharnant sur une voiture bleue à coups de guitares et de battes, donnant au clip une énergie aussi rageuse que cathartique.
Suna – Rouge Magma
On avait découvert Suna avec des morceaux capables de faire danser sans jamais sacrifier la mélodie. Avec « Rouge Magma », le musicien pousse encore un peu plus loin cet équilibre entre énergie électronique et écriture pop. Porté par une rythmique nerveuse, une basse acide et des synthés lumineux, le titre avance avec une fausse nonchalance qui lui donne beaucoup de charme. Une chanson solaire, légère en apparence, mais suffisamment singulière pour rester en tête bien après la première écoute.
Réalisé par Augustin Lacape, le clip accompagne parfaitement cette sensation de flottement. Dans les différentes pièces d’un appartement aux allures rétro, une jeune femme erre, danse, chute, se relève et semble chercher un équilibre après une nuit dont on ne saura presque rien. Entre les jeux de miroirs, les gros plans déformés et les mouvements de caméra qui épousent son état, la vidéo transforme cette simple gueule de bois dominicale en expérience presque hypnotique. Un écrin visuel élégant qui renforce le caractère libre et instinctif du morceau.
