Le 19 juin dernier, les Américains de la scène rock The All-American Rejects ont fait leur grand retour en France. C’est sur le plancher de la salle mythique du Bataclan, à Paris, qu’ils ont effectué leur retour après quatorze années d’absence. Retour sur cette soirée inoubliable.
Pour débuter la soirée, un DJ a été invité à faire un set, mais pas n’importe lequel… un set emo/pop-punk des années 2000. De quoi ravir tout le public présent. Bien évidemment, le set s’ouvre avec « Blind » de Korn pour nous mettre directement dans l’ambiance. Les titres et groupes phares s’enchaînent, avec Bring Me the Horizon, Blink-182, Pierce the Veil, ou encore Rage Against the Machine et leur titre iconique « Killing in the Name ». Ce fut clairement la meilleure manière de débuter la soirée. Le public était survolté avant l’arrivée de The All-American Rejects et les pogos avaient déjà débuté, tout comme les hostilités.

L’heure fatidique arrive : les tant attendus Américains montent sur scène dans un Bataclan plus que survolté. Le concert s’ouvre avec « Swing, Swing », extrait de leur album éponyme paru en 2002. L’ambiance est d’ores et déjà présente. Le Bataclan se déchaîne instantanément. The All-American Rejects enchaînent avec « Fallin’ Apart » et « My Paper Heart ». Les bases sont posées tandis que Tyson Ritter (chanteur et bassiste) nous compare affectueusement à des « little potatoes » (petites patates). Nick Wheeler, guitariste et cofondateur du groupe, est plus que survolté et ne cesse de sauter partout tout en en mettant plein la vue au public. Mike Kennerty, guitariste, est également extrêmement enjoué sur scène. À la batterie, Chris Gaylor se fait plus discret, mais réussit tout de même une performance musicale remarquable. Et enfin, au piano, au synthé ou aux cordes selon les morceaux, l’homme à la plus remarquable moustache de la salle : Sebastian Tenorio-Vallejo. Ils ont tous de grands sourires aux lèvres et nous ne pouvons que remarquer qu’ils sont heureux d’être là.

Puis, ils enchaînent avec « Someday’s Gone », extrait de l’album Kids in the Street (2012), qui arrive à point nommé, juste avant l’un des titres phares du groupe : « I Wanna ». Avec ce morceau, le public se déchaîne et devient incontrôlable. Les pogos éclatent dans plusieurs coins de la salle jusqu’à ne faire qu’un. Les morceaux s’enchaînent rapidement jusqu’à arriver à « Dirty Little Secret », titre majeur du rock des années 2000. Une référence pour de nombreux emos et millennials.
Une pause légèrement plus douce et calme se fait sentir avec « It Ends Tonight », ballade de l’album Move Along (2005). Quitte à jouer des chansons de l’un des albums phares de cette époque, le groupe enchaîne avec « Move Along », titre éponyme marquant de cet album, qui semblerait tout droit sorti d’un film American Pie au vu de son style rock californien.

C’est après un rappel que The All-American Rejects reviennent sur la scène du Bataclan pour nous jouer les deux derniers titres de la soirée. « Easy Come, Easy Go », titre de Tyson Ritter, retentit dans la salle, où le public est plus qu’exalté. Puis… les premières notes de l’iconique et indémodable « Gives You Hell » se font entendre. Le public est agité, bruyant, enjoué. Et quelle meilleure chanson pour conclure un concert de The All-American Rejects ?
The All-American Rejects ont réussi à marquer les esprits et la salle avec leur retour tant attendu après plus d’une décennie d’absence. C’est un come-back plus que validé. Le public est plus que ravi de la performance marquante du groupe.

