Entre mise à l’honneur de la Normandie, groupes mythiques et révélations de la scène musicale, retour sur le Festival Beauregard 2026 qui a offert cing jours de festivités dans une ambiance conviviale et familiale

Jeudi 2 Juillet : La Normandie à l’honneur

Après un Day Before plein de surprises, le festival Beauregard a officiellement ouvert ses portes le jeudi 2 juillet. Une journée qui, dans le public, a rapidement sonné comme un appel au chauvinisme normand. En effet, cette première journée a démarré avec les Normands de The Lanskies, dont le chanteur est arrivé sur scène avec un drapeau normand autour du cou. Dès les premières heures, les fans d’Orelsan étaient déjà nombreux à investir le site, beaucoup arborant les couleurs du Stade Malherbe de Caen.

Dans les premières heures de ce jeudi de festival, le rock français a montré qu’il avait encore de très belles heures devant lui avec Dynamite Shakers, qui a enflammé la scène John grâce à une énergie débordante. Le rap français a ensuite fait son entrée avec le show de La Mano 1.9, qui a confirmé son ascension en proposant un concert aussi intense qu’efficace.

Le groupe belge Girls in Hawaii a ensuite offert une parenthèse plus douce et aérienne, transportant le public avec ses mélodies planantes et son univers mélancolique. Puis Thylacine est venu transformer la scène en véritable voyage sonore. Entre ses compositions électroniques et ses envolées instrumentales, le musicien a proposé un set hypnotique qui a parfaitement trouvé sa place au cœur du festival.

Il était ensuite l’heure du moment tant attendu : Orelsan, que le public attendait depuis plusieurs heures sous le soleil normand pour voir le rappeur performer à domicile. Celui-ci a fait son entrée par l’avant du château en interprétant « Yoroi », avant d’enchaîner un concert mêlant ses titres les plus récents à ses classiques, de « Basique » à « La Terre est ronde ».

Pour clôturer cette première journée, Pulp a rappelé pourquoi le groupe est devenu une référence du rock britannique, avant que Cassius ne fasse danser les derniers festivaliers jusque tard dans la nuit grâce à un set électro fédérateur.

Le vendredi : Une montée en puissance

Le vendredi 3 juillet a débuté tout en douceur au son des titres de Bertrand Belin, devant une foule déjà compacte devant la scène John. Puis ce fut au tour de Feu ! Chatterton d’ambiancer la scène Beauregard avec ses nombreux titres, portés par la présence scénique du groupe. Par la suite, Gaëtan Roussel est venu rassembler toutes les générations devant la scène John en enchaînant ses plus grands succès dans une ambiance conviviale.

Après cela, une foule compacte est venue tester le Survival Mode de Rilès, dont l’énergie et la performance physique ont marqué les festivaliers. Juste après, Theodora nous a offert une véritable démonstration de puissance, confirmant pourquoi elle est devenue l’une des artistes les plus suivies de la nouvelle génération.

Impossible ensuite de rester immobile devant The Hives, dont le rock explosif et la folie communicative ont transformé la scène Beauregard en immense terrain de jeu.

La techno s’est ensuite emparée de Beauregard avec Mosimann, venu enflammer la scène John. Après avoir fait du festival son terrain de jeu tout l’après-midi en allant à la rencontre des festivaliers pour leur demander quel serait leur Dream Track, le DJ suisse a livré un show aussi festif qu’énergique.

Puis ce fut au tour du DJ caennais Nico Moreno, qui est venu clôturer de manière électrique cette troisième journée du festival avec un set brutal et sans concession.

Samedi : Une journée, différentes ambiances

De notre côté, le samedi a commencé avec Jolagreen23, très attendu par de nombreux fans. Quelques instants plus tard, Agnes Obel a offert un moment suspendu grâce à sa voix envoûtante et à ses compositions délicates, contrastant parfaitement avec l’énergie du reste de la journée. Le duo australien Royel Otis a ensuite apporté une belle dose de bonne humeur avec son rock indie et ses refrains repris par une partie du public.

Puis l’enfer est revenu du Pandémonium pour ambiancer la scène Beauregard avec Vald, Vladimir Cauchemar et Todiefor. Entre pogos, murs de la mort et premier crowdsurfing pour le producteur belge Todiefor, le public normand a largement répondu présent. Changement total d’ambiance devant la scène John avec Charlotte Cardin, venue interpréter « Feel Good » devant un public conquis.

Ensuite, Dropkick Murphys, découverts par d’autres membres de notre rédaction quelques jours auparavant, sont venus confirmer toute la réputation qu’ils étaient en train de se construire au sein de Phenix Web TV, en proposant un show engagé, festif et fédérateur devant le château.

Puis ce fut au tour de Franz Ferdinand, qui a fait revivre plusieurs de ses classiques, dont « No You Girls », devant une foule qui connaissait les paroles par cœur.

Enfin, pour terminer cet avant-dernier jour, Trym est venu à son tour enflammer la scène avec ses rythmes électro et son énergie débordante.

Dimanche : Un final interstellaire

La dernière journée du festival a débuté avec Milhan, gagnant du concours du Rose Festival, avant de laisser place au rappeur Houdi, accueilli par un public prêt à braver cagoules et masques de ski malgré le soleil normand.

Entre une guitare personnalisée à son nom, de nombreux tournesols sur scène et des sonorités estivales, Kevin Morby est venu fleurir la scène Beauregard devant un public plus que conquis.

Un grand tube avait déjà résonné sur le site du festival vendredi lors du passage de Theodora, lorsque le public reprenait le couplet de Disiz pendant « Mélodrama » en son absence. Ce dimanche 5 juillet, les rôles se sont inversés et le public a chanté le passage de Theodora pendant le concert de Disiz.

Ensuite, Vanessa Paradis est venue interpréter ses plus grands succès, dont « Joe le Taxi », avec de nouveaux arrangements, devant une foule multigénérationnelle.

Un public plus jeune a ensuite été comblé par le trio L2B, dont les titres ont été repris en chœur par leurs nombreux fans. Avant de retrouver des classiques intemporels avec Pixies, qui ont conclu leur concert sur le mythique « Where Is My Mind? ».

Ce fut ensuite au tour de Gaël Faye d’ambiancer la scène John. Le rappeur, chanteur et écrivain est entré sur scène en dévoilant son tout nouveau morceau « 44K », avant d’enchaîner avec plusieurs titres emblématiques de son répertoire comme « Respire » ou encore « Tôt le matin ». Toujours proche de son public, l’artiste est également descendu jouer directement au milieu des festivaliers pour « Boomer », offrant l’un des moments les plus marquants de cette dernière journée.

Enfin, Armin van Buuren, entre feux d’artifice, jets de CO₂, flammes, lasers et autres effets scéniques, est venu offrir un closing tout simplement interstellaire.

Nous profitons également de cet article pour remercier l’ensemble des bénévoles qui ont permis la tenue de cette édition, ainsi que l’Agence Suzette pour l’organisation de l’espace presse et l’obtention de l’accréditation. Une chose est sûre : cette édition 2026 restera gravée dans les mémoires. De notre côté, nous avons déjà hâte de retrouver Beauregard les 30 juin, 1er, 2, 3 et 4 juillet 2027.