Après une année de festivals et le succès de son premier album, Dressed Like Boys pense déjà à la suite. « And Then I Woke Up » ouvre un nouveau chapitre, nourri par les questions qui traversent déjà l’écriture de l’artiste : qui l’on est, ce que l’on laisse derrière soi et la liberté de changer.

La dernière fois que notre route a croisé celle de Dressed Like Boys, c’était au Sziget, où Jelle Denturck se produisait sur la Buzz Stage lors du dernier jour du festival. Quelques semaines et une tournée européenne plus tard, le Belge revient avec un nouveau morceau. Son premier album éponyme, sorti en août 2025, lui a valu six nominations aux MIA Awards et deux récompenses, tout en l’emmenant sur les scènes de Rock Werchter, Best Kept Secret ou encore du Printemps de Bourges. « Après des années au sein de groupes, j’ai pour la première fois l’impression d’avoir créé une musique qui me correspond vraiment », explique-t-il. « And Then I Woke Up » est le premier extrait de son deuxième album, attendu en février 2027.

« And then I woke up », une phrase qui revient comme un réveil après des années passées à courir derrière autre chose. L’artiste y parle de l’enfant qu’il était encore malgré les années, de ses colères, de ses certitudes et de plaisirs qui ne remplissaient finalement pas grand-chose. Le bouddhisme et le taoïsme, découverts pendant l’écriture, ont nourri cette réflexion. Pas de grande illumination pour autant : il est plutôt question d’apprendre à lâcher certaines certitudes et à accepter que l’on change. Au Printemps de Bourges, il nous disait avoir commencé Dressed Like Boys en se demandant : « Qui suis-je ? » puis « Qui ai-je envie de devenir ? ». Cette question semble toujours ouverte ici. Même lorsqu’il imagine écrire un jour sa « première vraie chanson », il ne donne pas l’impression d’avoir trouvé une réponse définitive.

Le clip reste très simple, l’artiste chante seul devant un fond clair, chemise blanche sur fond clair, tandis que le halo circulaire de la pochette se projette autour de lui. Les couleurs passent du jaune au orange, au violet puis au bleu, se resserrent, se déforment ou disparaissent presque. Lui reste au milieu, parfois absorbé par cette lumière, parfois laissé seul face au blanc. Pas besoin de raconter davantage : le mouvement suffit à accompagner une chanson qui parle justement de ne plus rester figé.