Qui dit vendredi, dit nouvelles sorties : singles, EP, albums… Pendant les vacances d’été, on est forcément moins attentifs à l’actualité musicale. Bonne nouvelle : l’équipe de Phenix WebTV est restée à l’affût et vous a rassemblé ses projets coups de cœur dévoilés en juillet et août. Voyez-ça comme une sorte de capsule temporelle des albums qui ont marqué l’été 2026. Prêts à rattraper le temps perdu ?
Nos albums préférés de l’été 2026

The Strokes – Reality Awaits
Ce septième album studio marque le retour très attendu de The Strokes, six ans après The New Abnormal. Poussant toujours plus loin l’exploration des sonorités électroniques, Reality Awaits amorce un tournant dans la discographie du groupe new-yorkais, mais sans dénaturer leur essence. Si cette (pas si) nouvelle approche a suscité le débat parmi les fans, elle prouve surtout que The Strokes préfère se réinventer plutôt que de se reposer sur ses acquis.
Un titre à écouter : « Dine N’Dash »
En concert le 22 octobre à l’Accor Arena.

Phoebe Bridgers – Lost Weekend
Après le succès de Punisher en 2020, Phoebe Bridgers signe son grand retour avec Lost Weekend, qui témoigne d’une nouvelle maturité. Introspectif, mélancolique et déroutant, ce nouveau projet prouve que l’artiste californienne a franchi un cap artistique et personnel sans perdre la poésie qui a toujours animé sa musique. Un album planant et intimiste dont l’émotion est exacerbée par des pics d’énergie poignants. Sortez les mouchoirs.
Un titre à écouter : « Lost Boys »
En concert le 4 décembre à l’Adidas Arena.

Westside Cowboys – It Goes On
Découvert en première partie de Geese, Westside Cowboy a connu une ascension fulgurante sur la scène indie rock. Ce premier album It Goes On vient confirmer le potentiel du groupe britannique, à suivre de (très) près ! Entre guitares brutes, teintes acoustiques et influences country, le quatuor nous livre un projet authentique et singulier, porté par des morceaux sans artifice.
Un titre à écouter : « Pin Up Boys »
En concert le 13 novembre au Petit Bain.

Jungle – Sunshine
Fidèle au groove qui habite chacun de leurs projets, Sunshine vient capturer la magie de l’été en un album. Avec ses influences disco et soul, ce disque solaire saura consoler celles et ceux qui redoutent les journées grises d’automne. Aucun doute : le duo Jungle a clairement trouvé la formule idéale pour nous faire danser et nous remonter le moral !
Un titre à écouter : « Sunshine »
En concert le 30 octobre à l’Accor Arena.

Turnstile – NEVER ENOUGH: VERSIONS
Turnstile fait un pas de plus dans la démocratisation du punk-hardcore grâce à la réédition remix de son album phare NEVER ENOUGH. Une relecture portée par un lineup de featurings XXL qui réunit la crème des artistes indie et électro-pop du moment (Oklou, Nourished By Time, Blood Orange, Slayyyter, A.G. Cook… on aimerait tous les nommer) et même le légendaire Elton John. Riche en influences, cette œuvre vient brouiller les frontières du genre et s’impose déjà pour nous comme un incontournable.
Un titre à écouter : « BIRDS: SLAYYYTER VERSION »

Steve Lacy – Oh Yeah
C’est l’été des grands retours : Oh Yeah? marque une très belle surprise pour les fans de Steve Lacy. Après la viralité mondiale de « Bad Habit » en 2022, cet album n’est pas à l’abri de faire du bruit, d’autant plus que son single éponyme apparaît dans le dernier film Spider-Man. Oh Yeah? rassemble tout ce qu’on aime chez l’artiste : la douceur de sa voix, ses influences oscillant entre shoegaze, synths et RnB, et des textes toujours plus intimes et francs.
Un titre à écouter : « the feeling »

Crawlers – Turn Off the TV
Après un long teasing sur les réseaux sociaux, on avait hâte de découvrir le nouvel EP de Crawlers. Pari réussi ! Le groupe britannique nous livre un projet coup de poing, profondément habité, entre guitares acérées, rage assumée et mise à nu touchante. Intime et débordant d’énergie, Turn Off the TV regroupe toutes les raisons pour lesquelles Crawlers va faire trembler la scène rock alternative, sans aucun doute.
Un titre à écouter : « AFRAID TO DIE »

Man/Woman/Chainsaw – Cannonball
Le groupe britannique nous livre enfin son premier album, et spoiler : il est terriblement accrocheur ! Tantôt festif, tantôt audacieux, Cannonball jongle avec les influences, entre envolées pop-psychédéliques qui nous rappellent les Beatles et énergie post-punk plus brute. La riche composition instrumentale ne vient pas alourdir la tracklist, au contraire : l’écoute de ce projet nous donne une sensation de légèreté et une folle envie de bouger la tête.
Un titre à écouter : « Only Girl »

Charli XCX – Music, Fashion, Film
Après le flamboyant BRAT et l’envoûtante bande-son de Wuthering Heights, Charli XCX annonce une nouvelle ère. Fini le vert fluo, place au noir et blanc : « I think the dancefloor is dead so now we’re making rock music ». Une déclaration cynique pour fermer définitivement ces anciens chapitres. Toujours prête à casser ses propres règles, elle prouve qu’elle n’a pas fini d’électriser son public.

Lucia & the Best Boys – Picking Petals
Avec Picking Petals, Lucia & The Best Boys signent un retour réussi. À la croisée des univers de Florence + the Machine, Chappell Roan et The Last Dinner Party, cet album explore les tourments de l’amour à travers un savoureux mélange d’indie-rock et de pop-folk, à la fois lyrique et entraînant. Derrière sa délicatesse, la voix envoûtante de Lucia déploie toute sa puissance, sublimée par des mélodies théâtrales aux subtiles influences écossaises.
Un titre à écouter : « Big Romance »
Et côté singles ?
Une ribambelle de titres a été dévoilée pour teaser la sortie de futurs albums, dont certains arrivent d’ailleurs dès la semaine prochaine. Voici une sélection non exhaustive des morceaux qui nous ont fait vibrer et trépigner d’impatience !
Cage the Elephant – « Beaches in Tennessee »
Après leur dernier album Neon Pill en 2024, Cage the Elephant revient avec « Beaches in Tennesse », premier single de ce nouveau chapitre.
Le morceau évoque une épreuve personnelle traversée par Matt Shultz il y a quelques années, alors hospitalisé. Ce récit intime navigue entre douleur, nostalgie et optimisme grâce à des riffs énergiques qui lui apportent un éclat lumineux. Aujourd’hui, le chanteur a surmonté ses démons et laisse place à la création musicale. Une fois de plus, l’authenticité de Cage the Elephant ne laisse pas de marbre : cette capacité à transformer la peine en une musique entraînante redonne forcément de l’espoir, tant au public qu’au groupe lui-même.
Wasia Project – « Vogue »
Pour teaser la sortie de leur prochain album, Wasia Project ont dévoilé plusieurs singles dont « Vogue ».
Un titre planant et éthéré qui aborde le lâcher-prise face à ses désirs. La tension se construit progressivement avec des accents club entraînants qui viennent nourrir cette narration. Distante, presque irréelle, la voix d’Olivia Hardy apporte une atmosphère onirique et hypnotique dont il devient clairement impossible de se défaire. On finit par s’identifier, nous aussi, au désir irrésistible de « Vogue ».
L’album Nocturne sera disponible le 18 septembre 2026.
Fontaines D.C. – « Marianne »
Avec « Marianne », les Irlandais Fontaines D.C. annonce un nouveau virage stylistique pour son album Dopamine Chamber, toujours plus viscéral et ténébreux.
Le titre nous plonge dans une atmosphère sombre, inquiétante, presque anxiogène. Grian Chatten y évoque une fuite métaphorique à travers les paradis artificiels et la quête de plaisir (de dopamine), quitte à voir son humanité s’effacer. Cherche-t-il à fuir la réalité ou à s’échapper de lui-même ? Cette déshumanisation progressive et cette étrange sensation d’altérité rendent le morceau d’autant plus envoûtant. En l’écoutant, on finit par ressentir, nous aussi, ce « cinematic feeling » (le titre puise d’ailleurs son inspiration dans la série Ripley, portée par l’excellent acteur irlandais Andrew Scott).
L’album Dopamine Chambers sera disponible le 16 octobre 2026.
En concert le 13 novembre à l’Accor Arena.
Remi Wolf – « Bottle »
Dans l’attente de la sortie de Mud, la pétillante Remi Wolf nous a livré « Bottle », et c’est un régal !
De prime abord, « Bottle » résonne comme une ballade pop-folk feel-good, groovy et lumineuse, idéale pour une fin d’été. Pourtant, quand on se penche sur les paroles, on est loin du compte. Derrière ces sonorités entraînantes, Remi Wolf se livre sans filtre sur ses conflits internes face à son addiction, un cycle de lutte entre sobriété et rechute. Ce contraste entre la légèreté de la production et la vulnérabilité de son récit rend le morceau d’autant plus intéressant et humain. Une mise à nu sur les schémas toxiques à laquelle chacun peut facilement s’identifier ! On s’attend donc à un album intime et vulnérable sans perdre l’énergie qui anime les projets de la chanteuse californienne.
L’album Mud sera disponible le 9 octobre 2026.
Florence Road – « 7563 »
Après la sortie de l’EP Spring Forward en mars, Florence Road a profité de l’été pour nous partager (enfin !) « 7563 » : un morceau que les Irlandaises jouaient déjà en live depuis un moment, et surtout un avant-goût prometteur de leur premier album en préparation.
Ne plus savoir qui l’on est, ni se sentir réellement à sa place : voilà le thème central de « 7563 ». Un single autour de l’aliénation de soi donc, qui démarre fort avec des percussions énergiques et des harmonies envoûtantes. La montée en puissance qui se construit sur le pont du morceau nous mène à un final explosif et théâtral. Si le reste de l’album est au même niveau, on peut s’attendre à un énième chef-d’œuvre de la scène indie-rock irlandaise !
Harry Terrel – « pretendin’ »
On a amorcé le mois d’août sur une note douce-amère avec « pretendin’ », un single dévoilé par Harry Terrell pour teaser son nouvel EP BIG DUMP SEXY, sorti à la rentrée.
Une note douce-amère, car sur la légèreté de cette mélodie solaire et décontractée viennent se poser des paroles presque existentielles : « I’m just pretending to be alive ». Cette douceur trompeuse crée un parallèle direct avec la façade dépeinte par l’artiste. Une ironie portée par une bedroom pop chaleureuse et irrésistible !
L’album BIG DUMB SEXY est sorti ce le 4 septembre 2026.
panicbaby – « i hate berlin »
Parce qu’un été sans une chanson d’amour triste n’est pas un vrai été ! Après la sortie de son album f u jonhattan et de plusieurs singles, panicbaby enchaîne avec un titre particulièrement mélancolique : « i hate berlin »
Loin d’être une lettre de haine à la capitale allemande, le morceau dresse plutôt un bilan de tout ce que sa rupture lui a gâché. Les souvenirs deviennent des blessures, et Berlin en fait partie. Dans une indie-pop intime et vulnérable, la chanteuse oscille sans cesse : elle affirme aller mieux avant de replonger aussitôt dans un chagrin, qui s’étire jusqu’à la fin du morceau, « i miss you so much » résonnant en écho. Un single mélancolique mais addictif qu’on espère trouver dans un prochain album !
En concert le 20 octobre à la Bellevilloise.
almost monday – « superprism »
On termine cette liste avec un de nos favoris de cet été (et sûrement des suivants) : « superprism » de almost monday, un single dévoilé fin août pour nous faire patienter jusqu’à la sortie de leur album THANK GOD IT’S ALMOST MONDAY.
Groovy, lumineux, énergique : « superprism » réunit tous les ingrédients pour un morceau coloré et feel good. Une recette que le trio californien maîtrise à la perfection, avec cette énergie contagieuse à la croisée de l’indie pop rétro et de la funk, portée par un refrain qui ne nous quitte plus !
L’album THANK GOD IT’S ALMOST MONDAY sera disponible le 9 septembre.
