« La danse » d’Henri Matisse

Henri Matisse composa trois versions de Ia Danse : la danse inachevée, la danse de paris et la danse de Merion.En novembre 1930, le docteur Albert Barnes commande à l’artiste une décoration pour la partie supérieure du hall-galerie de sa fondation à Merion, près de Philadelphie, aux États-Unis, qui sera incinérée non loin d’œuvres de Georges Serat, Paul Cezanne, Auguste Renoir, Pablo Picasso et des siennesLa danse inachevée, 1931Après plusieurs études exécutée à partir de 1930, Matisse, alors âgé de 60 ans, commencé en avril 1931 à mettre au point la composition sur 3 toiles : 8 figures sont tracées à l’aide d’un fusain fixé à l’extrémité d’un bambou, puis peinte à l’huile dans une couleur de grise sous fond bleu.Cette danse inachevée reprend le thème de la ronde du Bonheur de vivre de 1905 -1906. Par ses effets de touche, sa profondeur, son rendu très pictural, il s’agit d’un tableau au sens traditionnel. En 1931, Matisse renonce à poursuivre cette version des multiples remaniements que demande la finalisation à l’huile d’une peinture d’un format «surhumain». Utilisant La Danse Inachevée comme support pour épingler ( trous d’épingles encore visibles) des papiers colorés et découpés, il commence La Danse dite de Paris. Cette méthode qui lui sert à trouver sa composition révolutionne la peinture murale. La Danse Inachevée est abandonnée et roulée. Elle sera redécouverte au printemps 1992 à paris.La danse de paris, 1933À la suite d’une erreur dans la prise de mesure des penderies entre les voûtes, Matisse interrompt la réalisation de La Danse de Paris et entreprend en juillet 1932 une autre version pour laquelle il renouvelle l’iconographie (le thème de la ronde laisse place à la «lutte d’amour»), le traitement des figures et la composition.Il fait appel à un peintre en bâtiment pour l’exécution avant d’intervenir lui même. Les panneaux de La Danse sont achevés fin avril 1933 et installés en mai par l’artiste à Merion.En septembre 1933, Matisse décide de reprendre La Danse de Paris, restée à l’état d’ébauche depuis le printemps 1932. À l’aide des papiers gouachées, découpés et épinglés sur les toiles de La Danse inachevée, il compose 6 danseuses sur 11 barres obliques, en aplats de rose, de bleu et de noir. « j’ai mis des personnages qui ne sont pas toujours entiers[…]. Je donne un fragment et j’entraîne le spectateur, par le rythme, je l’entraîne à poursuivre le mouvement de la fraction qu’il voit, de façon à ce qu’il ait le sentiment de la totalité. Comme pour la version de Merion, il fait peindre les toiles, puis reprend lui-même les contours. Le caractère «guerrier» de La Danse de Paris, contraste avec l’aspect plus «dionysiaque» de La Danse de Merion. La simplification du dessin, l’absence de perspective et la monumentalité ouvrent la voie aux grandes décorations abstraites. En 1937, la ville acquiert cette peinture auprès de l’artiste pour «décorer l’intérieur du Musée d’Art Moderne de la ville de Paris».VidéoPhenixWebTV

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