Vue de l’exposition, section Inde

L’Asie rêvée d’Yves Saint Laurent

Le célèbre couturier, lui-même très grand rêveur, s’inspire énormément de l’Asie, continent qui le passionne depuis toujours. Il collectionne de nombreux livres dessus et y puise toutes ses idées pour en donner une image complètement fantasmée.

Vue de l’exposition, section Inde

Vue de l’exposition, section Inde

« Il me suffit de regarder un très beau livre sur l’Inde pour dessiner comme si j’y avais été, c’est le rôle de l’imaginaire » – YSL

A travers ce parcours imaginaire que nous propose actuellement le Musée Yves Saint Laurent, nous pouvons découvrir une cinquantaine de pièces de défilés datant des années 60 et allant jusqu’aux années 80. Cette fourchette montre à quel point l’Asie aura été pour Yves Saint Laurent une réelle source d’inspiration et surtout à quel point il était passionné par ce continent. La Chine, le Japon et l’Inde sont mis à l’honneur. Le couturier reprend les codes des tenues traditionnelles de ces pays pour les remettre à son gout. C’est comme ci toutes les images qu’il avait vu dans les livres se transformaient dans son cerveau pour en ressortir sublimées. Il s’inspire certes, des tenues traditionnelles, mais aussi des paysages. Il en retire les couleurs et crée des collections dignes des plus beaux contes.

Robe du soir, haute couture YSL

Robe du soir, haute couture YSL

Quelque chose de très princier se dégage de ces collections. On retrouve quelque chose de magique et de féerique. C’est clairement une image fantasmée que nous offre Yves Saint Laurent. Néanmoins, il reste fidèle aux cultures approchées. On retrouve des saris, des turbans, de la soie, des motifs floraux inspirés du taoïsme, des chapeaux chinois, des kimonos… Les créations proposées sont vraiment magnifiques ! Des silhouettes en passant par les bijoux, c’est juste sublime ! Il y a une vraie richesse, un réel détail… C’est ce qui fait toute la différente, c’est de la haute couture. Les détails sur chaque pièces sont saisissants. Et puis ça brille de partout ! Quand on entre dans les salles, on ne peut être qu’admiratif. La scénographie est parfaite, simple et épurée ce qui laisse l’œil se focaliser sur les silhouettes.

Section Asie dans la bibliothèque

Section Asie dans la bibliothèque

D’ailleurs, les looks sont parfois accompagnés d’objets décoratifs afin de créer une ambiance. Ces objets sont tout droit venus du Musée Guimet, spécialiste des arts asiatiques.

En plus des pièces de collections semblant tout droit venues d’Asie, on peut aussi admirer ds photographies prisent lors d’essayage avant les défilés. D’ailleurs, il y avait aussi des petits écrans montrant à quoi ces derniers pouvaient ressembler. Je trouve ça vraiment bien et intéressant, ça permet de voir à quoi ressemblait les vêtements en mouvement mais aussi de voir à quel point ils sont restés en bon état ! C’est ça aussi la haute couture, de la qualité !

De plus, la visite se termine toujours par l’atelier d’Yves Saint Laurent. J’ai été étonnée de voir que tout avait subtilement changé si je compare à ma précédente visite. Le musée s’inspire du thème abordé par l’exposition pour transformer l’atelier en ce qu’il devait ressembler lorsque le couturier imaginait ses collections. Les livres de sa bibliothèques avaient tous pour thèmes l’Asie, les tissus exposées rappelaient les pièces croisées précédemment de même pour les dessins posés sur le bureau. C’est le genre de détail qui me plait. 🙂

Croquis

Croquis

Cette exposition nous montre à quel point le rêve et l’imaginaire sont bénéfiques pour la création. Yves Saint Laurent posait sur papiers ses rêves et les transformait en réalité à travers ses collections. Jamais l’Asie ne l’aura vraiment quitté, elle fut une source d’inspiration tout au long de sa carrière. Il lui rendra régulièrement hommage en la sublimant. ❤

Sonia

Informations pratiques :

Tarif : 10 euros

5 avenue Marceau, 75016, Paris

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Une réflexion sur “L’Asie rêvée d’Yves Saint Laurent

  1. Corinne_F dit :

    Avant Yves Saint Laurent, aucun couturier n’aurait imaginé marier les couleurs comme le rose, l’orange, le violet et le bleu… toutes ces couleurs extraordinaires des saris indiens. Sans lui, la mode serait encore au bon chic bon genre bleu marine et beige qui sévit encore dans les rues 😉 Merci pour cet article qui donne bien envie de voir l’exposition !

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