Il était une fois mon meurtre

Il était une fois mon meurtre : un huis clos prenant et addictif

Ce thriller dont le thème principal est « l’état végétatif » ou syndrome « locked in » est original et très actuel avec notamment en France l’Affaire Vincent Lambert. L’auteur a fait un véritable travail de recherches et nous décrit parfaitement ce que peut ressentir et ce que souhaiterai une personne souffrant de ce syndrome.

Le meurtre d’Alex

Nous suivons donc la vie d’Alex, journaliste, qui après une chute se retrouve dans un état végétatif. Après divers examens, les médecins ne constatent plus d’activité cérébrale, il n’y a plus rien à faire, il ne reviendra plus. La famille doit faire un choix. Tous les « mouvements »(battements d’yeux, larmes…) que la famille et les amis peuvent voir sont uniquement des réflexes naturels et non un espoir.
Sauf que dans le cas d’Alex, il se trouve qu’il est conscient, qu’il ressent, entend tout ce qui se dit autour de lui et personne ne le sait. Un jour, il surprend une conversation laissant dire que son accident n’en était pas un et va décider de découvrir qui a bien pu le mettre dans cet état et pourquoi. Mais en aura-t-il le temps ?

P_20190803_182937

L’intrigue de ce roman est bien amenée jusqu’à son dénouement sans en faire trop. L’histoire est assez crédible et bien construite. Ce livre est prenant, aucune longueur, bien rythmé, le suspense nous tient en haleine jusqu’à la dernière page.

Tout au long de ce livre, on va vivre avec Alex dans cette chambre d’hôpital et essayer de résoudre cette enquête avec ses souvenirs et les discussions autour de lui. L’auteur a construit ce roman sous forme de puzzle, avec des pièces qui s’emboîtent petit à petit. L’écriture est parfaite, le choix des mots est juste, le style est addictif, un huis clos mené d’une main de maître.

C’est intéressant de se retrouver avec Alex et découvrir ce que peut ressentir ces personnes qui sont prisonnières de leur propre corps. Les soins qu’on leur donne pour leur faire du bien et qui finalement leur font un mal de chien. Le personnel soignant qui est plus ou moins compatissant. Ce sont vraiment des scènes dures, poignantes, surtout quand le patient souhaite partir car lui se voit comme un légume. La famille bien souvent n’est pas prête à le laisser s’en aller car elle l’aime et ne souhaite qu’une chose, qu’il se réveille. C’est sur ce point là que l’auteur nous laisse nous questionner au travers d’Alex. C’est vraiment judicieux et intelligemment joué de sa part.

Le personnage d’Alex est extrêmement attachant, profond, c’est lui qui porte le livre. Personne n’oubliera Alex, ce personnage avec qui on vit, on souffre, on pleure. Un trop plein d’émotions qui se déversera à coup sur sur les lecteurs. Un coup de cœur, ce premier roman d’Emily Koch.

Résumé

Comment élucider son propre meurtre ? Alex est dans le coma depuis deux ans, à la suite d’un accident d’escalade. Sa petite amie Bea, ses parents et sa soeur envisagent l’arrêt des soins comme il ne réagit à rien autour de lui. Mais en réalité, Alex est parfaitement conscient : son corps est certes inerte, mais son esprit est vif, et il entend tout ce qui se passe autour de lui. Quand un jour, Alex surprend deux policiers dans sa chambre, puis Bea se plaindre de se sentir suivie dans la rue, il comprend que le danger les menace tous deux.
En se replongeant dans ses souvenirs fragmentés, et au fil de phrases perçues ici et là, Alex commence à douter que sa chute n’ait été qu’un accident. Mais comment faire pour sauver sa peau, et celle de sa petite amie, en étant cloué à son lit d’hôpital ?

Un thriller d’une grande intensité qui se lit comme un puzzle que l’on recompose, aidé d’un narrateur bouleversant, et unique en son genre.

3 réflexions sur “Il était une fois mon meurtre : un huis clos prenant et addictif

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s