Elektric Park 2019. (c): Saint_xsl1

Elektric Park 2019 : Un 10ème anniversaire coloré et très électrique à Chatou

C’était la place to B pour les amoureux de musiques électroniques en cette rentrée. L’île des Impressionnistes à Chatou, s’est transformée l’espace d’une soirée, en un grand open air électronique avec de grosses têtes d’affiche venues célébrer ses 10 ans, à l’instar de Vini Vici, Boris Brejcha, Sam Feldt, Joachim Garraud ou encore Damien RK

Il flottait comme un air de fête samedi dernier sur la ville de Chatou dans les Yvelines, où les amoureux de musique électronique et de techno avaient rendez-vous sur l’île des Impressionnistes pour les 10 ans du festival Elektric Park. C’est donc à quelques minutes de paris que nous nous retrouvons ce samedi, pour couvrir cette édition anniversaire dans un cadre idyllique au bord de l’eau.

La croisière EPK s’amuse

C’était une première, pour marquer le coup de ce 10ème anniversaire, le festival a affrété une péniche pour transporter les festivaliers (moyennant un supplément de 14€), depuis les quais en face de la maison de la Radio, jusqu’à Chatou. Ambiance disco à bord durant la traversée autour de deux Djs chargés de faire danser une centaine de personne, avec les plus beaux monuments de paris défilant sous nos yeux. Le bar quant à lui ne désemplit pas en faisant des heureux, sans oublier l’odeur des merguez de l’autre côté, qui attire son monde pour un sandwich à l’heure du déjeuner.

Le voyage aura duré près de 3h30, certains trouvant le temps long, heureusement que le deuxième Dj a su tenir tout le monde en éveille derrière ses platines. La croisière EPK s’est bien amusée, c’est étonnamment ceux qui trouvaient le temps long, qui se sont le plus amusés et souhaite renouveler le concept l’année prochaine.

De l’Inox Park à Elektric Park

Il y a dix ans, sous l’impulsion de Joachim Garraud, qui tenait à développer un festival électro dans une ville où il a longtemps vécu, l’Inox Park Paris voyait le jour avant de se rebaptiser Elektric Park. S’imposant comme l’un des événements majeurs de la scène électro en France, le festival célèbre cette année ses 10ans d’existence par 12h de fête non-stop en plein air, autour de quatre scènes aussi électrisantes les unes que les autres. Avec des têtes d’affiche internationales, côtoyant des révélations adeptes de musique hardcore, trance ou techno.

De Damien N-Drix à Vini Vici

Après notre longue croisière, nous arrivons sur le site de l’île des Impressionnistes peu après l’ouverture du set de Damien N-Drix sur la Yellow Stage (la Main stage du festival). Le public est déjà nombreux amassé devant celle-ci et danse au rythme des mix du dj. Les musiques électroniques dans leur ensemble sont à l’honneur aujourd’hui, l’occasion de s’en mettre plein les oreilles en une journée.

La red stage se trouve derrière la Yellow stage, à 10 secondes à vol d’oiseau, mais suffisamment isolée pour étouffer le son venu d’ailleurs. Mandragora est à la fin de son set, devant un public excité, impossible de faire un pas vers l’avant. Certains malins ont trouvé un bon point de vue en grimpant sur les arbres, dont les branches servent de zones d’ombre.

Nous nous retrouvons au-devant de la scène pour le set diabolique de Blastoyz, dont on a tellement kiffé l’ambiance Trance, au point d’arriver à la fin du live de Ouf de Sam Feld.

Happy Birthday Mr EPK

Après une accolade avec Sam Feldt qui lui cède les reines des platines, Joachim Garraud, directeur du festival et dj de son état, va inviter le public à souhaiter un joyeux anniversaire à EPK leur festival, qui les réuni tous les mois de septembre, depuis 10 ans maintenant. La fosse se transforme en grande Color Party, comme ce qu’on a l’habitude de voir à Solidays. C’est la troisième et dernière des trois lancées de couleurs de la journée. Tout le monde ressort avec une couche de couleur sur le visage, tandis qu’un énorme nuage arc-en-ciel se forme dans les airs.

Un public Elektric

Ils étaient des milliers sur l’île des Impressionnistes à faire la fête dans la bonne humeur et sous un temps clément, malgré un ciel qui s’est parfois fait menaçant. Ici et là, les jeunes ont fait la fête pour marquer le 10ème anniversaire de ce rendez-vous électro dont ils sont friands.

De déguisements les plus loufoques, aux danses les plus folles, l’on a assisté à un joyeux spectacle coloré dont certains s’en souviendront. Heureusement les secours qui n’ont pas chômé toute la journée, n’étaient pas bien loin pour évacuer les premières victimes.

Profitant de cette ambiance de fête colorée, nous nous retrouvons au vert avec Oxia sur la Green Stage, qui fait danser un autre public sous un doux soleil. À gauche de la fosse, beaucoup sont assis à l’ombre des arbres et se régalent, tandis que certains essaient tant bien que mal, de trouver un peu de repos après quelques verres de trop.

De retour sur la Yellow Stage, c’est au tour du « Beautiful » Australien What So Not, lauréat aux Australian Independent Awards du « Best Independent Dance Electronica or Club Single », de montrer qu’il mérite bien son prix. On ne restera pas pour le Dj Set de Noisia, préférant faire un dernier tour sur la Red Stage Damien RK met le public en transe avec son set de folie.

Une belle façon de terminer cette tournée des scènes en beauté, on se croirait dans les fêtes des mouvements hippies des années 70, avec un beau brassage au niveau du public. Un public qui applaudira Damien RK à la fin de son set, comme il l’a fait avec les précédents. C’est chic, ça donne presque envie de rentrer dans ce style de vie sans frontière, qui possède ses propres règles. Un genre moins médiatisé que la techno, mais qu’on aurait tort de négliger.

La high-tech pas du tout minimale de Boris Brejcha 

C’est à la fois derrière son masque et sa table de mixage qu’on retrouve le dj et producteur allemand Boris Brejcha, une heure après le début de son show. La fosse de la Green Stage qui était encore accessible tout à l’heure ne l’est plus, pris d’assaut par des fans arborant des masques comme leur idole et amoureux d’électronique.

Celui qui vient de sortir un nouvel EP trois titres « Butterflies», nous servira ce qu’il se plait à qualifier lui-même de « High-tech Minimal ». On passe d’une ligne basse puissante aux moments les plus hypnotiques et tel un papillon, on s’en va comme emporté par un sentiment de liberté

Vini est venu, il a vaincu 

C’était sans doute le show le plus attendu de la soirée, une pointure de marque de la psytrance. Le duo israélien dont un seul membre est présent ce soir, va livrer un show énergétique digne des meilleures soirées. Eux qui s’était fait remarquer en 2016 avec leur remix « Hilight Tribe – Free Tibet » au plus de 92 millions de vue sur YouTube.

Le duo français Dirtyphonics était chargé de clôturer le festival sur la main stage après les remerciements de Joachim Garraud, une pointure dans le domaine, qui fera son effet avec le live préparé pour cette fin de soirée anniversaire. On s’en ira bien avant la fin du live, rejoignant la vague de ceux qui fuient la cohue dans les transports, à la fin d’un festival. 

Elektric Park 2019. (c): Saint_xsl1
Elektric Park 2019. (c): Saint_xsl1

Elektric Park a mis les petits plats dans les grands pour ce dixième anniversaire en transformant l’île des impressionnistes en Grand dancefloor à ciel ouvert, qui laisse présager un bel avenir pour le festival. Une formule de douze de musique non-stop auxquelles beaucoup sont attachés et qu’ils ne veulent pas voir se dénaturer vers une nouvelle formule. 

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