Comme il est de coutume chaque fin d’année, nous vous proposons nos meilleurs clips musicaux de 2020. Malgré une année difficile pour le secteur musical, nous avons tenu à rendre hommage à tous ces artistes qui se battent au quotidien pour survivre face à cette crise sanitaire qui empêche tout rassemblements festifs. Espérons que 2021 nous permette de renouer avec l’ambiance des salles de concerts.

Aya NakamuraJolie Nana

La sortie du 3ème album studio d’Aya Nakamura était très attendu par ses fans depuis la sortie cet été de son single solaire « Jolie Nana » qui a enflammé le net, faisant d’elle l’artiste la plus écoutée dans le monde. Un nouveau record dans le palmarès de la « Jolie Nana », que rien ni personne ne semble stopper pour l’instant. « Jolie nana recherche joli djo / Comment on fait ? J’suis pas très mytho / Moi j’ai le truc, je sens les pipeaux ».

IndochineNos célébrations

Le mythique groupe de rock français Indochine a dévoilé cette année un single inédit « Nos Célébrations », pour célébrer leur quarantième anniversaire de carrière. Une ode à l’optimisme comme on en a très peu connu dans la carrière du groupe fondé en 1981, année de l’élection de François Mitterrand à la magistrature suprême. Installé à bord d’un train qui fend l’horizon, Nicola Sirkis observe le paysage futuriste qui s’offre à lui et où l’on voit défiler les visages politiques et artistiques qui ont marqué les 40 ans de leur existence. Les grands événements comme le Mariage pour tous ne sont pas en restent dans un titre teinté de nostalgie. Le groupe a annoncé une tournée de stades « Le Central Tour », qui se déroulera entre mai et juin 2021 et passera par Bordeaux, Marseille, Paris, Lyon et Lille.

Sarah WalkWhat do I want

Elle a quelque chose de Jeanne Added, quand elle interprète ses titres. Sarah Walk fait partie des artistes dont on s’attache tout de suite après l’écoute d’un de ses titres. Son single plein de sensibilité « What do I Want ? » est un chef-d’oeuvre à lui tout seul qui vous prend aux tripes, porté par une voix pleine de sensibilité, abordant un sujet délicat qui nous paraît familier. Un titre extrait de son nouvel album Another Me qu’on vous recommande vivement.

Colours in the streetComedy club

C’est sans doute l’une de nos plus belles découvertes de cette année assez trouble et on se demande encore comment on a pu passer à côté de ce jeune groupe talentueux qu’est Colours in the Street. Découvert à la fin du premier confinement a travers le clip de leur single « Comedy club », extrait de leur album All The Colours, paru le 3 juillet dernier. Réalisé par Arthur Degorce, la vidéo met en scène le quatuor déguisé en cowboys dans une présence scénique où cheveux, sape et déhanché sont au rendez-vous. Avec en bonus, la promesse d’un monde qui ne sera plus jamais comme avant.

Arielle Dombasle & Nicolas Ker – Just Come Back Alive

La vidéo onirique de « Just Come Back Alive », premier extrait du nouvel album Empire d’Arielle Dombasle & Nicolas Ker avec dévoilé le 19 juin dernier, est à l’image de ce duo atypique que tout oppose, mais dont les deux univers singuliers, s’accordent parfaitement sur ce nouveau projet. Une nouvelle collaboration saluée par la critique, après un premier album La rivière atlantique en duo en 2016.


Yseult
– Corps

C’est une ode percutante à l’acceptation de soi que nous a offert Yseult avec le très poignant « Corps », un titre extrait de son EP quatre titres Noir. La vidéo quant à elle met en scène l’ex finaliste de la saison 10 de Nouvelle Star, qui assume de se mettre à nu face camera, elle qui a fini par pardonner à son propre corps. « Le corps nu sur le sol, j’me fais du mal depuis des années ».

ThérèseT.O.X.I.C

Après trois ans en tant que moitié du duo La Vague qu’elle formait avec Jonathan, Thérèse a pris son envol cet été avec la sortie de son premier single en solo « T.O.X.I.C ». Un titre coup de poing, dans lequel l’artiste touche à tout (Musicienne, styliste, modèle et militante) nous invite à nous débarrasser des relations toxiques qui nous empêchent d’avancer, en commençant par celle qu’on avec soi-même. Un single composé en collaboration avec le producteur lillois Adam Carpels et dont le clip dévoilé en septembre dernier  été mis en images par Charlie Montagut, le même qui avait réalisé le clip de « Lemme Be » à l’époque de La Vague. La vidéo de ce premier single met en scène une Thérèse percutante à souhait dans un tableau dont elle nous révèle peu à peu les détails. « Ces deux dernières années ont été une période d’émancipation assez forte, où j’ai continué à déconstruire des croyances qui m’empêchaient d’avancer, de façon assez drastique. « T.O.X.I.C » raconte un peu ça. Comment j’ai changé mon rapport à l’autre et à moi-même pour me libérer de carcans dans lesquels je m’étais enfermée ou laissée enfermer. Aussi, avec Adam Carpels (le producteur avec lequel elle a co-composé le titre) on avait décidé de faire un son assez dansant. Même si le thème est dur, l’issue finalement joyeuse ! Donc on s’est dit que ce serait cool de sortir celui-ci pour faire danser les gens après ce confinement qui nous a empêché de bouger. »

Marie-floreM’en veux pas

La dernière fois que nous avons aperçu Marie-Flore, c’était en septembre dernier lors de son concert post confinement à La Cigale. Un an plus tôt, elle a opéré un véritable Braquage sur la scène pop avec la sortie de son premier album duquel est extrait son hymne à la rupture « M’en veux pas« . Un single dont elle dévoilait une version inédite, plus estivale en avril dernier et en forme de road trip virtuel, pour « tous les cœurs sur le départ ». Cette fois-ci, la nouvelle star de la pop française y figure sur plusieurs plans et dans différentes tenues colorées dont l’ensemble mis bout à bout forment un joli arc-en-ciel.

Ceylon – Hamlet roi

Le 24 janvier dernier, sortait Où ça en est, le premier album du jeune quintet toulousain Ceylon, précédé quelques jours plus tôt par la sortie d’une vidéo de dix minutes du titre « Hamlet Roi », mis en images par le fidèle Raphael Holt, dans le modèle court métrage dont le groupe s’est fait une spécialité. « Dans la musique de CEYLON la notion de genre n’existe pas. Alors, Hamlet n’est, ni un homme, ni une femme mais plutôt un « adjectif » qui renvoie à une folie imaginaire. Le bourdon de la basse est la ligne directrice des deux tracks. Elle s’installe comme une transe progressive qui grossit pour extérioriser une douleur profonde. J’aime reprendre et transformer ce morceau, nous l’avons beaucoup fait évolué avec le temps, il était important de lui donner cette place dans l’album. Impossible de vous s’il est ici dans sa forme achevée et définitive. Peut-être qu’il réapparaîtra « métamorphosé » sur un futur support ? » Louise Holt

HoshiAmour censure

Alors qu’il n’était pas prévu avant 2020, Hoshi a décidé d’avancer la sortie de son single « Amour censure« , suite aux événements de la manif pour tous en octobre 2019. Un titre écrit en collaboration avec Mark Weld et qui met en avant l’amour universel.
Peu importe son orientation sexuelle, chacun est libre d’aimer sans être censuré : « Il n’y a pas d’amour censure, il n’y a que d’l’amour sincère ». Un hymne à l’amour universel qu’on retrouve dans son nouvel album Sommeil Levant, disponible depuis juin dernier.

IZAE Mauvaise étoile

Le titre de cette chanson, sortie il y a quelques semaines, contraste avec la période de Noël, où il est coutume de compter plutôt sur une bonne étoile, celle tout en haut du sapin. Elle est d’actualité, pourtant, en cette période tourmentée aux saveurs de fin du monde. Sur une musique légère, voire lumineuse, la voix douce d’Izae pose des paroles où se mêlent idées noires, et sensation de plénitude. Le clip de Mauvaise étoile alterne les émotions : entre les images de dérives du monde et l’aura rayonnante et pétillante qui émane de l’artiste. Le premier EP d’Izae sortira courant 2021 : à suivre absolument.

Axel DevalJe profite de toi

Avant goût du troisième album d’Axel Deval en préparation, « Je profite de toi » est un duo qui questionne sur la place de l’amour dans les relations humaines, sur le désir, l’attribution de caractères féminins ou masculins, avec une idée de communion spirituelle. Le rôle classiquement tenu par une femme y est ici interprété par Enza Fragola, magnifique drag-queen aux mille couleurs. Le clip met en valeur tour à tour les deux protagonistes sur scène, comme si les rôles pouvaient s’inverser à tout moment.

Emilie MarshÀ quoi je tiens

Avec sa guitare électrique pour meilleure alliée, Emilie Marsh nous offre un Rock énergique et bienfaisant qu’elle peut défendre seule sur scène avec une efficacité redoutable. Son premier album solo, auquel elle a donné son nom, met l’accent sur le moment présent et notre capacité à saisir l’intensité de chaque instant. Cet extrait – « À quoi je tiens » – nous ramène à cette idée que la vie est fragile et qu’il ne faut pas hésiter à y glisser nos envies les plus folles. Le clip, monté par Robi à partir d’archives youtube, est un florilège de pas de danse exécutés par des seniors pour illustrer le fait qu’il n’est jamais trop tard pour profiter à fond.

Gaëtan Roussel Tu ne savais pas

« Tu ne savais pas » est le premier extrait du nouvel album de Gaëtan Roussel, à paraître début d’année 2021. Ce morceau révèle un côté fataliste : on naît et meurt tous un jour, entre les deux on vit, cela nous arrive, quoi qu’on fasse. L’instrumentation est grisante : elle commence en douceur – la guitare, soulignée de quelques notes de piano – puis s’intensifie progressivement avec l’arrivée des percussions et finalement de l’électro qui apporte cette dimension céleste nécessaire à notre âme pour quitter notre corps et s’envoler. Le clip, réalisé par Thomas Lepage et J-C Labrunye utilise la technologie du mapping qui consiste en des projections et des effets de lumière, en temps réel, sur le visage de l’artiste. Les mimiques expressives du chanteur, sont ainsi réhaussées de jolis symboles colorés.

Tim Dup – Une autre histoire d’amour

« Une autre histoire d’amour », extrait de l’album Qu’en restera-t-il ? de Tim Dup sorti le 10 janvier dernier, est une des plus tendres chansons de cet opus. En plan séquence, Hugo Pillard filme Tim dans l’exécution d’une chorégraphie créée spécialement pour lui par Olivia Lindon. Il y est question d’un jeune homme qui, déçu d’attendre sans fin l’élue de son cœur, arpente les rues d’une ville déserte. Vous l’aurez peut être deviné : elle lui a posé un lapin. Mais peut-être pas dans le sens où vous l’imaginez, car c’est bien l’animal mignon qui attend finalement l’amoureux déçu sur le banc du rendez-vous.

Gaël FayeRespire

Premier extrait de l’album Lundi Méchant de Gael Faye, paru le 6 novembre dernier, le titre « Respire » résonne plus fort encore en cette période où le monde de la musique est étouffé, où notre quotidien est étriqué par la crainte de contracter un virus qui peut rapidement nous priver d’oxygène. Sur des rythmes chauds et dansants, le phrasé de Gaël Faye, clair et tranchant à la fois, aborde la routine, le climat anxiogène dans lequel baigne notre quotidien, la sensation de prison que beaucoup d’humains peuvent ressentir chaque jour. Le dernier couplet incite à briser les barreaux virtuels que l’on peut imposer dans nos vies, et cela commence peut être par libérer notre cage thoracique en une ample respiration.

Tagada JonesLe dernier baril

L’un des titres les plus énervés du onzième album studio de Tagada Jones, « Le dernier baril » offre un petit goût de Mad Max, imaginant la guerre lorsque les dernières gouttes de pétrole seront sur le point d’être consumées. Le clip enflammé, au sens propre comme au figuré, voit sa puissance renforcée par la participation des « Bidons de l’An Fer » aux percussions sur baril (ça tombe bien pour le jeu de mots, en plus). Le groupe prévoit la reprise des concerts à partir des 14 et 15 mai 2021 au Trianon de Paris, on y croit !

Grand Corps MaladePas essentiel

Avec ce titre qui fait référence à l’un des principaux sujets d’actualité de l’année 2020, Grand Corps malade choisit de mettre en valeur, sur une musique signée Mosimann, tous ces petits cadeaux de la vie qui, hier encore, nous paraissaient un droit inaliénable, et dont nous nous sommes trouvés privés du jour au lendemain. Le clip, produit par Jean-Rachid et réalisé par Mehdi Idir dit Minos, met en valeur plusieurs artisans contraints, encore aujourd’hui, de garder fermées les portes de leurs commerces. En fin de vidéo, un hommage est rendu à l’Olympia, et sa façade actuelle qui affiche « Pas essentiel » en lettres rouges.

Georgio Les anges dans des robes rouges

Avant-goût du quatrième album de Georgio attendu courant 2021, « Les anges dans des robes rouges » renoue avec l’esprit de « Héra » son deuxième opus. Le phrasé calme et posé du jeune rappeur propose un texte de trame assez sombre, riche en punchlines percutantes, où se côtoient des sentiments aussi divers que l’empathie, la douleur, la fraternité, l’espoir, l’incertitude et la persévérance. Ce clip aux dominantes rouges, couleur de la passion, du sang et de l’excès s’achève sur l’image du rappeur en pleine course et la sensation d’être essoufflé, mais plus vivant que jamais.

StructuresRobbery

Le groupe émergent Structures est déjà bien connu pour la qualité de ses prestations sur scène. Leur style très personnel, auto-proclamé de Rough Wave, littéralement « Vague Brute », fait déjà d’eux un acteur incontournable de la scène punk. Dans le clip de « Robbery », ils mettent à profit leur capacité à enivrer leur public afin de détrousser les sociétaires d’une corporation. Structures fait partie des 10 finaliste du Prix Société Pernod Ricard France, vous pouvez voter jusqu’au 18 janvier pour élire votre candidat préféré en cliquant ici .

Stuck In The SoundRiots

Habitué à nous présenter des clips animés de qualité, Stuck In The Sound a confié à Biscuit Studio la mise en image de « Riots », un des titres les plus streamés de leur dernier album en date « Billy Believe ». À mi-chemin entre fin du monde et renaissance, cette nouvelle vidéo renforce habillement les émotions déjà très intenses qui s’emparent de nous à l’écoute de ce magnifique morceau.

Renan LuceDu bout des lèvres (Barbara)

Vidéo de confinement très touchante et d’une prouesse technique impressionnante, cette reprise de la chanson « Du bout des lèvres » de Barbara par Renan Luce et ses acolytes de scène, est une ode aux émotions qui nous lient, même quand nous devons rester physiquement éloignés les uns des autres. En période de premier confinement, cette version orchestrale interprétée par Christophe Cravero (piano), Oliver Smith (contrebasse), Mathieu Gayout (batterie), et la douzaine de musiciens qui forment le Sinfonia Pop Orchestra avait résonné très fort dans nos cœurs. Ce clip avait également été diffusé au mois de mai à l’occasion du Printemps de Bourges imaginaire.

StavFusée

Stav est le nouveau projet solo de Stavinsky, issu du duo Rezinsky (Rezo à la musique /Stavinsky aux textes). Sous couvert du seconde degré, le rappeur originaire d’Anger, raconte sa vie et ses envies ; à nous de faire le tri entre la déconne et les petits messages pas si anodins que ça. L’auto-dérision est de mise dans cette vidéo pantoufle-pyjama, en référence à la grosse flemme qui nous assaille parfois alors que les idées de projets fleurissent pourtant par centaine. Mention spéciale à la « fusée » origami emportée par la vague en fin de clip.

Ben MazuéQuand je marche

Quand la charge mentale déborde, partir marcher, longtemps. Plus le décor est beau, plus l’étendue est grande, plus les sentiers sont sinueux et plus le cerveau se dénoue, se relâche, s’apaise, se débarrasse, relâche à l’air libre les idées qui fusent. Cette recette, bien connue de la plupart d’entre nous, a souvent fait ses preuves. Ben Mazué y souffle sa poésie, sa rage, ses cris : couplets doux et refrain percutant. « Quand je marche », extrait de son quatrième album « Paradis » paru début novembre dernier, nous traverse d’émotions d’une rare intensité.

We Hate You Please DieGot The Manchu

Entre les deux confinements, les punks de We Hate You Please Die avaient eu l’idée de récréer l’ambiance des pogos tout en respectant la distanciation physique : dans la salle le 106, à Rouen, quelques privilégiés avaient pu assister à un concert assez intime où chaque membre du public était abrité dans une bulle gonflable. Pas génial pour l’équilibre, mais top pour l’ambiance ! Cette soirée avait été immortalisée en une courte vidéo, au son de « Got The Manchu », extrait de leur premier album Kids Are Lo-Fi sorti en 2018. À noter que le groupe a sorti un EP trois titres « Waiting Room » en mai dernier.

AusgangChuck Berry

Avec son nouveau groupe Ausgang, la rappeuse engagée et enragée Casey n’en est pas à son coup d’essai pour ce qui est du mélange HipHop-Rock, puisqu’elle a déjà participé à deux albums du groupe de Free-Rock Zone libre (Serge Teyssot-Gay). « Chuck Berry » est le titre phare de « Gangrène », le premier album d’Ausgang, sorti en mars dernier. La musique africaine qui introduit ce clip, laisse place à des guitares incisives et un texte percutant par lequel Casey rappelle que les racines du Rock sont belle et bien noires, puisque ce style trouve sa source dans le blues et le jazz. « Ma race a mis dans la musique sa dignité de peur qu’on lui prenne, a fait du blues, du jazz, du reggae, du rap pour lutter et garder forme humaine »

Bigflo et Oli X Bon entendeur coup de blues/soleil

Avant une grande pause de plusieurs mois, nécessaire et effective depuis la fin octobre, Bigflo et Oli ont voulu marquer l’été par la réalisation de deux morceaux avec le collectif Électro-Disco Bon Entendeur. Le titre « Coup de Blues/Soleil » fait référence à ces jours où l’impression d’être entouré d’un brouillard sombre accompagne chacun de nos faits et gestes, même dans un environnement propice à la détente et à la bonne humeur. Nous faire danser sur nos idées noire. Audacieux ! Le clip met en scène un vacancier solitaire (joué par Sami Outalbali) suivi, quoi qu’il fasse, par son petit nuage de pluie. La fin de la vidéo laisse présager qu’il se soit débarrassé de ce fardeau. Pourvu que ça dure !

Samuel KamanziRafiki (live session)

Vous avez peut être découvert la voix si douce et réconfortante de Samuel Kamanzi à travers les titres « Kwibuka » et « Histoire d’amour » présents sur le nouvel album de Gaël Faye. Le chanteur Rwandais Congolais a sorti, le 23 octobre dernier, « Dunia » son premier EP, sur lequel figure cette chanson bienfaisante et délicate : « Rafiki ». La vidéo propose une version épurée de ce titre, filmé en plein air, dans un champ de thé, où le timbre de voix de l’artiste est magnifiquement assorti au décor.

Alice AnimalTes éléphants roses

Alice Animal est le nouveau projet d’Alessandra Giraudo. Sous ce pseudonyme incisif, elle introduit un rock percutant sur fond de guitare électrique à paillettes. Le morceau « Tes éléphants Roses » questionne sur les excès qui peuvent déboucher d’un amour passionnel, le riff est énergique et accrocheur, le thème est enivrant. Ce clip, réalisé par Thomas Guerigen, la voit détruire, d’un même geste, son amoureux et la voiture de ses rêves. La sortie de l’album « Tandem » d’Alice Animal est prévue au printemps prochain, nous l’attendons avec impatience, le rock féminin a besoin d’artistes comme elle.

LorenzoFonsdé toute la night

Pour les jours de déprime, rien de tel qu’un son de Lorenzo pour te redonner goût à cette vie de m…. sans intérêt. Ce rappeur atypique a su se créer un vrai personnage, aussi marrant que déjanté, et remettre le bob au goût du jour. « En vrai même ta maman, elle apprécie » et danse sur ses sons. Signé : un mère d’ado de 15 ans qui a fini par rentrer dans le délire.

AlioseJ’ai oublié

Nous avons découvert le duo suisse Aliose en février dernier, peu avant le premier confinement à travers la vidéo très tmélanolique de leur premier single captivant « J’ai oublié », extrait de leur nouvel EP Comme des Gangsters. Le titre évoque des événements forts de notre histoire récente (les mots de Mandela, les Accords de Genève) mêlés à des souvenirs plus personnels (la dernière porte claquée de ma mère, mes premières bougies soufflées) que l’on a souvent tendance à oublier. Un single réalisé en collaboration avec Ziggy et Romain du groupe belge PUGGYet magnifiquement mis en images par Benohit & Tohm comme le prouve la vidéo ci-dessous.

VoyouCarnaval

Le jeune artiste Voyou met un peu de soleil dans notre vie en cette fin de printemps, en nous installant dans le confort de son nouveau clip coloré qui sent bon le « Carnaval ». Un clip qui a du être repensé pour s’adapter aux conditions imposées par les mesures de confinement, mais dont le résultat n’altère en rien la beauté de cette histoire d’amour entre un homme oiseau et sa voisine de balcon. La soirée « Bande de Voyou » initialement prévue le 15 avrildernier à la Gaité Lyrique, est reportée au 28 octobre prochain

Terrenoire Mon âme sera vraiment belle pour toi

Si le duo Terrenoire, originaire de la ville rose ne vous dit pas grand chose, c’est que vous provenez surement d’une autre planète. On les entend partout actuellement, notamment sur vos écrans où leur musique est utilisée dans une pub d’une célèbre enseigne.Voici ce que nous confiait les deux frères en interview cet été, avant la sortie de leur premier album Les forces contraires « On sentait qu’on avait besoin de chansons très très légères, pas qui ne racontent rien, mais légères dans le sens qui jouent avec la légèreté, car on est souvent graves et intenses… Et « Mon âme sera vraiment belle pour toi » c’est les débuts de l’amour, la promesse de quelque chose qui sera très beau, avec les interrogations aussi « mon amour est un infini de pourquoi », à quelle sauce on va être mangé en quelque sorte, et puis la dimension de l’âme qui est importante. C’est un mot qui me tient à cœur, l’âme et l’amour sont liés, et je pense que l’amour, s’il est sincère, réel ou travailler, peut nous permettre d’élever notre âme d’une certaine manière. Et cette chanson dit un petit peu tout ça. »

HervéSi bien du mal

La crise sanitaire liée à l’épidémie de covid-19 et les premières mesures de confinement prises par les autorités, n’ont pas permis à Hervé de mettre en images son single « Si bien du mal », comme il l’avait prévu. Face à cette situation inédite, le jeune artiste pop a décidé de prendre les choses en main, en réalisant une vidéo sur ce titre depuis sa cuisine et grâce à un iPhone. Une invitation à une crêpe party qui ne se refuse pas, puisque c’est Hervé qui est au commande de cette évasion gustative, en plein confinement.

Ian CaulfieldPas grand chose

Un air de liberté se dégage du clip « Pas Grand chose », dévoilé en janvier dernier et signé du jeune artiste pop Ian Caulfield, qu’on suit depuis notre rencontre au festival le Cabaret Vert en 2018. Un titre Bien frais, qui tombe à pic dans cette période des vacances de noël en nous entrainant dans un chalet pour nous fredonner son nouvel air de liberté qui jaillit de la forêt. Un morceau que le jeune Rémois avoue travailler depuis trois ans. Un titre sur lequel il a convié deux chorales de jeunes, jouant les chœurs en fond comme dans un gospel. Le résultat est surprenant et force le respect en attendant un nouveau projet qu’on espère pour bientôt. « J’essaie de ne jamais trop me référer à une inspiration en particulier et me concentrer sur mon ressenti pour proposer quelque chose de personnel. Mais je m’inspire de ce qui m’entoure, de phrases originales que peuvent dire les gens, des films que je vois… »

Jordan Mackampa – Magic

L’afro crooner Jordan Mackampa nous a offert un océan d’énergies positives en février dernier avec son single « Magic », extrait de son premier album Foreigner produit par Dani (Paolo Nutini). Mis en images par Tom Ewbank, la vidéo met en scène le crooner armé de sa guitare, au milieu de danseurs qui débordent d’énergie. On se laisse entraîner dans cette ambiance semblable aux Saloons américains et on se surprend à danser sur des notes qui n’ont rien à envier aux églises de gospel.

FhinTrauma

« Trauma » est le premier single extrait du premier album de Fhin dévoilé cet été, et sur lequel il s’est associé au rappeur anglais Louis VI. La vidéo Entre chaos et flirt amour, nous entraîne dans les pas dun jeune couple d’amoureux au bord d’une plage paradisiaque, qui ne semble guère se soucier du respect de l’environnement. La fille jette ostensiblement son mégot de cigarette sur la plage pour rejoindre son amoureux qui est scotché à son portable. Surpris dans leur baiser langoureux par cette bombe atomique qui explose au loin en se rapprochant subitement d’eux. Beaucoup de symboles se trouvent cachés dans cette scène et semblent nous interpeler au son de cette pop langoureuse.

Caesaria beast

Le quatuor Caesaria formé par Théo, Thomas, Louis et Cédric, a dévoilé en février dernier le clip du titre « I Become a Beast », le premier extrait de leur 3ème EP club/rock Connexion Loss, disponible depuis le 1er mai 2020. Une sorte de manifeste contre la soumission, illustrée ici par une folie sauvage dont le groupe n’en fait pas l’apologie. Un moment rare d’authenticité porté par la puissance des instruments qui accompagnent cet extrait de leur EP produit par Brett Shaw, qui a déjà collaboré avec Foals et Mark Ronson.

Jake and FannyHold On To Me

Le duo américano-canadien Jake and Fanny a su séduire le public français au début du confinement avec le clip de leur single Hold On To Me, extrait de leur EP Dis-moi, disponible depuis septembre dernier. Un single mis en images par John Cunningham(XXXtentacion, Miley Cyrus, Halsey…) et coecrit par Jenna Andrews (Jennifer Lopez, Drake, Lily Allen). Une vidéo passionnelle, à l’esthétique virant du rouge au bleue dans un romantisme à toute épreuve entre et qui totalise plus de 500k de streams. Une belle mise en bouche entre l’anglais et le français dont on découvre la suite ce matin

KristelOut Loud

Nous sommes fans de Kristel, la nouvelle sensation de la scène rock en provenance de Madagascar, dont nous sommes tombés sous le charme en 2018, après la sortie de leur premier album Irony. Depuis le groupe s’est produit un peu partout et a dévoilé le 29 mai dernier un nouvel EP Let’s Be Happy, dans lequel on retrouve le puissant « Out Loud », dont la voix et bassiste du groupe Kristel Ratri, nous apportait quelques explications à la sortie du single. « Littéralement, ça parle de dépression, surtout dans nos périodes les plus sombres (car nous passons tous par là sans exception). Le message est que, malgré cela, il faut toujours se relever, crier à se faire entendre, accepter ses vices, le fait qu’on peut tomber, échouer encore et encore, mais ce n’est pas une finalité ou une fatalité (bien au contraire). C’est pour cela que le son donne un air plus joyeux que les textes, car c’est dans les moments les plus difficiles qu’on peut se retrouver ; quand on est livré à soi-même et c’est dans ces moments cruciaux qu’on peut choisir d’avancer ou d’abandonner. Nous avons mis en avant ces guerrières en blanc, car ce sont mes anges. En tant que femme et surtout par rapport à cette violence que subissent les femmes en ce moment (une de mes proches a été victime de violence conjugale), c’est un message pour montrer qu’elles sont fortes et ne doivent plus subir, mais se lever et réagir« 

Beach ScvmPool Friends

La période du premier confinement tant décrié par certains, nous aura au moins permis de faire de belles découvertes musicales, à l’image du trio pop surf toulousain Beach Scvm, dont on a découvert l’existence à travers la session live de leur single « Forever Sunday ». Surfant sur le mood éternel des vacances, Matteo, Lucas et Maël, nous séduisaient avec leur bonne humeur contagieuse. Une ambiance estivale qu’on retrouvait dans le clip de « Pool Friends », tourné l’été dernier entouré de leurs ami(e)s et qui est un véritable antidote contre la morosité ambiante.

Élisa & MoragneGoodbye

Elisa & Morgane nous ont entraîné dans les entrailles de l’hôtel Pams à Perpignan (ville d’origine du tandem), pour les besoins de leur nouveau clip « Goodbye », qui n’a rien d’un adieu. La vidéo met en scène un talentueux couple de danseurs, s’adonnant à leur passion de façon langoureuse, porté par la voix en choeur des deux sœurs. Sensualité et tendresse chevillés au corps, les deux protagonistes virevoltent dans ce magnifique espace qui se prête plus aux retrouvailles inoubliables qu’aux adieux en demi-teinte.

Marc Fichel – Manureva 

En décembre 2019, Marc Fichel transformait l’Europeen à paris en véritable boîte à musique, à l’occasion de la sortie de son album Encore un instant, disponible depuis le 4 octobre 2019. Durant le premier confinement, le chanteur des Halles a concocté un EP de reprise Mes années Cover dévoilé le 26 septembre dernier et dans lequel il a réinventé à sa façon le plus grand succès d’Alain Chamfort, dans un style épuré piano-voix. Une reprise pour laquelle il s’est entouré de Thomas de France pour l’illustrer. Dans une configuration épurée, on retrouve Marc qui jouant sur son Steinway, tandis qu’une danseuse s’illustre dans la pénombre.

Apple Jelly – Die, Motherfucker! Die !!!

Le groupe Apple Jelly dévoilait le 26 juin dernier son nouvel album Di*, Motherf****er! Di*!!!, sur la fin du monde. Un opus enregistré en 2013, mais jamais dévoilé au public et qui a fait l’objet d’un nouvel mix pour célébrer la réformation du groupe. La vidéo éponyme de cet album réalisé sous forme de court-métragepar Glockhome, a été sélectionné au festival Berlin Music Video Awards dans la catégorie « Best Narrative ».

Téo LavaboChipolatas

Originaire de Lorèze et installé à Annecy où il office en tant que photographe, l’excentrique Téo Lavabo a été révélé au public pendant les auditions de la France a un Incroyable Talent, où il est apparu dans un papier cadeau géant en scandant ce refrain entêtant « Je suis ton grand chipolata, chichi popo latata, chichi popo latéo ». Un refrain qu’on retrouve dans son titre délirant « Chipolata« , qui a fait le buzz lors de son 2ème passage dans l’émission en combinaison moulante et donc le clip est sur le point de passer la barre des quinze millions de vues.

Iliona Blanc – Sugar Daddy

En avril dernier, on vous présentait Iliona Blanc, la jeune artiste française installée à Los Angeles à travers la vidéo sensuelle de son précédent single « Goldfingers », où elle menait un homme à la baguette de façon érotique. Six mois plus tard, c’est en femme indépendante qu’on la retrouve dans une nouvelle vidéo enjouée et colorée « Sugar Daddy », avec un petit clin d’oeil aux années 50 à Hollywood. Un titre qui met en avant les femmes indépendantes d’Hollywood en démontrant qu’elles n’attendent plus après un homme pour acquérir du succès. Bienvenue dans le monde des indépendant girls

Andy LuidjeInstagram

En aout dernier sortait Vous et moi, le nouveau projet dix titres du jeune rappeur Andy Luidje, dont on se faisait un plaisir d’en parler ici. Un projet entre rap, pop et rnb, né au retour d’un séjour d’un an au Canada. Parmi les titres qui font l’ossature de ce disque, on retrouve « Instagram ». Andy s’attaque à un problème generationnel dans ce nouveau clip à l’esthétique très épurée, celui des réseaux sociaux conçus dans le seul but de nous rendre accro, ce qui peut entraîner des dégâts psychiques irréversibles par la suite. Pour lui, Instagram est un monde virtuel dans lequel l’utilisateur est poussé à idéaliser sa vie en valorisant l’aspect superficiel. Un réseau social tellement présent dans notre vie que ça en devient une drogue, sans compter la course aux « likes » qui se cache derrière.

Louis JaneskiEnchantée

Rien n’est parfait est le nom du premier EP du jeune auteur compositeur et interprète originaire de Toulouse, Louis Janeski, disponible depuis la rentrée. Un projet à la recherche de la parfaite imperfection, porté par le premier single poétique Enchantée, joliment mis en images, entre mer et terre par François Persil. Vous pouvez découvrir l’univers entier de Louis Janeski et ce qui en découle en vous rendant sur son site.

Oscar EmchFais les danser

Oscar Emch s’est lancé en solo cette année en dévoilant son premier EP Portrait craché, porté par le single « Fais les danser », mis en images par Valentin Bruhière. Un premier clip tombé au sortir du premier confinement, avec pour objectif de nous faire danser comme jamais, dans une période où l’on en avait le plus besoin. En attendant de retrouver Oscar sur scène quand la situation le permettra, installez-vous paisiblement devant le canapé et laissez-vous entraîner par cette évasion musicale.

SlońLa fille aux cheveux bleus

« la fille aux cheveux bleus » est le 2ème single extrait du premier EP Sloń Je m’entends toujours mieux avec les gens qui n’existent pas. Un titre dans lequel l’artiste aborde de façon sensible le sujet de la violence conjugale en nous plongeant dans le quotidien de cette femme aux cheveux bleus si attachante, qu’on aimerait tous protéger. Armée de sa pop délicieuse, la fée sauvage aux mille visages, rend hommage à toutes les victimes mortes sous les coups de leurs conjoints/conjointes, avec ce titre écrit après un flash une nuit d’hiver il y a 6 ans. Une jolie vidéo en animation qui ne manque pas de saveur.