Une vague de nostalgie a traversé l’Olympia ce 26 et 27 janvier, à l’occasion de la tournée Back to Badlands de Halsey. Et si on revenait sur cet album iconique ?

Back to Badlands

En 2016, Halsey dévoile son premier album Badlands : un projet qui a séduit toute une génération, et qui occupe une place particulière dans le cœur de celles et ceux qui l’ont découvert à l’époque. Derrière l’esthétique de la “sad tumblr girl” qui lui est attribuée, il explore sans retenue des thématiques aussi intimes qu’universelles, auxquelles des milliers d’adolescents et de jeunes adultes ont pu s’identifier. Conflits intérieurs, solitude, quête de soi, excès et désillusions de la jeunesse… Halsey a su traduire les peines qu’on traverse tous en grandissant et c’est exactement pourquoi Badlands fait partie de ces projets qu’on n’oublie jamais vraiment, même dix ans plus tard. Avec Back to Badlands, la chanteuse nous a donc promis une série de soirées fortes en émotion, autour d’une album devenu un repère, voire un refuge pour tant de personnes.

L’émotion au cœur de la soirée

Pour cette tournée, pas de première partie. Halsey a assuré plus de 2h30 de show électrisant, accompagnée de ses musiciens. L’artiste a évidemment interprété son album Badlands, sans pour autant délaisser le reste de sa discographie. La setlist, plus que généreuse, a parcouru chacun de ses projets, pour le plus grand plaisir de ses fans : Manic, If I Can’t Have Love, I Want Power, hopeless fountain kingdom, The Great Impersonator… Et même son premier EP Room 93 avec « Ghost« , le single qui a lancé sa carrière. Avec une telle sélection, il y a eu de quoi réveiller plus d’une madeleine de Proust. De « Colors » à « Without You », en passant par « Bad at Love » et « Lonely is the Muse », chaque chanson, chaque parole, résonnait en nous. Cette dimension presque cathartique a ainsi décuplé l’intensité émotionnelle de cette soirée, la rendant inoubliable.

Si le concert a indéniablement plongé le public dans la nostalgie des débuts, il nous a surtout permis d’apprécier l’évolution impressionnante de l’artiste.

Entre retour aux sources et renouveau

Halsey est souvent associée à ses ses morceaux pop devenus viraux. Pourtant, impossible d’ignorer les influences punk-rock qui teintent progressivement chaque nouveau projet. Et ce soir-là, elle nous l’a brillamment rappelé, presque comme un statement de sa trajectoire musicale. Plus affirmée, plus sensuelle, plus mature… Finalement, plus elle-même. Halsey s’est emparée de la scène avec une énergie flamboyante, emportant le public avec elle.

Le remix rock de « Closer », à base de riffs électrisants, fait sans aucun doute partie des temps forts de la soirée, fidèle à l’artiste qu’est devenue Halsey. Plus qu’un simple retour aux sources, c’est donc un Back to Badlands 2.0 qui a pris vie au sein des murs de l’Olympia. Et ce reboot, on le retrouve aussi dans la scénographie immersive et futuriste qui a transformé la salle en un décor à la Blade Runner. Entre plateformes intégrées et projections 3D, nous avons été coupé du monde réel pour profiter pleinement du show. VIP ou non, chacun a pu repartir avec les lunettes 3D aux couleurs de la tournée, offertes à l’entrée : un souvenir emblématique de Back to Badlands.

Après un concert intense et chargé d’émotions, une seule envie furieuse nous reste en tête : revoir Halsey sur scène, continuant d’embrasser cette énergie rock qui lui va si bien.