« Je sens que je passe à l’étape supérieure » : voilà ce que Laces nous confiait lors de notre interview en début d’année. Une déclaration qui, à la lumière de son concert du 8 avril au Klub, sonne aujourd’hui comme une évidence. Ce soir-là, l’artiste y présentait en exclusivité plusieurs titres de son prochain EP.
Laces en concert au Klub : une performance intime et électrique
Après avoir traversé l’effervescence ensoleillée de Châtelet, difficile de contenir notre frisson d’anticipation en descendant dans la salle du Klub, déjà comble. L’atmosphère y est immédiatement saisissante : murs de briques, lumière tamisée, proximité chaleureuse entre les spectateurs. Au fur et à mesure que les mots sont échangés et que les verres sont trinqués, la frontière entre inconnus et amis se confondent, unis par la même attente.
Une fois que les musiciens prennent place et finissent leurs derniers réglages, le silence se tend, puis se brise dès les premières notes de « Ignorance ». La voix grave et puissante de Dhali Sebie, tête pensante du projet Laces, s’impose instantanément. Son timbre évoque un héritage rock britannique assumé, quelque part entre The Cure et Foals, tout en conservant une identité bien affirmée et ancrée dans son époque.

Le concert enchaîne avec « Green Park Hotel », prochain single et véritable coup de coeur. Lumineux et diablement entêtant, le morceau insuffle une énergie pop qui contamine le public. Les têtes se mettent à hocher à l’unisson, les corps se délient, et lorsque le morceau s’éteint, nous ne regrettons qu’une chose : que nous ne puissions pas encore l’écouter en boucle !
Si Laces profite de cette date pour dévoiler des extraits de son futur projet, il n’oublie pas pour autant son premier EP, supprimé des plateformes de streaming et uniquement disponible en version physique. Le titre « Keep Me Young » trouve alors toute son ampleur sur scène, porté par une interprétation enjouée et une complicité évidente entre les musiciens.
Une identité forgée sur scène : l’énergie live de Laces
Car c’est bien dans cette énergie collective que réside, entre autres, la force du projet. L’influence des sessions de jam sur l’éducation musicale de Laces est palpable : chaque regard échangé, chaque sourire esquissé, chaque variation spontanée respire le plaisir de jouer sur scène. Et nous nous laissons contaminer par cette énergie : nous applaudissons, sautons, dansons… et réagissons avec euphorie lorsque l’artiste vient jouer de la guitare à nos côtés.
À cet esprit de convivialité et de partage s’ajoute une volonté franche d’assumer ses convictions. Cet aspect est notamment illustré par le titre « Mother Nature », un hommage à l’environnement. Plus tard dans le concert, l’artiste brandit sa guitare, dévoilant un message sans ambiguïté inscrit à son dos : “Killing children is not self defense”. Un moment fort, qui ancre davantage l’identité bien assumée de Laces.

Enfin, comme il nous l’expliquait déjà en interview, Laces puise autant dans le rock britannique que dans des sonorités afrobeat, yoruba ou highlife. Une double identité qui se déploie pleinement sur scène, et plus particulièrement lors du jam intitulé « Kalakuta Republik », un joli clin d’oeil à Fela Kuti.
Après le Klub, Laces confirme son ascension
Au terme de ce concert au Klub, une chose est certaine : Laces n’est plus seulement une promesse… Il est déjà en train de franchir un cap. Maintenant, il ne nous reste plus qu’à attendre la sortie de son nouvel EP ainsi ses prochains concerts !
D’ailleurs, on nous dit à l’oreillette qu’un concert est prévu le 1er mai aux Disquaires et qu’une autre date se profilerait le 3 juillet au Supersonic… Restez à l’affût !
