Chaque fin de semaine, la rédaction de Phenixwebtv.com vous propose une sélection des nouveaux clips qui font l’actualité. Entre découvertes, coups de cœur et retours d’artistes confirmés, on vous embarque dans le meilleur de la création musicale en images.
Voyou – Dimanche
Voyou lance « Dimanche » premier extrait de ses Chroniques terrestres Vol. 2, un projet pensé comme une parenthèse plus libre. Ici, pas vraiment de structure classique avec une musique qui tourne, revient, prend son temps. Le morceau donne l’impression de flotter, comme un moment suspendu où l’on laisse simplement passer ce qui vient. Une idée simple, presque légère, mais qui installe doucement une ambiance.
Réalisé par Jade de Brito, le visualizer suit la danseuse Stencia Yambogaza dans un espace du quotidien, entre gestes doux et mouvements plus libres. Jusqu’au moment où l’image se coupe en deux : d’un côté Voyou avec ses instruments, de l’autre la danseuse qui continue d’explorer. Chacun évolue dans son coin, mais quelque chose circule entre eux, sans jamais se croiser vraiment.
Auren – Malgré moi
Auren est de retour et ouvre un nouveau chapitre avec « Malgré moi », premier extrait de son prochain album Réciproque. Elle y aborde un terrain inconfortable, celui où l’on voit très bien qu’on fait du mal, mais où l’on continue quand même. Pas par indifférence, plutôt par incapacité à faire autrement. La chanson avance avec cette tension, entre lucidité et chute annoncée.
Dans le clip réalisé par June Tamò Collin, tout passe par le corps. On la voit danser en extérieur, comme emportée par quelque chose qui la dépasse. Les mouvements sont parfois déséquilibrés, presque proches de la chute, puis elle se relève et continue. La caméra suit cette instabilité, sans jamais se poser vraiment. Il n’y a pas d’histoire au sens classique, juste cette sensation d’être entraînée malgré soi.
Charles Dollé – Faux départ
Charles Dollé ouvre son prochain album Panthère à la fenêtre avec « Faux départ », un titre qui avance sans vraiment chercher à s’installer. Pas de refrain, pas de repère évident, juste une progression qui dérive, comme ces nuits où l’on reste coincé entre veille et sommeil. Le morceau joue sur cette tension discrète, ce moment où tout pourrait basculer sans que rien ne se passe vraiment.
Réalisé par Martin Schrepel, le clip suit une valise qui ne cesse de changer de mains. Elle passe d’un lieu à l’autre, s’invite dans des scènes du quotidien, comme si elle suivait sa propre trajectoire. Personne ne la garde vraiment, et puis, sans prévenir, elle prend feu. Une fin presque sèche, qui donne soudain un autre sens à tout le parcours.
Yael Naim – Blame
En attendant de la retrouver dans notre report du Printemps de Bourges, Yael Naim dévoile « Blame », un titre qui prolonge l’univers de Solaire. Elle y explore une relation qui enferme, entre dépendance et besoin de s’en détacher. Le morceau avance par contrastes, avec des moments très retenus puis d’autres plus intenses, comme si tout oscillait en permanence. Les mots passent du français à l’anglais, reflet d’un tiraillement intérieur qui ne trouve pas encore d’issue claire.
Réalisé par Yael elle-même, le clip commence par un face-à-face brut au cours duquel son visage se transforme, se déforme, comme en recherche d’équilibre. Plus loin, une silhouette enfermée dans un bac apparaît au milieu de paysages ouverts, créant un contraste étrange. Les images ne racontent pas vraiment une histoire linéaire, elles posent plutôt des sensations. Et quand la pluie arrive à la fin, elle donne l’impression que quelque chose se relâche enfin, sans tout effacer pour autant.
Supernormal – 2050 sur le sable
Supernormal lance son projet avec « 2050 sur le sable », premier aperçu d’un EP attendu le 22 mai. Le morceau imagine un futur pas si lointain, où tout a changé sans qu’on s’en rende compte. Il y a une forme de contraste : une vision presque inquiétante, mais portée par une énergie qui donne envie d’avancer quand même. Comme si danser devenait une manière d’accepter ce qui arrive.
Dans le clip, cette idée prend forme entre deux espaces. D’un côté, un décor désertique où l’artiste joue et danse face à l’horizon, seul avec ses instruments posés dans le sable. De l’autre, un studio plus fermé, où la lumière et les éléments bougent différemment, jusqu’à laisser apparaître des touches de vie inattendues. Le passage de l’un à l’autre crée un trouble discret, comme si deux réalités coexistaient sans vraiment se contredire.
Thibaut Pez– Mauvais Sang
Thibaut Pez pose avec « Mauvais Sang », les bases de son premier EP dévoilé le 24 avril dernier. Le titre part de l’enfance, de ce moment où l’on comprend qu’on ne rentrera pas dans ce qu’on attend de nous. Il y a la peur, les mots des autres, mais surtout une décision : ne plus s’excuser. Ce qui aurait pu être une plainte devient autre chose, presque une affirmation.
Réalisé par Olivier Calautti, le clip s’ouvre sur une silhouette recroquevillée sur scène, comme figée sous la lumière. Très vite, on la retrouve dans un lit et quelque chose la rattrape : des mains surgissent, tirent, empêchent de rester tranquille. Le corps fuit, se cache, puis finit par apparaître face aux regards, sur scène. Là, tout change. Entouré, soutenu, il ne se cache plus. Et pendant qu’une autre version de lui reste encore dans le lit, l’écart devient visible entre ce qu’on subit et ce qu’on décide de devenir.
HYL – Laisser Tomber
HYL, donc ça fait un moment qu’on n’avait plus parler de lui, poursuit le chemin entamé avec « Pupilles dilatées » et dévoile « Laisser tomber »? nouvel extrait de sa mixtape La vie en jaune attendue en septembre 2026. Cette fois, il s’arrête sur la fin d’une relation, ce moment où l’on comprend que continuer ne sert plus à rien. Le morceau tient dans cet entre-deux : vouloir encore, mais savoir que c’est terminé. Les images qu’il utilise tournent autour de la chute, de l’épuisement, comme si tout avait déjà trop duré.
Dans le clip, la présence de la danseuse Manaé Hernandez-Louis change tout. Elle est là en permanence, autour de lui, presque collée à ses mouvements, comme une pensée qu’on n’arrive pas à faire taire. Peu importe le lieu (quai, appartement, discothèque vide) elle revient, se tord, insiste, tandis que lui avance, traîne, hésite. Leur duo raconte à lui seul ce tiraillement, celui de vouloir partir, mais être encore retenu.
Louise XIV – Café Latte
Louise XIV qu’on a découvert grâce Izaé, arrive avec « Café Latte », un titre qui parle clairement de la pression sexuelle dans le couple. Le morceau ne tourne pas autour du sujet, il pose les choses telles qu’elles sont, sans chercher à adoucir. Il y a quelque chose d’assez frontal dans la manière dont ça avance, comme si la répétition des mots finissait par dire ce qu’on préfère éviter.
Réalisée sous forme de lyrics vidéo, l’image montre un sandwich qui tourne sur une assiette, avec une tête masculine posée dessus. C’est simple, presque bête au premier regard. Mais plus ça dure, plus ça dérange. Le décalage entre l’image et les paroles suffit à créer un malaise, sans en faire plus.
Azelio – Devenir celui qui ose
Azelio pose avec « Devenir celui qui ose » une question simple : qu’est-ce qu’on garde, et qu’est-ce qu’on laisse derrière soi ? Le titre parle de ce moment où le doute prend trop de place, jusqu’à devenir lourd. Il y a du doute, des hésitations, mais aussi cette envie de respirer un peu plus librement. La chanson pose les choses simplement en laissant entendre que oser, ce n’est pas tout changer d’un coup, c’est déjà accepter de lâcher ce qui pèse.
Réalisé par ses soins, le clip le montre chargé de valises sur une plage, comme s’il transportait tout ce qui l’encombre. Il marche, s’arrête face à un miroir, fouille dans ses affaires, jette, abandonne. Les gestes sont simples mais clairs, et à mesure que les objets disparaissent, le corps se libère. À la fin, il ne reste plus grand-chose, juste lui, et cette route qu’il entame, délesté de sa charge.
Heroe – Dans dix ans
Heroe accompagne la sortie de son album Failles avec « Dans dix ans », un titre qui se projette sans certitude mais avec envie. La chanson parle de ce qu’on construit à deux, de ces promesses qu’on fait sans savoir si elles tiendront. Il y a quelque chose de simple dans les mots, comme une discussion qu’on pourrait avoir à voix basse, en imaginant la suite sans trop forcer le destin.
Réalisé comme une plongée dans un moment suspendu, le clip suit un couple qui s’installe peu à peu dans un lieu encore vide. Les cartons, les pièces, les gestes du quotidien prennent une autre valeur, comme si tout comptait déjà. L’espace se remplit doucement, les regards aussi. Et puis, sans vraiment prévenir, on comprend que tout menait là, à ce moment où leur histoire prend une autre forme, plus concrète avec ce mariage.
Vonfelt – Tais-toi
Croisé récemment aux Les Trois Baudets lors de la release party de Clément Visage, Vonfelt présente « Tais-toi », un titre qui joue sur le double sens du mot. Derrière l’injonction, on entend aussi quelque chose de plus intime, presque une manière de se recentrer. Le morceau reste contenu, avec une voix grave posée, comme si tout se disait à demi-mot.
Réalisé par Simon Vanrie, le clip se concentre sur lui derrière sa batterie avec cette caméra qui s’approche et recule pendant qu’il joue, baguettes en main, pied sur la pédale. Le mouvement vient autant de lui que de l’image. Ici, pas besoin d’en faire plus : le rythme, les gestes et cette proximité suffisent à installer quelque chose de direct.
Alex Toucourt – Dans le bon désordre
Alex Toucourt poursuit l’aventure de son album Toboggan avec « Dans le bon désordre », un titre qui revendique le droit de ne pas tout maîtriser. Ici, l’idée est simple, accepter que tout ne soit pas aligné, et en faire une force plutôt qu’un problème. Le morceau joue avec ça, avec cette façon de regarder le monde de travers, sans chercher à tout remettre en ordre.
Dans la vidéo, Alex débarque en mariachi avec son acolyte trompettiste, enchaînant des prestations qui tournent systématiquement de travers. Anniversaire raté, laverie perturbée, salon envahi… chaque scène finit mal, ou presque. Les clients enchaînent les avis négatifs, mais eux continuent comme si de rien n’était. Plus ça dérape, plus ils restent dedans, comme si le chaos faisait partie du contrat, jusqu’à la scène finale ?
