Chaque fin de semaine, la rédaction de Phenixwebtv.com vous propose une sélection des nouveaux clips qui font l’actualité. Entre découvertes, coups de cœur et retours d’artistes confirmés, on vous embarque dans le meilleur de la création musicale en images.

NejMaudit 

Nej pose avec « Maudit » une histoire d’amour qui a déjà basculé. Plus rien n’est sain, tout est tendu, et ça se sent dans sa façon de chanter, très directe, presque à vif. Le titre tourne autour de cette colère mêlée à la douleur, quand on reste attaché à quelqu’un qui fait du mal. Pas de détour, juste des mots qui interrogent et font prendre conscience de certaines choses.

Réalisé comme une succession de scènes liées entre elles, le clip montre une femme qui tente de raconter ce qu’elle vit dans un groupe de parole. Autour, les souvenirs reviennent : disputes, départs, la présence d’un enfant au milieu de tout ça. Les images deviennent de plus en plus dures, jusqu’à faire déraper la situation. Et quand on revient au point de départ, tout prend un autre sens, comme si ce qu’on venait de voir ne pouvait mener qu’à ça. 

Kid Francescoli (feat. Andréa) – Softskin

Kid Francescoli rouvre la porte avec « Softskin » premier extrait d’un album à venir. Le morceau s’installe dans quelque chose de simple : deux personnes, côte à côte, qui avancent sans chercher plus loin. La voix d’Andréa apporte une douceur immédiate, presque familière, comme une présence qui rassure. Tout tourne autour de ce lien, de ce contact discret qui suffit à se sentir bien, peu importe l’endroit.

Réalisé comme une balade sous le soleil, la lyrics video se déroule à Marseille, entre instants estivales et moments suspendus. On y voit des gestes simples, des déplacements sans but précis, des instants qui prennent leur temps. L’atmosphère reste légère, presque flottante, comme une fin de journée qui s’étire sans qu’on ait envie qu’elle s’arrête.

Favé (feat. R2) – Comme avant 

Après avoir annoncé son concert à L’Accor Arena le 6 janvier 2028, Favé enchaîne avec « Comme avant » un titre qui joue sur la nostalgie sans vraiment s’y enfermer. Il regarde derrière, évoque ce qui a changé, mais sans lourdeur. Le ton reste léger, presque détaché, comme si le passé servait surtout de point de comparaison, pas de regret. Avec R2, l’échange se fait naturellement, dans une énergie qui reste fluide.

Réalisé dans un décor très ensoleillé, le clip installe tout de suite une ambiance estivale. Piscines, villas, yatchs : tout respire les vacances et l’insouciance. Favé et R2 évoluent au milieu de cette atmosphère, entre performance et moments plus relâchés. Les images s’enchaînent sans chercher à raconter une histoire précise, mais plutôt à installer la sensation d’un moment qu’on voudrait garder, ou retrouver.

Astral Bakers (feat. November Ultra) – Novembre 

Astral Bakers poursuit ses Astral Sessions avec une relecture de « Novembre » en compagnie de November Ultra. Le morceau change de peau ici, plus fragile, presque retenu, comme si tout se jouait dans les silences et les respirations. Sa voix garde cette douceur enveloppante, mais entourée par le groupe, elle prend une autre dimension, plus brute, plus vivante. Ce n’est pas une simple reprise, c’est une façon de redécouvrir le titre autrement.

Filmé par Hugo Pillard, la session installe tout le monde dans un même espace, très proche. November Ultra au centre, casque sur les oreilles, micro en main, pendant que les musiciens l’entourent et construisent le morceau avec elle. La caméra circule entre les visages, les mains, les instruments, s’attarde sans prévenir, offrant une vraie sensation de moment partagé, presque suspendu.

Blandine – La fête 

Blandine dévoile « La fête », deuxième extrait de son EP à venir, un titre qui ne célèbre pas grand-chose. Derrière le contraste entre sa voix très lyrique et une production plus dure, elle raconte une relation qui enferme. Il est question d’emprise, de dépendance, de ce moment où l’on ne sait plus très bien pourquoi on reste. Le morceau ne cherche pas à embellir, il expose plutôt ce qui se répète, ce qui abîme.

Réalisé comme une suite d’images qui se répondent, le clip joue sur un décalage constant. On passe d’un anniversaire presque figé à des moments plus ouverts, dehors, où elle court, s’échappe. À l’intérieur, tout paraît propre, maîtrisé, mais quelque chose dérange. Les confettis, les ballons, les enfants : tout est là, mais rien n’est vraiment joyeux. À mesure que les lieux changent, une idée revient, celle de sortir de là, prendre de la distance, respirer ailleurs.

Bloom Bat feat Joe Bruce – Go Round

Bloom Bat s’échappe de Marseille pour « Go Round » une rencontre avec Joe Bruce sur la côte est américaine, extrait de son album What are you doing here ? Le morceau garde quelque chose de posé, presque réfléchi, avec cette idée simple en tête : faire tourner les choses sans chercher à les écraser. Entre hip-hop et énergie plus organique, ça parle d’équilibre, de regard sur le monde, sans grand discours.

Réalisé au cœur d’une tempête de neige à Providence, le clip montre le duo évoluer dans un décor entièrement blanc. Ils marchent, jouent, se retrouvent dehors malgré le froid, croisent des habitants, partagent des moments simples. La neige envahit tout, mais rien ne semble vraiment s’arrêter. Au contraire, ça donne au morceau une autre couleur, plus calme, presque apaisée.

Laure BriardLe train

Après « Rocking Chair », Laure Briard poursuit le chemin avec « Le train », deuxième extrait de son album Voyage Mental attendu le 5 juin. Ici, tout est plus calme, presque en retrait. Le morceau donne l’impression de flotter, comme un moment où l’on se laisse aller sans chercher à diriger quoi que ce soit. Ça avance doucement, sans urgence, avec cette idée de se perdre un peu pour mieux se retrouver.

Réalisé par Ruby Cicero, le clip joue sur une image simple mais étrange : un petit train qui traverse un paysage désertique. Peu à peu, on comprend que ce décor n’est pas tout à fait extérieur, qu’il renvoie à quelque chose de plus intime. Les formes, les textures, tout semble venir d’un souvenir ou d’une pensée enfouie. Le trajet devient alors moins réel que mental, comme une dérive intérieure qui ne cherche pas forcément à arriver quelque part.

CancreDes nuages dans les yeux

En attendant la sortie de leur deuxième album, Cancre signe avec « Des nuages dans les yeux », un titre qui ne cherche pas à calmer le jeu. Tout part d’un désir trop fort, qui finit par brouiller les repères. Ça attire, ça brûle, puis ça casse. Le morceau tient dans cette bascule, entre ce qu’on ressent et ce qu’on sait déjà perdu. Rien n’est vraiment apaisé, tout reste à vif.

Réalisé par Hannah Papacek Harper, le film suit une jeune femme qui revient dans un lieu chargé de souvenirs, en pleine forêt. La nuit, le feu, l’eau… tout ramène à une histoire passée qui ne lâche pas. Les images glissent entre présent et mémoire, sans qu’on sache toujours où elle se situe. À mesure que l’autre apparaît puis disparaît, le manque devient plus fort. Jusqu’à cette dernière image, face à l’eau, où tout reste en suspens.

Gisèle. – Demain

Gisèle revient avec « Demain », un titre qui parle de ce qu’on repousse sans vraiment s’en rendre compte. Ces choses qu’on préfère remettre à plus tard, les émotions qu’on garde pour soi en espérant qu’elles disparaissent d’elles-mêmes. Le morceau reste discret, presque fragile, comme s’il avançait à petits pas, sans brusquer ce qu’il raconte.

Co-réalisé avec Nash, le clip rassemble des images captées sur le vif pendant un voyage avec ses proches. On y voit des moments simples, sans mise en scène lourde, entre rires, trajets et instants partagés. Ce sont eux qui occupent l’espace, comme un appui silencieux. Une présence autour d’elle, qui donne un peu de force pour continuer.