Chaque fin de semaine, la rédaction de Phenixwebtv.com vous propose une sélection des nouveaux clips qui font l’actualité. Entre découvertes, coups de cœur et retours d’artistes confirmés, on vous embarque dans le meilleur de la création musicale en images.

IzaeComment t’as pu t’en aller 

Après « Une Journée de Travers », Izae poursuit l’exploration des émotions liées à l’absence avec « Comment t’as pu t’en aller », un titre électro-rock traversé par une colère sourde. Porté par des guitares aux accents seventies et une énergie nerveuse, le morceau s’inscrit dans cette phase du deuil où les questions restent sans réponse et où la frustration prend toute la place. Une manière d’exprimer l’absence sans détour, dans un cri à la fois intime et libérateur.

Réalisé par Klément Huko, le clip accompagne cette montée en intensité à travers une déambulation nocturne dans les rues de Paris. D’abord seul face caméra, Izae apparaît sous les lumières de la ville, comme enfermé dans ses pensées. Peu à peu, d’autres présences viennent l’entourer : des danseuses l’aident à se relever avant de partager avec lui une série de chorégraphies aux allures de rituel collectif. Entre plans urbains, monuments parisiens et énergie de groupe, le clip transforme la douleur solitaire du départ en un mouvement plus collectif, porté par la nuit et la danse.

LouvePopstar

Louve livre, avec « Popstar », un morceau pop aussi entraînant que frontal, où l’énergie dansante contraste avec un propos plus intime. Derrière les refrains accrocheurs se dessine une réflexion sur le regard porté sur les femmes, les attentes imposées et la nécessité de reprendre le contrôle de son propre récit. Un titre affirmé qui ouvre la voie à l’EP attendu à l’automne 2026.

Réalisé par Julie Réali, le clip prend la forme d’un parcours symbolique entre enfance et affirmation de soi. Dans une étrange salle d’attente peuplée de silhouettes silencieuses, Louve apparaît face à ce qui ressemble à une audition, tandis qu’une petite fille évolue en parallèle dans un intérieur domestique. Reliées par une mystérieuse boule que chacune manipule à son tour, les deux figures semblent dialoguer à distance. À mesure que le clip avance, l’artiste s’affranchit du regard du jury et transforme l’épreuve en performance. La danse devient alors un geste de libération, comme une manière de reprendre possession de son image sous le regard bienveillant de l’enfant qu’elle a été.

MaMaMa – Beau garçon 

« Beau garçon » poursuit le chemin emprunté par MaMaMa sur son prochain album, avec une pop électronique lumineuse qui cache un propos plus intime qu’il n’y paraît. Derrière son énergie solaire et son rythme entraînant, le morceau prend la forme d’une lettre adressée à son fils. L’artiste y évoque la transmission, le temps qui passe et le regard porté sur sa propre enfance, entre nostalgie et tendresse.

Réalisé par Bobby Léon, le clip adopte une esthétique minimaliste en noir et blanc qui renforce la douceur du propos. MaMaMa apparaît d’abord dans un décor épuré, chantant face caméra sous un large chapeau dont la silhouette devient presque théâtrale. Des bulles flottent progressivement dans l’espace, comme des souvenirs ou des fragments d’enfance. À l’intérieur de certaines d’entre elles apparaît un petit garçon, figure centrale du récit. Tantôt observé à distance, tantôt porté dans les bras de l’artiste, l’enfant incarne ce lien entre les générations qui traverse la chanson, une déclaration d’amour filiale.

Arthur ElyHyperpoésie Narrow House (live session)

Pour cette troisième session live, Arthur Ely choisit un décor aussi insolite que symbolique : la Narrow House d’Erwin Wurm, installation artistique où chaque pièce semble compressée jusqu’à devenir presque impraticable. Un cadre qui fait écho aux thèmes de l’intimité, du souvenir et du besoin d’évasion qui traversent son univers. Accompagné de deux musiciens, il y interprète « Le monde est grand », « Au commencement » et « Pas rentable », trois titres qui prennent ici une dimension encore plus personnelle.

Réalisée par Tanguy Delavet, la session met en scène le trio au cœur de cette maison déformée. Coincés dans des couloirs étroits ou installés dans des espaces volontairement contraints, les musiciens jouent au plus près les uns des autres. Arthur Ely chante assis dans un passage exigu pendant qu’un guitariste l’accompagne depuis l’encadrement d’une porte, les pièces se succédant comme un labyrinthe miniature. Une performance épurée qui met avant tout l’accent sur les chansons et sur la complicité entre les interprètes.

EnolaGame Break

« Game Break » met en musique cette période de flottement propre à la vingtaine, quand les certitudes s’effacent et que les questions prennent toute la place. Entre les attentes des autres, les conseils parfois pesants et le besoin de trouver sa propre voie, Enola raconte ce sentiment de désorientation avec sincérité. Un titre lumineux qui rappelle que se perdre fait aussi partie du voyage.

Le clip illustre cette quête de manière très concrète. Tournée dans les ruelles labyrinthiques d’un village espagnol, Enola avance carte en main comme si son chemin pouvait être tracé à l’avance. Mais au fil de son errance, elle comprend que personne ne peut décider à sa place de la direction à prendre. Lorsqu’elle déchire la carte, le geste marque une forme d’émancipation. Les séquences de surf viennent alors compléter le récit en incarnant cet espace de liberté où elle parvient à se reconnecter à elle-même, loin du bruit et des injonctions extérieures.

Wassim Soubra & Sienna Dahlen – I Could Bring You Flowers

« I Could Bring You Flowers » marque une nouvelle étape dans le parcours de Wassim Soubra. Pour la première fois, le pianiste et compositeur s’entoure d’une voix, celle de Sienna Dahlen, qui signe également les paroles de ce duo délicat. Entre douceur et mélancolie, la chanson évoque la recherche d’un équilibre fragile dans une relation amoureuse, tout en laissant résonner des thèmes plus universels liés à l’harmonie et au besoin de réconfort dans un monde agité.

Réalisé par François-Xavier Antonin, le clip semble montrer une femme replongée dans ses propres souvenirs. Depuis une maison de campagne, elle observe les moments heureux de son histoire d’amour : jeux dans le jardin, cerf-volant dans les champs, étreintes et instants de complicité. Le passé et le présent finissent par se rejoindre lorsque l’homme apparaît à ses côtés. Un film délicat et mélancolique qui évoque la mémoire, le temps qui passe et la persistance des sentiments.

Grandmas HouseBaby you’re a winner

Grandmas House annonce enfin son premier album Baby, You’re a Winner, attendu pour le 21 août. On avait découvert (et adoré) leur EP en concert, donc cette annonce nous réjouit particulièrement ! Après avoir dévoilé « DOG » il y a un mois, le quatuor partage le deuxième single du projet, un titre éponyme. « Baby You’re a Winner » rassemble tous les ingrédients qu’on aime chez elles : la voix rauque et puissante de Jasmin, une énergie brute sans concessions, et des sonorités garage 90’s. Le morceau se veut comme un hymne rock à l’amour, un coup de boost pour le moral. Quand on voit la beauté chez les personnes qu’on aime, mais qui n’arrivent pas à la voir par elles-mêmes. Un message positif mais aussi teinté de frustration. 

Et c’est sur ce sentiment de frustration que joue le clip. Il s’éloigne du sens premier du morceau, et part dans une direction plus sombre et absurde. Ici, le refrain « Spin the wheel, baby you’re the winner » est détourné en une sorte de jeu télévisé glauque et oppressant, avec une roue de l’(in)fortune et un animateur sans tête. L’ambiance en devient presque claustrophobique et la tension éclate par moment, à l’image de la fatigue nerveuse après des tentatives pour ouvrir les yeux de ses proches sans succès. La dérision qui colore la vidéo s’inscrit parfaitement dans la dynamique du groupe, qui ne cherche pas à faire du joli de surface, mais à se jouer des codes y compris dans ses clips.

The Camel CrewCome back to you 

The Camel Crew poursuit la présentation de son premier EP avec « Come Back To You », un nouveau single solaire aux accents indie rock, garage et britpop. Fidèle à l’esprit direct et efficace du groupe nantais, le morceau confirme une identité musicale qui évoque aussi bien les Arctic Monkeys que The Strokes, avec une énergie spontanée et une bonne dose de fraîcheur.

Réalisé par Paul Denis, le clip adopte la forme d’un court-métrage humoristique dans lequel un représentant improvisé de The Camel Crew, vêtu d’une veste aux couleurs du groupe et muni de sa mallette, tente de faire sa promotion dans la rue. Entre stickers collés sur les murs, goodies distribués à des passants peu réceptifs et démarchage maladroit dans les immeubles, il enchaîne les déconvenues avec un enthousiasme intact. Après cette journée de promotion artisanale, il finit par retrouver un compagnon de route dans les gradins d’un stade pour partager une bière, offrant au clip une conclusion aussi simple que sympathique.

The Amber DayAcronym

The Amber Day aborde les doutes, l’anxiété et la recherche de sens dans un monde saturé d’informations, avec leur nouveau single « Acronym ». Porté par une instrumentation organique mêlant guitare folk, guitare électrique et mandoline, le titre a été enregistré en live afin de préserver l’énergie collective du groupe et de capturer toute la spontanéité de son interprétation.

Le clip nous ouvre les portes du studio pendant l’enregistrement du morceau. On y voit les membres du groupe répéter, ajuster leurs arrangements, échanger des idées, griffonner dans des carnets, manipuler les consoles et jouer ensemble dans la même pièce. Entre moments de concentration et instants de complicité, cette vidéo documentaire met en lumière le travail collectif derrière la chanson et l’atmosphère chaleureuse qui a accompagné sa création.